C’est faux, je pense que les adhérents et sympathisants de l’Union Populaire Républicaine connaissent mieux le programme de Marine Le Pen que ceux qui la soutienne.
Simplement car ils vérifient la cohérences de ses dires et de son programme (ce que ne font pas les fans du FN.
Un simple petit exemple avec l’agriculture nous prouve bien que cela :
Programme du FN pour 2012 (Agriculture, extrait ) :
« La France abandonnera la PAC au bénéfice de la PAF [...] Pour cela, la France adoptera cette politique agricole nationale
ambitieuse financée par la réduction de sa contribution globale au
budget européen,dans le cadre de la renégociation des traités européens
qui sera entreprise dès 2012. »
==> Ici elle souhaite une négociation des traités européens. ET NON UNE NEGOCIATION SUR UNE SORTIE DE L’EUROPE.
« La
création d’un Conservatoire du patrimoine viticole et le refus des plans
d’arrachage de vignes demandés par l’Union européenne. »
==> Si la France est sortie des traités européens, pourquoi aurait-elle besoin de refuser une demande de l’UE ?
Le fonctionnement de l’Union européenne est le même pour tous. Le même traité s’applique.
Cet article nous explique une fois de plus - et cette fois ci avec un exemple concret d’actualité - qu’on ne peut pas dire « zut » ou s’assoir sur un traité que l’on a signé, puisqu’il y a des conséquences prévisibles, claires et précises.
Faire des bras d’honneur aux autres pays en ne respectant pas notre contrat pose de sérieux problèmes :
- un problème moral - un problème international Comment pourra t-on ensuite au niveau international dénoncer ou discuter avec les pays qui ne respectent pas leurs engagements (Traités environnementaux, droits de l’hommes...) - un problème financier puisque « désobéir » à l’Union européenne nous expose à des amendes faramineuses - un problème concernant les relations entre les pays d’Europe. Car les autres pays voyant cela feront de même dans d’autres domaines. Bagarres et luttes au programme. Est-ce ça l’entente et la paix européenne ? - un problème légal : Le risque final et prévisible étant cet article 7. « »en cas de violation grave et persistante des valeurs fondamentales", le retrait du droit de vote. B/ Si l’on n’est pas d’accord avec un traité, et que l’histoire nous a
montré qu’on arrivait pas à le changer ; eh bien on en sort, tout
simplement (en utilisant l’article 50). Alors, si nous ne sommes pas d’accords avec le contenu d’un traités et que nous trouvons que ces obligations ne correspondent pas à nos besoins (et au besoin de nos voisins européens, car ils sont chacun individuellement dans un cas identique à nous) alors, on se désengage, tout simplement . Et ce, de la manière la plus démocratique qui soit.
Ce qui ne nous empêchera pas - bien au contraire - de créer des nouvelles relations et de nouveaux accords avec chaque pays, au cas par cas et par thème (économie, un secteur particulier dans l’agriculture, environnement, ....). Ce qui fonctionnera, à l’inverse d’un accord généralisé avec 27 pays différents et tout les thèmes à la fois.
François Asselineau nous prouve justement avec l’actualité hongroise que les programmes de LE PEN, MÉLENCHON ET DUPONT-AIGNAN sont inapplicables et que leur candidature à la présidentielle est bidon.
C’est donc tout à fait d’actualité en France.
Cela concerne également les autres partis pro-européens ( Modem, PS, UMP, les verts...) qui font leur fond de commerce sur le prétendu changement possible de l’Europe.
Une chose aussi grave et importante qu’une pression sur une suppression possible du droit de vote :
- pose d’abord la question de la démocratie de l’Union européenne (pour ceux qui ne se posaient pas encore cette question),
- mais aussi permet de s’interroger une nouvelle fois sur l’image d’une europe sociale, democratique et qui apporterait la paix. Car si la Hongrie perdait sont droit de vote, tous ces européistes devraient aussi se poser la question de leurs « alliances » dans l’union européenne, non ? Est-ce etre en paix avec un pays que de lui imposer le choix des autres ?