Mais les mêmes sont suffisamment nombreux à penser qu’il l’incarne assez pour cristalliser sur sa très médiatique personne les mécontentements du pays. On en revient donc au problème de ce besoin de guide-bouc émissaire dépositaire des petites frustrations quotidiennes de la population, et à cette nécessité de détacher l’inconscient collectif de cette vision des choses.
Ca ne plaît pas, en témoignent les moinssages acharnés. C’est plus facile d’avoir un responsable clairement identifié. Suffisamment proche par sa présence permanente dans les média pour qu’on se persuade que les solutions doivent venir de lui, et suffisamment éloigné par l’organisation étatique pour entretenir cette impression de pouvoir inaccessible et détaché des problèmes populaires. Mais c’est comme ça. Comme les autres, le président n’est qu’un rouage, un pion parmi d’autres, et les insondables attentes des Français devront bien s’y faire.
La preuve, me voilà maintenant taxé de soutien à son égard, pour délit de désaccord. Il faut croire qu’appeler à ne pas voir son influence partout est aux yeux de certains une forme de caution… Constat inquiétant sur l’état de la réflexion dans le pays, pour ma part.
Question à votre second commentaire : alors quel besoin avez-vous de faire un tel parallèle avec sa politique et la façon de penser qu’elle vous paraît véhiculer, sur un si beau sujet que l’espoir et l’idéal délaissés ? Vraiment, je m’interroge.
Parce que l’influence néfaste de la politique de Sarko entrerait en conflit direct avec la capacité de la jeunesse à rêver, à se passionner ? Diantre, quel diabolique tyran…
La politique de l’autruche, ou ne pas voir à quel point Sarkozy est le MAL. Finalement, il doit faire meilleur sous le sable qu’à intoxiquer sa réflexion avec de tels parallèles…
Sortez donc un peu Sarko de votre taverne, je gage qu’elle n’en serait que plus poétique.