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Guillaume Cazeaux

Guillaume Cazeaux

Membre de l'équipe éditoriale d'AgoraVox entre 2008 et 2012. Docteur en philosophie avec une thèse sur "L'Internet et la formation de l'opinion", membre du Centre de philosophie, d’épistémologie et de politique (PHILéPOL) de l’université Paris Descartes et collaborateur de la revue Cités (PUF). Auteur de Odyssée 2.0 : La démocratie dans la civilisation numérique (Armand Colin, 2014) et Montaigne et la coutume (Mimésis, 2015). Co-auteur de Usages politiques des nouveaux médias (L'Harmattan, 2012).

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  • Premier article le 01/12/2015
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Derniers commentaires



  • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 2 décembre 2015 18:41

    @ddacoudre
    Merci pour votre commentaire très riche. Quelques remarques :

    Au sujet des « organes de diffusion qui exigent un financement et un personnel ce qui les conduit souvent à devenir des monopoles et des organes de propagande » : cela rejoint l’idée de pouvoir « clérical » que je développe dans mon livre. Mais je crois que si les médias de masse deviennent des «  clergés » (ou des organes de propagande), ce n’est pas seulement pour des raisons économiques, mais aussi pour une raison qu’on pourrait dire anthropologique ; toute société, pour maintenir sa cohésion, a besoin de croyances partagées, et le plus souvent aussi d’un clergé (qu’il soit religieux, politique, médiatique...), dont la fonction (latente) est de faire respecter ces croyances. Régis Debray évoque cela, qui relève presque d’une sorte de nécessité, et qui échappe largement à la conscience des acteurs concernés (dans les médias).

    « ce sont les organismes de sondages qui donnent l’opinion des citoyens, ce que ne peut pas faire le net, même quand des sites sollicitent l’opinion de leurs habitués. je crains que le net donne l’illusion de penser que l’on pourra atteindre une démocratie directe qui améliorerait celle actuelle. » C’est un peu, pour le moment, ce que je pense aussi...

    Le Net « offre l’opinion et la mise à disposition de savoirs des plus divers (...) sans offrir la garantie d’exactitude, ce qui impose de fait de disposer au préalable de bonnes bases de connaissances pour filtrer tout ce qui circule. » Même avec ces bases préalables, c’est parfois difficile, mais en effet on peut se demander si une éducation plongée directement dans l’univers numérique est adéquate, si une phase d’éducation classique (à base de livres) et débranchée ne reste pas nécessaire. Ce n’est sans doute pas un hasard si les employés des sociétés high-tech de la Silicon Valley dépensent une fortune pour envoyer leurs enfants dans une école Waldorf dépourvue d’ordinateurs...

    « Une étude sur l’utilisation du net pour s’informer démontre que la plupart des citoyens vont sur le net écouter les médias traditionnels, seulement 4% naviguent dans la recherche d’autres informations. » Très vrai, j’ai fait part de ce genre d’études dans ma thèse.

    « malgré ses possibilités quasi illimités nous le bornons de nos propres limites. » Effectivement, on ne sort que rarement de soi, même sur le Net et malgré toutes les utopies qu’il charrie.

    « le net mais le savoir a disposition, il en sortira forcément quelque chose puisque ceux qui s’en servent se trouvent avec un accroissement d’informations qui réorganisent leur pensée, sauf qu’elle sera digéré en fonction des capacités initiales de chacun suivant son cursus éducatif et scolaire, et il n’y aura personne pour corriger toutes distorsions qui peuvent en naitre. » C’est tout le problème de la concurrence actuelle des sources d’autorité (du savoir). On peut espérer que sur certains sites (comme AV) les distorsions des uns et des autres puissent se corriger quelque peu, mais pour d’autres publics (moins intellectuel), le risque est parfois gros.



  • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 1er décembre 2015 19:55

    @gogoRat
    Je ne pense pas que le défaut de politesse dans notre société soit liée à l’existence du web. Je disais plutôt qu’il est difficile pour certains de conserver leur politesse sur le web.
    Chacun peut bien sûr venir dire son mot, mais lorsque cela se fait avec trop de virulence ou de nonchalance, cela ne mène souvent pas à grand chose ; on se soulage, mais on ne construit rien avec les autres.
    Le grand avantage du web, c’est de nous permettre d’échanger plus librement et potentiellement plus intelligemment que dans une situation de face-à-face (car on a plus de recul). Son grand défaut, c’est que chacun étant seul durant cet échange virtuel, il oublie (parfois) l’humain à qui il s’adresse.
    Si rien de grand (ou de concret), politiquement, ne s’est encore réalisé via le Net, c’est largement parce que nous ne savons pas encore bien maîtriser nos pulsions derrière nos écrans.
    Mais rien ne dit que cela soit envisageable... Si nous nous comportons bien, dans le réel, c’est que l’on a intégré l’idée que l’on pouvait être puni en cas de mauvais comportement ; sur le web, cette crainte n’existe pas. Difficile de ne pas se « déciviliser » au moins un peu dans ces conditions.



  • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 1er décembre 2015 19:09

    Cette controverse est même le point de départ du livre.



  • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 1er décembre 2015 18:53

    @Agor&Acri
    Merci pour votre commentaire.
    Ma ligne éditoriale ne m’interdit pas de parler de Zbigniew Brezinski. J’ai évoqué dans ma thèse ses propos sur le tittytainment.
    Quant à la controverse sur le 11-Septembre, je l’évoque dans mon livre et ma thèse (avec plein de bonnes références), mais pas trop dans cette série d’articles.



  • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 1er décembre 2015 17:27

    @doctorix
    On anticipe sur les 2e et 3e parties de l’article...
    Je ne néglige pas, vous verrez, le travail de fourmi qui est fait sur les médias alternatifs et qui, un jour, portera peut-être ses fruits dans toute la société. Je disais seulement ici que les gens qui réclament, à ce jour, autre chose qu’une démocratie représentative ne sont pas très nombreux (tout simplement parce que la plupart des gens ne pensent pas à ce genre de question, ils ont d’autres préoccupations).
    Quant à savoir si ce sont les médias alternatifs qui ont fait bouger l’opinion au sujet de Poutine, je resterai assez réservé (à cause de leur audience assez faible ; nous sommes nombreux à les fréquenter, certes, mais encore franchement minoritaires malgré tout). Je crois plus à l’influence de leaders d’opinion visibles dans les grands médias, comme Zemmour et d’autres, qui vont contre la doxa sur ce genre de sujet. Vous me direz, peut-être que ces leaders sont, eux, influencés par certains médias alternatifs en ligne, ça c’est possible.

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