Sierra
Qui suis-je ? Je suis rien et tout en même temps comme tous les êtres humains habitant cette planète. Mais c'est une question à laquelle il n'est pas facile de répondre, parce que ce n'est pas toujours nos actes qui déterminent ce que nous sommes, mais ce que l'on est dans son coeur ; la vraie personne, qui souvent se cache par pudeur et pour se protéger d'un monde où la violence morale ou physique prolifère.
Combien de fois ai-je entendu tout au long de ma vie : tu as tort, ce n'est pas comme cela que tu dois faire, ce n'est pas comme cela que tu dois penser !
Mais puisq'il faut parler de soi voici quelques informations me concernant. J'ai beaucoup vécu hors de France depuis mon enfance.
Les pays se succédaient au cours de ma vie comme une aventure-découverte passionnante, de la France à la Russie, de la Russie à l'Europe, de l'Europe au Maghreb puis au cour de l'Afrique, le Zaire, du Pacifique Sud à l'Asie, de l'Irlande à la France etc...
Quant à mes nombreux intérets et métiers, on avait la chance fantastique de pouvoir apprendre sur le tas sans être obligés de faire des stages ou des études de-ci ou de ça pour trouver un travail intéressant, parce que c'était vos capacités personnelles qui déterminaient ce que vous étiez capables de faire.
En tant qu'artiste peintre, (on sait que les artistes sont pauvres en général), j'ai été journaliste dans l'ex-Zaire, photographe, travailleur volontaire dans le tiers-monde, créatrice de bijoux, de batiks, scénariste, art thérapeute, animatrice MJC, etc...etc...
J'ai déménagé des centaines de fois et j'ai fait des disaines de petits boulots. J'ai vécu une vie sauvage seule dans les îles Australes sans électricité, sans cuisinière, sans eau courante, allumant mon feu pour mes repas, pêchant mon poisson au fusil sous-marin dans le lagon, et attrappant les poules sauvages....
J'aime notre planète si belle perdue dans cet univers infini, mais je n'aime pas ce que les hommes en font et ce que cette société est devenue, bien qu'elle était loin d'être parfaite, mais au moins on ne vous traîtait pas comme du bétail, et il n'y avait pas 7 milliards d'individus. Les Hymalayas avaient encore leurs arbres. Il y avait abondance de faune et de flore et les poissons batifollaient dans des océans limpides.