Avril en vrille ! Ils ne cherchent pas midi à 14 heures Ils le trouvent à 14 heures Les abrutis Pour eux, l’argent ne fait pas le bonheur Il fait tout juste le leur Les abrutis Ils vont voter pour le mieux placé Parce qu’ils ignorent que ce sont eux qui l’ont si bien placé Les abrutis Ils se sentent tellement différents Mais ce sont toujours les mêmes Les abrutis Ils veulent terroriser le terrorisme En regardant à travers un prisme Les abrutis Plus extrêmes que les extrêmes Ils font naître de nouveaux problèmes Les abrutis Après les noirs et les juifs voici venu le temps De stigmatiser les arabo-musulmans Les abrutis Qui nous bernent et nous cernent Avec des vessies en guise de lanternes Les abrutis Ils disent que l’occident est sorti de sa minorité Parce qu’il a décrété qu’à part la sienne y a pas d’autre liberté Les abrutis La civilisation des objets Ne peut être supérieure aux larmes d’un seul sujet Les abrutis Ils éteignent la lumière et allument la télé Pour y déceler dans le noir toute leur néantité. Les abrutis Ils découvrent l’histoire dans les journaux Ignorant qu’elle est écrite pour eux, vaches, cochons, veaux Les abrutis Si on leur présente le Christ d’un côté et la vérité de l’autre Ils choisiront le présentateur comme seul apôtre. Les abrutis Les électeurs ou les élus Je ne sais pas... je ne sais plus Les abrutis Au mois d’avril, ne vous découvrez pas d’un fil ! Mais au mois de mai, ne faites pas ce qui vous plaît !
Ne votez pas, je vous en supplie... Pour celui qui vous a rendu si petits !
Enfant : Maman je ne sais pas pour qui voter ?
Mère : Il y a combien de candidats ?
Enfant : Une dizaine
Mère : tu en fais partie ?
Enfant : non… je ne suis pas candidat
Mère : dommage, j’aurai voté pour toi
Enfant : on ne vote pas pour soi
Mère : il n’y a pas un seul candidat qui se détache du lot ?
Enfant : il n’y en a deux ou peut être trois, c’est selon
Mère : et ils ne trouvent pas grâce à tes yeux ?
Enfant : non, ils ne sont pas assez…
Mère : pas assez bons ?
Enfant : ni assez bons… ni assez mauvais
Mère : tu veux dire qu’ils sont moyens… communs ?
Enfant : ils cherchent par tous les moyens à en avoir l’air, mais n’ont l’air de rien
Mère : et pourtant ils prétendent tous les deux à la magistrature supérieure : chef de classe…
Enfant : ô mon capitaine… ils font de la peine
Mère : tu as bien étudié leurs programmes ?
Enfant : oui… amstramgram pique et pique et colégrame
Mère : Et où se situe la différence ?
Enfant : le premier voudrait que l’on baisse les notes des plus forts
Mère : et pourquoi on ne relève pas celles des plus faibles,
Enfant : ça ne changera rien… ils sont très loin du compte
Mère : et en quoi ça te dérange ?
Enfant : c’est le système qui me dérange
Mère : quel système ?
Enfant : le système de notation.
Mère : tu sais, tous les systèmes reviennent au même… il y aura toujours des plus et des moins !
Enfant : la lutte des classes, je sais !
Mère : oui, on est obligé de s’affronter même pour dire qu’il faut cesser de s’affronter… sans concurrence… point de conscience !
Enfant : il doit y avoir autre chose non ?
Mère : sans doute…. mais les hommes n’en veulent pas
Enfant : c’est le principe qui me dérange
Mère : quel principe ?
Enfant : le principe selon lequel c’est la nature qui est ainsi faite.
Mère : qu’est-ce que tu espères que le chef de classe partage avec les autres un pouvoir qu’il peut avoir pour lui tout seul ?
Enfant : je ne suis pas ringard !
Mère : explique-toi alors ?
Enfant : je voudrais qu’il ait le pouvoir de changer les choses
Mère : c’est un peu compliqué mais peut-être que tu fais exprès !
Enfant : c’est toi qui m’a appris à me méfier des solutions toutes simples
Mère : ça ne me dit toujours pas pour qui tu vas voter ?
Enfant : pour celui qui voudrait casser toute la machine
Mère : ça rendra votre classe ingouvernable…
Enfant : ça permettra de jeter tout ce qui est jetable
Mère : et après ?
Enfant : jeter tout ce qu’il y a de jetable
Mère : c’est à dire ?
Enfant : tout !
Mère : tout démolir ?
Enfant : ne périra que ce qui est périssable !
Mère : tu veux dire qu’il en restera quelque chose ?
Enfant : oui… il nous restera l’envie de voter !
Pseudo premier : je vais vous faire un résumé de son analyse : assez pertinente, je l’avoue. Il commence par un dicton arabe qui dit : « Kader a démenti Abdelkader ». Ce qui signifie pour un bon musulman que le royaume de Dieu est impénétrable et qu’aucune créature ne peut défier son créateur sans le payer en retour. Qu’aucun homme ne peut prétendre disposer de la vérité... et s’il le fait il sera tôt ou tard démenti par les faits. Kader dément Abdelkader. Quel rapport avec l’incarcération d’Abdelkader ? Selon votre camarade Abdelkader croyait être dans le vrai et a fini dans une maison d’arrêt et ceux qui lui ont mis la main dessus, croyaient bien faire mais ils finiront tous en enfer. Ils seront tous démentis... parce qu’on ne peut pas jouer longtemps au puissant sans tomber sur plus puissant que soi... sur le plus puissant. Pour un vrai musulman. Le Kader et le seul, c’est Dieu. Et nous, nous sommes tous Abdelkader... des créatures impuissantes et arrogantes qui ont oublié leur créateur. Comme dit Mélenchon : tous en prison J’ai mis 11/20 à pseudo premier parce qu’il a réussi à mon avis à nuancer son parti pris. Pseudo deuxième : je vous lis les grandes lignes de son petit essai qui ressemble encore plus à un coup de balai. Qu’est-ce qu’un fondement ? S’interroge votre camarade. C’est ce sur quoi repose tout l’édifice. Et qu’est-ce qu’un fondamentaliste religieux ? C’est quelqu’un qui croit en son âme et conscience, devoir y accéder. Or il se trompe. Parce que l’essence de la Foi, c’est de ne pouvoir y accéder. Parce que Dieu reste hors de portée. Pour un vrai croyant, il n’y a pas pire péché que d’instrumentaliser Dieu... Et selon votre camarade, il y a un autre fondamentalisme, encore plus lamentable que le premier : le fondamentalisme laïc qui s’efforce de chasser Dieu à tout prix. Peut-on chasser Dieu ? Nos politiques prétendent que oui. À commencer par le Dieu des étrangers et des dérangés. J’ai mis 12/20 à pseudo deuxième et pas davantage parce qu’il n’a pas réussi à en tirer les bonnes conclusions. Pseudo troisième : j’ai souligné les passages les plus significatifs de son article : Selon votre camarade qui manie fort bien l’humour noir et l’ironie, la France s’est enfin souvenue de sa devise républicaine : liberté, égalité mais surtout fraternité. Si ce n’est pas toi, c’est donc ton frère. Fraternité oblige, fraternité désoblige. Tel frère... tel frère... c’est commode pour justifier son incapacité à rendre justice. Mettons-le au trou... si nous ne savons pas pourquoi, lui il le sait. Non, ce n’est pas une justice à deux vitesses... mais à plusieurs. Parce qu’ils sont plusieurs à chercher un bouc-émissaire qui les dispense de faire le nécessaire. Nos dirigeants n’ont toujours pas compris que nous ne réclamons pas plus de police mais que nous avons faim et soif de justice. J’ai mis 13/20 à pseudo troisième, trois points au dessus de la moyenne pour ses vertus citoyennes. Quatrième pseudo : vous foncez dans le tas en disant : comment on a fait pour en arriver là ? Comment on a fait pour faire voler en éclats l’unité d’un état, d’un pays, d’une nation ? A force de cliver, de diviser, de vouloir séparer le bon grain de l’ivraie, on a fini par contaminer toutes les bonnes volontés. La veille de l’arrestation, une partie de la France espérait avoir affaire à un néo-nazi, pendant que l’autre partie priait pour que ce soit un fondamentaliste musulman. Comme si le destin de toute la nation reposait sur cette funeste opposition. Nous avons oublié l’Histoire qui nous rappelle que dans les deux cas, nous serons perdants. Abdelkader et son frère nous ont laissé entendre qu’une majorité de français n’ont déjà plus rien à perdre, parce qu’ils ont compris avant même de voter que les jeux étaient faits. J’ai mis 14/20 à pseudo quatrième pour le bien fondé de son défaitisme.
De quelle espèce sommes-nous ?
Espèce humaine… c’est rassurant ? C’est ce que vous croyez !
Mais quels individus sommes-nous : Adolf, Benito ou Sosso… les pères du totalitarisme
Non ce ne sont pas des monstres, mais des hommes qui vous donnent envie
d’ignorer votre genre, de renoncer à votre espèce et de vous renier en
tant qu’hommes, n’est-ce pas messieurs les recteurs ?
Les arabes ne sont pas tous musulmans… les musulmans ne sont pas tous
islamistes… les islamistes ne sont pas tous terroristes, mais j’ai beau
la retourner dans tous les sens, je retombe toujours sur la même
sentence : ceux qui ont fait sauter les tours jumelles sont bien des
hommes…