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Commentaire de ddacoudre

sur On a perdu le propre de l'homme


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ddacoudre ddacoudre 14 octobre 2007 00:52

Bonjour Sophie.

J’ai agréablement été surpris de lire la référence à Lestel, mais surtout à Edgar Morin un très grand philosophe qui ne se présente pas comme tel, et pratiquement inconnu dans son pays.

L’éthologie moderne, que je distingue de celle qui fut un temps anthropomorphique, avec les moyens modernes nous fait découvrir sous un autre regard le monde animal auquel nous appartenons pour n’en être qu’une espèce parmi les autres.

Mais la limite de nos moyens technologiques ne peut nous permettre d’aller au-delà de ce que la recherche découvre tous les jours. Pour en donner un exemple j’indique que si l’on pouvait mettre un humain dans un cyclotron (accélérateur de particules) au bout nous ne pourrions faire que des photos des traces de son passage. Pourtant il serait toujours là, il aurait seulement changé d’état.

C’est ainsi que nous devons vivre avec nos sens, et saisir que tout ce que nous pensons est réalisable. Mais pas toujours dans l’état où nous le formulons, car nos sens sont définis par des mots qui nous sont propres, leurs sens généraux fédérateurs n’en demeurent pas moins éveiller une mesure singulière pour chacun.

C’est pour cela que les psy cherchent au-delà des mots.

Nos découvertes reposent pour l’essentiel sur l’observation de régularité, et si nous étions capable d’inventer quoi que ce soit qui ne soit contenu dans notre univers sensoriels et les outils que nous façonnons en font partis, nous serions des dieux.

Cela laisse entière la particularité de notre espèce dont l’activité manufacturière de transformation de la matière fourbi sa future évolution et celles des espèces qui sont dans son sillage. Certes les millénaires ne sont pas au rendez-vous mais la technologie les supplée comme facteur multiplicateur.

S’il n’y a pas de doute que nous ayons les assurances de disposer des mêmes matériaux biologiques que le reste du vivant, seul leur assemblage font la diversité. Je ne pense pas que nous soyons la seule espèce à avoir une pensée philosophique sur notre existence, sauf que dans ce domaine nous avons encore une approche anthropomorphique en recherchant chez les autres espèces ce qui en sont les symboles des nôtres.

La recherche neurobiologiques des mécanismes de la conscience nous permettra peut-être de déceler les mêmes mécanismes chez d’autres. (Jean Delacour. Conscience et Cerveau. Édition De Boeck Université.2001) Mais nous le savons déjà en ayant sélectionné des animaux de compagnie. Mais ce n’est pas une preuve irréfutable puisque d’autres sociétés les mangent et vénèrent ceux que nous nous mangeons

L’approche de l’existence par notre espèce nous est propre, notre mégalomanie se la présente supérieure aux autres, en s’appuyant sur les réalisations du à notre aptitude à l’adaptation qui est capable d’empiler des données de plus en plus nombreuse grâce à sa multitude. Sans que l’on sache quel en est le vecteur conducteur exact, car lorsque l’on ferme les yeux rien n’a disparu tout est là, mais l’on est dans une autre dimension, pire l’on peu supputer que c’est sa marche vers son extinction, son auto régulation ou sa migration spatiale.

L’approche qui consisterait à considérer comme digne de notre condition ceux qui nous sont les plus proches parce que nous partageons avec eux un bagage génétique et culturel et valorisante mais bien entendu réductrice par rapport à certaines approches philosophiques hindouistes qui attribuent cette condition du respect de la vie à toute existence.

Naturellement les écrits religieux qui asservissent les autres espèces aux volontés humaines sont le résultat d’observation de leur moment déjà encré dans des pratiques culturelles qu’ils ne font que confirmer, mais que nous perpétuons au delà même de nos besoins par souci financier. Je comprends parfaitement que si un jour l’on apprend que les poulets ont une conscience, nous n’aurons pas fière allure de les griller. Mais nous sommes là dans la considération philosophique car la nécessité de survivre pousse des espèces dans des retranchements ou l’autre, même son semblable peu être regardé comme une nourriture.

Il y a beaucoup de famille appartenant au monde des insectes que nous ne percevons pas trop comme digne de notre attention, sauf pour quelques unes comme les abeilles, les vers à soie ,les lombrics. Pourtant parmi les insectes beaucoup après la copulation mangent leur partenaire. La raison n’en est certainement pas leur volonté, mais un processus que nous appelons le déterminisme, quand nous pensons détenir tout les paramètre qui conduisent à des régularité, mais bien entendu ce n’est que notre point de vue.

Alors ce que je dis n’est pas une invite au doute mais à la conscience qu’il n’y a que nous pour nous penser grand. Le jour où une autre espèce nous le dira prenons garde de ne pas la manger car elle nous ouvrira une autre dimension.

Cela a été un plaisir d’échanger avec toi sur ce sujet si passionnant et en aucun moment invalidant de savoir que notre filiation est si lointaine. Il en découle une question qui est comment se franchit la barrière des espèces pour assurer l’évolution, puisqu’elles n’ont pas été posées les unes après les autres par la main de dieu. Tous les processus d’hybridations que nous réalisons signifient une intervention extérieure, comme cela se pratique dans la recherche. Cette seule pratique justifierait (l’existence de dieu, dieu = le chercheur). La question reste toujours comment la nature retient ce qui est favorable à l’évolution des espèces, et l’insère dans son baguage génétique.

Actuellement la notion de hasard est souvent avancée devant les quantités fabuleuses de probabilités envisagées par les mécanismes biologiques, et ce n’est qu’a ce niveau.

Comment le hasard a sélectionné la différence entre nos artistes arboricoles et nous si du point de vue de Rostand (pensée d’un biologiste) « le biologique ignore le culturel ».

L’INACHÉVEMENT.

Mon regard se dresse vers des constructions, Vers des œuvres closes comme des maisons, Je masque les brèches pour conserver mon paradis Je colmate les fissures pour ne pas laisser entrer la pluie.

Il n’y a pas de paradis à conserver Pas de futur à édifier, Pas d’histoire à retrouver.

Il n’y a pas de terre promise où aller Pas de messie à espérer, Pas de vérité à élaborer. Mon toit se lézarde où vais-je m’abriter ? Quel édifice vais-je pouvoir élever ? Je veux une masure en ordre pour me protéger, Des murs de certitudes pour me rassurer.

Il n’y a pas d’harmonie à trouver, Pas de solution à donner, Pas de bonne société. Il n’y a pas de désordre à éliminer Pas de contradiction à effacer, Pas d’inégalité à supprimer.

Mais quel est ce monde où j’ai mis les pieds ? D’où vient cette existence toujours inachevée ? Je vais briser les portes des systèmes fermés Et je trouverai dans ma tête la théorie unifiée.

Il y a des notes de musiques dans la voie lactée. Des portées d’étoiles pour espérer, Que c’est sur terre que je sais chanter. Il y a des pléiades ithyphalliques dans l’empyrée La robe d’Andromède pour penser, Que c’est sur terre que je sais aimer.

Ma prochaine demeure sera faite d’harmonie Sous un toit de gammes étendu dans l’infini. J’ai une clé qui n’ouvre que des mélodies Et je me nourris des mesures d’une symphonie.

Il y a un orchestre pour jouer Que tous les jours sont fêtes, Pour qui sait danser. Il y a un orchestre pour chanter Que la vie est faite, De plaisirs inachevés. Il y a un orchestre pour rêver Aux bonheurs éphémères Que j’ai inventé !

Je te laisse deviner qui en fut mon inspirateur .

cordialement.


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