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Henry Quinson

Henry Quinson, membre fondateur de la Fraternité Saint Paul, est professeur, traducteur et auteur. Ses ouvrages (Passion pour l’Algérie ; Christophe Lebreton moine, poète, martyr à Tibhirine ; Moine des cités) s’appuient sur sa connaissance personnelle des moines assassinés en Algérie et sur sa vie en cité HLM à Marseille.

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  • Henry Quinson 11 février 2009 18:06
    Cher Monsieur,
    Vous venez de publier un article à prétention biographique sans vérifier auprès du premier intéressé l’exactitude des faits et des citations. Veuillez trouvez ci-dessous la liste non exhaustive des erreurs factuelles qui émaillent votre article.
    1°) Charles de Foucauld s’écrit avec un « d » à la fin.
    2°) Par l’expression « grosse bourgeoisie » vous entendez sans doute « grande bourgeoisie ». Je ne définis jamais ma famille ainsi.
    3°) C’est la première fois qu’on affuble mes parents du qualificatif de « bigots ». Cet adjectif dénature la réalité de leur pratique religieuse, tournée vers le service des autres : famille, amis, orphelins, veuves, étrangers, étudiants, enfants de familles modeste, etc.
    4°) Que veut dire l’expression « études brillantes » ? J’ai obtenu mon diplôme de l’IEP de Paris en session de rattrapage en septembre ! C’est un cliché journalistique.
    5°) L’expression « perdre sa foi religieuse » ne s’applique pas à mon itinéraire (avez-vous seulement lu mon livre ?) : ma foi est en constante évolution et a traversé plusieurs crises très profondes.
    6°) Je n’ai pas été un « enfant modèle et discipliné » puisque j’ai refusé de passer un bac scientifique à St-Jean de Passy en dépit d’une convocation de mon directeur de lycée de l’époque. Je consacrais surtout du temps à mes passions sportive (handball) et artistique (BD).
    7°) Je n’ai jamais « amassé une énorme fortune en m’adonnant à la frénésie spéculative » puisque j’ai surtout travaillé dans la couverture du risque de change des entreprises commerciales (ce qui est précisément l’inverse de la spéculation).
    8°) Je n’ai jamais été « le coordinateur » du réseau des jeunes barristes. C’est François Ivernel qui l’était.
    9°) Je n’ai jamais « possédé un vaste appartement près de la tour Eiffel », car j’ai toujours été locataire et cet appartement ne comportait que trois pièces.
    10°) Je n’ai jamais « boursicoté » car je travaillais sur le marché des changes et je me suis au contraire illustré par le refus d’acheter des actions Suez au moment de la privatisation de la compagnie (une catastrophe boursière dont mes anciens collègues se souviennent encore !).
    11°) Vous me prêtez une dévotion à la « vierge Marie » que personne n’avait encore détectée !
    12°) La prétendue « interview » de Lyon Mag qui me fait dire que « rien » ne me « choquait » dans le métier de « trader » ne m’a jamais été soumise avant publication. J’ai signalé à Lyon Mag que ces propos ne peuvent en aucun cas m’être attribués (ils sont tout simplement risibles). Lyon Mag n’a jamais publié ma mise au point. Pourquoi colporter des citations sans les vérifier ? Vous qui voulez moraliser la vie financière, pourquoi ne commencez-vous pas par respecter l’éthique professionnelle du journalisme ? La vérification des faits et des citations est la base de tout jugement moral.
    13°) Je n’ai jamais été ordonné prêtre (autre erreur risible dans les propos qui me sont prêtés par Lyon Mag).
    14°) La petite pique contre « le Vatican et les beaux monastères » est encore une enjolivure de Lyon Mag. Mais c’est sûrement très vendeur.
    15°) A ce jour (11 février), mon livre ‘Moine des cités’ ne s’est pas vendu « à plus de 40 000 exemplaires » mais à 29 800 (source : Nouvelle Cité).
    16°) Contrairement à ce que vous affirmez, Charles de Foucauld est toujours resté en contact avec les autorités militaires françaises, même s’il était très critique sur les modalités de la colonisation et d’une lucidité extraordinaires sur ses conséquences. 
    17°) Qu’entendez-vous par « foi dans l’économie financiarisée » ? Je ne me suis jamais exprimé en ce sens. Pour moi, un certain nombre d’activités financières sont nécessaires mais doivent servir l’économie et l’économie doit servir l’homme.
    18°) « Ce qu’il faut savoir, c’est qu’à l’époque aucun financier ne pouvait prévoir que le système des subprimes allait s’effondrer… » A nouveau, vous citez Lyon Mag. Mais j’ai toujours dit exactement le contraire de ce que vous avez recopié. Dans les rares interviews où je réponds à cette question j’explique que la crise des subprimes était prévisible et est à l’origine de la crise de liquidité bancaire. Cette analyse n’a rien d’original. Avez-vous pris la plume il y a deux ans pour annoncer la crise du marché hypothécaire américain ?
    19°) Vous me reprochez à la fois de lire le Wall Street Journal (en fait, c’est le New York Times, mais passons !) et de ne pas avoir le temps de me renseigner car je suis « trop pris par mes prières et le soutien scolaire ». Il faudrait choisir !
    J’arrête là, car j’ai à faire. Je pense que le lecteur a suffisamment d’éléments pour comprendre que cet article n’est pas très sérieux et ne reflète pas le fond de ma pensée sur la crise financière actuelle.
     
     
     


  • Henry Quinson 11 juillet 2008 15:13
    John Kiser avait révélé l’affaire de l’hélicoptère dès mars 2006 Réaction aux articles de Valerio Pellizzari (Stampa, 6 juillet 2008) et Laurent Marchand (Ouest France, 9 juillet 2008) sur Tibhirine

    L’article de Valerio Pellizzari « Les moines de Tibhirine tués par les militaires » publié par la Stampa le 6 juillet 2008, qu’a commenté Ouest France le 9 juillet, ne fait que reprendre ce que révélait l’enquête de John Kiser, Passion pour l’Algérie, les moines de Tibhirine, p. 358 (version française, Nouvelle Cité, traduite et complétée par Henry Quinson, Prix des libraires Siloë) dès mars 2006. John Kiser était le premier à révéler l’affaire de l’hélicoptère algérien mitraillant les sept frères et leurs ravisseurs :

    "D’après une source interrogée à Alger, l’attaché militaire de l’ambassade de France aurait admis que les services de renseignement avaient intercepté une conversation dans laquelle un pilote d’hélicoptère algérien disait : ’Zut ! Nous avons tué les moines !’ Pour éviter que la bavure ne soit rendue publique, les corps furent enterrés, mais quelqu’un eut une autre idée. Pour faire croire que les terroristes étaient responsables de leur mort, ils décapitèrent les moines et exposèrent leurs têtes, peut-être en différents endroits pour obtenir un effet de choc maximum. Les articles de presse horrifiants expliquant que seules les têtes avaient été retrouvées ne pouvaient qu’affaiblir un peu plus le soutien du GIA dans l’opinion publique. Plus ses crimes étaient atroces, mieux c’était. La bavure des militaires avait été transformée en argument de propagande gouvernementale."

    Malheureusement, au printemps 2006, une partie de la presse française (La Croix[1], Le Monde[2]) se laissait influencer par le commentaire mal informé d’Armand Veilleux publié sur Internet le 23 mars 2006. L’abbé de Scourmont y affirmait que "l’édition française de 2006 ne tient compte que marginalement de la masse considérable d’informations rendues publiques depuis [la publication de la version originale de l’enquête de John Kiser aux Etats-Unis en 2002]" (http://www.algeria-watch.de/fr/article/just/moines/veilleux_dix_ans.htm).

    Le Père Veilleux réagit le 9 juillet 2008 à l’article de la Stampa dans les colonnes de Ouest France par un aveu d’ignorance troublant : "C’est un élément nouveau qu’apporte cet article très sérieux." Le Père Veilleux n’a visiblement toujours pas lu la version française de Passion pour l’Algérie "revue, corrigée et mise à jour", qui pourtant sert la position qu’il défend : les services algériens seraient au moins en partie coupables de la mort des moines.

    Ceci explique que, malgré le dossier de presse (information sur l’hélicoptère p. 4) largement diffusé en mars 2006 par l’éditeur Nouvelle Cité, qui éclairait d’un jour nouveau les circonstances de l’enlèvement et de la mort des moines de Tibhirine, les journalistes français n’aient pas noté l’élément inédit mis au jour par John Kiser. Or cette information publiée il y a plus de deux ans renforce effectivement la thèse de la "bavure" militaire.

    Henry Quinson
    traducteur de l’enquête de John Kiser, Passion pour l’Algérie, les moines de Tibhirine, Prix des Libraires Siloë, Nouvelle Cité, mars 2006.

    [1] "Henry Quinson, qui a traduit et corrigé le livre, a réactualisé ses informations, sans pouvoir tenir compte de toutes celles désormais rendues publiques, ni des questions qui demeurent en suspens. Il est donc dommage que ce soit cet aspect-là du livre que l’éditeur ait choisi de mettre en avant." (Martine de Sauto, La Croix, 6 avril 2006)

    [2] "Ceux qui attendraient des révélations resteront sur leur faim. [...] La publication du livre [de John Kiser] date de 2002, année de sa sortie aux Etats-Unis - puis en Allemagne. Depuis, des éléments nouveaux ont fait leur apparition, dont l’édition française, insuffisamment actualisée, ne se fait que l’écho lointain et parcellaire. Il faut le regretter, car différents témoignages ont été recueillis ces dernières années qui jettent pour le moins un doute sérieux sur la thèse officielle : les moines ont été assassinés sur ordre du chef des GIA, Jamel Zitouni. La vérité est probablement moins simpliste." (Jean-Pierre Tuquoi, Le Monde, 18 avril 2006)


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