L’Ukraine dans sa configuration actuelle est une recréation soviétique d’abord dans les années qui ont suivi la révolution d’octobre 1917, puis après la seconde guerre mondiale.
Pour ce qui est des limites ouest actuelles elles ont été tracées aux dépends :
—de la Pologne, qui a vu ses frontières déplacées de 200 kms vers l’ouest, les allemands ont été virés de Poméranie, Silésie, Prusse orientale, pour l’ouest de la ligne Oder Niesse : de fait ils ne sont plus dans la Pologne actuelle... tout comme les polonais ne sont plus en Ukraine actuelle :
Rouvrir cette question et les allemands pourraient demander la restitution de leurs anciennes terres (de la taille du Portugal !)... et relancer des transferts de populations polonaises et allemandes..
—de la Hongrie : ici le Pb est différent : d’abord par la superficie (un département français, le nombre d’habitants hongrois en Ukraine (100 000 ?) et la situation, limitrophe de la Hongrie. Pour compléter le tableau, c’est Staline qui a puni la Hongrie car elle s’était engagée dans la guerre au coté des nazis. Enfin il s’agit d’un territoire non stratégique.
Un vote et des modalités correctes pour les populations non hongroises peut permettre un transfert relativement serein. Attention cependant à ne pas réveiller la question des hongrois de Roumanie et ceux de Slovaquie (des millions !!).
— de la Roumanie, le pb se rapproche du pb hongrois, continuité territoriale, nb d’habitants roumains, superficie, mauvais coté durant la WW2, puni par Staline. Mais compliqué par la présence de la Moldavie (création de Staline aux dépends de la Roumanie, avec des populations essentiellement roumaines), la Transnistrie (territoire sécessionniste pro-russe), des minorités gagaouzes et des pb géostratégiques : les bouches du Danube qui commandent l’accès fluvial à l’Europe centrale, et l’accès à la mer noire (vital pour l’Ukraine).
Seul le pb hongrois est relativement « solutionnable ». Le cas des anciens territoires polonais sans habitants polonais ne peut être que abandonné, reste celui des roumains d’Ukraine ou il n’y a que le choix entre de mauvaises solutions.
PS : pour remettre tout ceci en perspective : nous sommes ici dans les conséquences de la chute de 4 empires : l’allemand, l’ottoman, austro-hongrois et le russe (puis le soviétique).
Le propre des empires est la multiplicité des nationalités, le flou des limites ethniques et leur durée historique limitée ou pour le moins le manque de stabilité de leurs frontières...
Enfin le choix des solutions est limité : vote, rattachement des territoires, transferts/échanges de populations... ou gel de la situation jusqu’à ce que la fusion des populations s’opère .. ou pas !
Le rapporteur de l’Onu qualifie l’occupation israélienne des territoires palestiniens d’« apartheid »
Présentant son rapport final au Conseil des droits de l’Homme de
l’Onu à Genève, cet expert indépendant a estimé que "l’occupation
israélienne, à présent dans sa 55e année, et dont on est loin de voir la
fin, est devenue de plus en plus ancrée et répressive".
Et comme dans les townships au temps de l’Apartheid, la population se révolte contre son oppresseur. On pourrait aussi reprendre le cas des réserves indiennes cantonnées sur des territoires incultes... C’est le même principe : qui déclare la guerre ? mais qui la rend inéluctable ?
L’histoire géologique nous montre que la vie n’est qu’un court épisode
entre deux éternités de mort, et que, dans cet épisode même, la pensée
consciente n’a duré et ne durera qu’un moment.