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JeanCorseul

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  • JeanCorseul 11 juin 2014 01:38
    Christian,

    Pour le coup, je vous trouve un peu sophiste dans votre dernière réponse, car vous balayez mes arguments, mais en les amputant un peu au préalable, et d’autre part, vous ne vous embarrassez pas de beaucoup de précision dans la pesée comparative des mœurs du christianisme et de l’islam :
    Et là, je dois dire que vous m’avez un peu déçu : Vous parlez exactement comme des milliers d’intellectuels matérialistes français contemporains, qui prétendent juger impartialement en renvoyant dos à dos les deux religions : Comment se fait-il qu’une fois de plus, une intelligence par ailleurs manifestement brillante, et je le dis sans flatterie, devienne soudain si grossière quand il s’agit de cette question ? Mystère du temps présent...
    Car prétendre qu’en matière de cruauté ou d’injustice, le christianisme et l’islam ont eu une histoire équivalente, tant l’un envers l’autre que dans le gouvernement de leurs propres peuples, c’est franchement se moquer. Mais il n’est pire sourd que celui qui refuse d’entendre, et le mieux est donc pour moi de me taire pour l’instant sur ce sujet...

    S’agissant du paradoxe, vous le ramenez toujours à l’illusion que donne une apparence, et à laquelle l’intelligence trouve ensuite une explication, après avoir acquis la connaissance nécessaire.

    Je comprends cela très bien, ayant moi-même, par exemple, expliqué à mes enfants, vers l’âge de dix ans, par une belle nuit d’été et de pleine lune constellée d’étoiles, que pour notre œil, le plus gros luminaire de ce beau ciel nocturne, et de très loin, c’est la lune, alors que le plus petit de ces luminaires, en réalité, et de très loin, c’est encore la lune, et qu’ainsi notre œil peut nous tromper...

    Mais ce n’est pas de ce genre de paradoxes que je voulais parler : Il existe, en effet, des paradoxes réellement insolubles pour la raison, qui sont des vérités irrationnelles montrant que la raison, contrairement à ce que semble être sa mission, ne peut répondre de l’intégralité des réalités universelles : j’en ai énoncés, et vous ne les avez pas réfutés.

    Prenons-en un autre : Comment se fait-il, par exemple, qu’en mathématiques, on puisse établir une bijection de [0,1] dans R ? Cela vous semble-t-il logique, sachant que pour qu’il y ait bijection, il faut que les 2 ensembles aient le même cardinal ? Comment se fait-il que [0,1] et R aient le même cardinal, alors que [0,1] est entièrement inclus dans R et que celui-ci comporte une infinité d’autres éléments ? Ce paradoxe-là, je peux le décrire, mais je ne peux pas le concevoir, tout comme je ne peux concevoir ni le néant, ni l’infini : Il me semble que ces notions sont au-delà de la raison.

    C’est pourquoi je crois que, contrairement à vos dénégations, vous êtes matérialiste, car vous vous en tenez strictement aux observations objectives de la raison, et vous refusez de voir ces choses qui existent et dont notre intelligence rationnelle doit convenir qu’elle ne pourra jamais les appréhender : Il me semble que vous êtes bien sous le mythe du progrès, en vertu duquel vous pensez que si quelque chose échappe à notre raison, c’est que nous n’en avons pas encore la clef, mais que nous finirons bien par la trouver. 

    C’est là que nous divergeons, car j’affirme qu’il y a une réalité qui échappe à nos sens et qui est pourtant tout aussi réelle que la réalité sensible, et que cette réalité suprasensible peut se manifester accidentellement. Cette manifestation prend forme à travers les sens par une imitation de la réalité matérielle : un son, une voix, une vision, perçus intérieurement par un sujet humain, mais venant clairement de l’extérieur du sujet : Telle est l’extase de saint Jean recevant l’apocalypse de Jésus-Christ, ou tel est le daimôn de Socrate.

    Je sais que vous ne l’admettrez pas, car vous savez, mais je le sais aussi, que chacun de nous est capable, de par sa propre imagination, d’engendrer mentalement en lui-même de tels sons ou de telles visions pouvant simuler une présence étrangère.

    Mais quand la présence est réellement étrangère, alors le sujet le sait, sans aucun doute possible : Malheureusement, ce savoir-là est incommunicable, si bien que lorsqu’il raconte son expérience, nul n’est tenu de le croire.

    Il y a cependant le cas des EMI/NDE (Expérience de Mort Imminente/Near-death-experience), dont j’ai déjà parlé, qui peut fournir aux tiers la preuve de l’existence d’un esprit immatériel pouvant se mouvoir dans l’univers réel : Un homme, sorti de son corps sous l’effet du coma, avait par exemple été lire l’étiquette métallique rivée sous la table où l’opérait son chirurgien : Il lui décrivit ensuite le nom et le lieu de l’usine qui avait fabriqué cette table, et l’endroit précis de la table contenant ces informations. Le chirurgien fut bouleversé de constater que l’étiquette était bien là où l’avait dit son patient, et qu’elle contenait exactement les informations qu’il en avait rapportées, sachant qu’il était impossible que ce patient eût jamais pénétré dans cette salle en dehors de son coma.

    Mais je crois savoir, cher Christian, qu’entendre ce type d’anecdote vous irrite au plus haut point, ou est-ce que je me trompe ?



  • JeanCorseul 10 juin 2014 13:48

    Vous insultez votre interlocuteur en voulant lui apprendre le respect : Etes-vous sûr d’être tout à fait cohérent ?



  • JeanCorseul 10 juin 2014 10:49

    @Christian,

    Nous voici à la charnière du débat, car vous produisez quantité de raisons qui justifient votre position, et dont je dois avouer que je n’ai rien pour les réfuter. Du moins, tant que je reste avec vous sur le plan de la raison : Si l’on part du postulat philosophique que la connaissance est purement rationnelle, et que par suite, toute connaissance ne peut être agréée que par le seul raisonnement, votre position est irréfutable : C’est vous qui avez raison et le débat s’arrête là, bien que l’on puisse envisager d’ergoter sur certains points du procès que vous faites à l’histoire de l’Eglise, car vous admettrez sans doute, sans entrer maintenant dans les détails, que vous vous êtes permis çà et là quelques raccourcis à propos desquels  y’aurait quand même à r’dire, pour emprunter à Michel Audiard une petite touche de légèreté...

    Or, je tiens, pour ma part , que la vérité n’est pas de nature rationnelle, mais paradoxale, étant admis au passage que le rationnel est inclus dans le paradoxal en tant que cas particulier, tout comme le carré est un cas particulier de rectangle. Je reviendrai sur ce point central.

    Il y avait, chez les Grecs, comme vous l’avez évoqué, des religions à mystères dont l’adepte relevait par initiation cérémonielle. Ces cérémonies visaient à transmettre une connaissance qui n’était pas d’ordre rationnel. C’est ce que font encore de nos jours les Francs-maçons, avec leurs rites et leurs symboles, bien qu’en fait, seuls les hauts grades y soient dépositaires d’une vraie révélation, et ces gens des hauts grades gouvernent, notamment, cette République qu’ils ont eux-mêmes dessinée et dans laquelle nous sommes en train de nous débattre pour essayer de sauver ce qu’il nous reste de liberté.

    Socrate lui-même, rationaliste hors pair, prince de la maïeutique, champion du syllogisme, confessait être conseillé par un daimôn, un pur esprit personnel, immatériel et cependant capable d’interférer avec le plan humain. Avant lui, le tragédien Eschyle fut mis en procès pour avoir révélé, dans une de ses tragédies, le secret des mystères d’Eleusis, levant ainsi le voile sur une réalité spirituelle qui devait rester cachée.

    De fait, il est rationnel d’estimer que le plan spirituel n’est qu’illusion tant que l’on n’a pas fait soi-même l’expérience de son existence. Mais une fois que l’expérience en a été éprouvée, la preuve de l’autre monde est vivante et intime au sujet qui l’a vécue.

    Ainsi, aujourd’hui, même en marge de cette expérience intime, il existe de plus en plus de médecins anesthésistes qui, après vingt ou trente ans de carrière, ont basculé d’une vision rationnelle et matérialiste de la vie à la certitude absolue que l’au-delà existe, parce qu’ils ont été confrontés à de nombreuses Expériences de Mort Imminente (EMI, ou NDE en anglais), qui leur ont apporté la preuve irréfutable, selon eux, de cette existence d’un au-delà.

    Je reviens à mon paradoxe : Il importe de souligner d’abord que le paradoxal et l’absurde sont deux choses parfaitement opposées, malgré une apparente ressemblance : L’absurde, c’est ce qui est irrationnel et ne peut être, c’est ce que réfute la raison. Le paradoxal, c’est ce qui est irrationnel, mais dont la raison est contrainte de reconnaître l’existence. Pour résumer, l’absurde est ce qui est réfuté par la raison, et le paradoxal est ce qui, selon la raison, ne peut exister, et dont la raison ne peut cependant nier l’existence : le paradoxal est en quelque sorte ce qui réfute la raison !

    Le paradoxal est omniprésent dans les sciences exactes, qui constituent pourtant le véritable sanctuaire de la raison : en mathématique, aucune place pour le sentiment, l’opinion ou l’estimation : Tout est purement et uniquement rationnel. Et cependant, nulle science exacte ne peut se mettre en œuvre sans admettre d’abord d’infrangibles paradoxes.

    Le simple fait qu’en mathématiques, on ne puisse raisonner sur les nombres sans admettre l’infini est un paradoxe car l’infini ne peut être un nombre, et l’arithmétique ne peut cependant fonctionner sans l’infini.

    De même, si notre intelligence humaine considère l’univers, elle ne peut le concevoir ni comme fini (car alors il serait dans quelque chose, et ne serait donc pas universel) ni comme infini (car alors il n’a pas d’étendue si celle-ci ne peut être définie) :  Selon la logique appliquée dans toute sa rigueur, il faut donc en déduire que l’univers n’existe pas. Or, l’univers existe, ce qui prouve que la raison n’est pas apte à répondre de toute la vérité :  les paradoxes fondamentaux désarment la raison.

    Par conséquent, le fait que la raison ne puisse s’accommoder de l’existence de Dieu ne constitue nullement la preuve que Dieu n’existe pas : La raison ne peut appréhender Dieu exactement comme elle ne peut expliquer l’étendue de l’univers, parce que Dieu, comme l’univers, est paradoxal.

    Il reste donc l’expérience : Ceux qui ont vu, s’ils existent, ne peuvent que croire, et ceux qui n’ont pas vu n’ont pour éléments que les témoignages de ceux qui disent avoir vu : Or, il est vrai que, d’une part, ceux qui disent avoir vu sont assez rares, et que, d’autre part, l’homme est imparfait, souvent fourbe et menteur, et qu’il suffit donc d’un faux prophète (Nous en parlions justement tout à l’heure !) pour discréditer tout l’ordre de la prophétie.

    Par conséquent, l’homme qui n’a pas reçu de révélation privée, s’il se fie à sa raison comme seul guide pour construire sa connaissance, ce qui est une attitude à l’évidence rationnelle et louable pour sa prudence, ne peut croire sur parole les affirmations de ceux qui lui affirment avoir côtoyé le surnaturel : Il faut que cet homme de raison parvienne de lui-même au moins à effleurer l’au-delà pour en admettre l’existence.

    Cependant, un autre homme, plus crédule, et qui fait confiance à certains messagers, peut se pénétrer de la conviction de cette existence d’un au-delà en raison du crédit qu’il leur porte : Comment ne pas croire à Jésus-Christ dès l’instant où l’on admet que les Evangiles ne contiennent aucun mensonge ?

    Inversement, si l’on décide a priori que tout ce que ces textes antiques rapportent d’extraordinaire n’est qu’un tissu de fables sans aucun fondement réel, il est facile de conclure à l’imposture, la conclusion étant d’ailleurs contenue dans l’hypothèse...

    Car il est déjà très difficile pour celui qui cherche les signes du ciel d’en trouver, alors comment l’homme qui considère tout cela avec une grande suspicion y parviendrait-il sans être lui-même choisi par ce ciel qu’il dédaigne ? C’est pourtant exactement ce qui est arrivé à saint Paul sur le chemin de Damas : pourfendeur de la Parole, il a été saisi par elle pour en devenir le plus brillant serviteur...

    Maintenant, une autre approche, à défaut de révélation privée, peut être l’examen de la doctrine des religions proposées par l’histoire, afin de voir si l’une d’entre elles est porteuse de cohérence dans sa définition de l’homme et de l’organisation sociale à laquelle l’intérêt général doit le porter à se soumettre :

    C’est là que je vous invite à étudier, hors des dogmes et des rites dont j’ai bien compris qu’ils ne vous intéressent pas, la doctrine sociale de l’Eglise catholique depuis son origine, et surtout sa confrontation à l’histoire à travers les siècles, afin de vous inciter à vous demander si, même en dehors de la foi irrationnelle qu’elle implique, cette doctrine qu’elle propose au nécessaire et incontournable projet de société, ne serait pas précisément la meilleure que l’on puisse trouver si l’on cherche à établir entre les hommes une harmonie universelle et équitable.

    Je soutiens pour ma part que l’Eglise catholique, contrairement à votre affirmation qu’elle ne serait qu’une variante à la ressemblance des autres religions des époques voisines de son avènement, a bouleversé l’histoire des hommes, en affirmant que « Dieu ne fait pas acception des personnes », et en commandant à chacun en conscience de se mettre au service de son frère (« aimez-vous les uns les autres »), ce qui amena à supprimer tout d’abord la hiérarchie factice de nature qu’imposaient toutes les religions anciennes, sans exception : castes élues des dieux, peuples élus, demi-dieux, citoyens, barbares et esclaves, oracles et devins :

    Avant le Christ, les hommes supérieurs exigent que l’on se prosterne devant eux, et font périr qui leur déplaît, sans souci de justice. Après le Christ, l’homme dépositaire d’une quelconque supériorité conférée par Dieu, loin d’utiliser cette supériorité pour exiger  obéissance ou admiration, est au service de l’homme ordinaire : Ainsi, dans l’Apocalypse, Jean décrit sa réaction envers l’ange qui lui a tout révélé : "Alors je me prosternai à ses pieds pour l’adorer, mais lui me dit : « Non, attention, je suis un serviteur, comme toi et comme tes frères qui possèdent le témoignage de Jésus. C’est Dieu que tu dois adorer ». "(Apoc.,19:10) : Il n’y a donc plus de hiérarchie entre les hommes (ni même envers les anges !), tous étant également serviteurs de Dieu, du plus humble des hommes au plus puissant souverain.

    Nulle civilisation, avant le Christ, n’échappait à la hiérarchisation de l’humanité en plusieurs castes, dont les plus hautes avaient droit de vie et de mort sur les plus basses, auxquelles elles n’accordaient pas plus de considération qu’à une quelconque ressource animale .

    Le christianisme fait donc d’abord sauter l’esclavage et la supériorité raciale ou nationale. Il oblige ensuite la force, non à justifier l’exploitation toujours plus cruelle du faible, mais au contraire, à se mettre à son service : Jésus lave les pieds de ses apôtres, et le chevalier médiéval fait serment de défendre la veuve et l’orphelin, comme je l’ai vu rappeler récemment sur une page Agoravox dont la référence m’échappe.

    Je ne ferai pas toute l’histoire des vingt siècles de l’Eglise, mais il est clair, pour qui veut examiner attentivement cette période à la lumière de l’antiquité qui la précède, qu’un changement radical et profond s’est produit dans l’humanité depuis le passage de Jésus-Christ : En étudiant cela, vous pourriez peut-être percevoir un premier signe de la nature à part de cet homme que notre monde finissant a le grand tort de se croire autorisé à mépriser, et commencer ainsi à admettre l’hypothèse de l’existence d’un au-delà, même s’il n’a pas encore daigné se manifester à vous, ce que je vous souhaite de tout cœur.

     



  • JeanCorseul 9 juin 2014 02:11

    Ami Bergegoviers,

    Je vous aperçois bien souvent sur bien des pages Agoravox, et j’ai fréquemment l’occasion d’apprécier chez vous une certaine finesse humoristique, dans un esprit qui semble plutôt créatif et pétri de liberté. 
    Mais là, pour une fois, je vous trouve un peu lourd, comme si vous preniez un rouleau pour faire une petite retouche sur une toile de maître : 
    Il n’est pas toujours bon d’y aller à la louche...


  • JeanCorseul 9 juin 2014 01:36

    Le soufisme est un islam déviant provenant d’une démarche mystique qui engendra une fascination pour l’amour du Christ : les soufis étaient en quelque sorte des musulmans « christianisants », ce qui leur a valu de nombreuses et cruelles persécutions, car ils sont en effet « hérétiques » au regard des rigueurs du Coran.


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