@Ecométa
Jacques Attali a écrit un livre passionnant "au propre et au figuré". dans ce livre Attali expose une fresque historique de l’origine du droit de propriété depuis les temps préhistoriques. Le droit de propriété individuel est aussi ancien que l’homme lui-meme. Les animaux ont eux-aussi un instinct de propriété individuel.
Cependant, vous avez raison de rapeller l’importance de l’église chrétienne dans l’avenement du droit de propriété moderne. La sacralisation du droit de propriété est ensuite entrée dans le droit civil. Ainsi la déclaration des droits de l’homme de 1789 évele le droit de propriété au rang des droits inaliénable de tout etre humain.
L’occident du 18eme fut le seul lieu du monde qui bénéficia de cette chance de disposer d’un droit qui elevait ainsi le droit de propriété individuel. Selon Hernando de Sota, et d’autres économistes, c’est ce respect du droit de propriété individuel qui est la principale cause de la prospérité des pays riches. C’est l’absence d’un véritable droit moderne de propriété qui serait la principale cause de la pauvreté dans le monde.
Vous citez le fameux débat des enclosures, les "patures communes". Tout agriculteur sait que le rendement agricole d’un pré sera dix fois meilleur avec un seul gestionnaire qui saura attendre patiemment le moment ou l’herbe aura suffisament poussé avant d’y faire paitre le bétail. Et le mouton serait alors le dernier à en profiter car il a tendance à arracher l’herbe. La vache sectionne l’herbe sans l’arracher. Les problemes techniques agricoles sont els qu’un unique gestionnaire et propriétaire d’une terre permet un meilleur rendement. La propriété privée des enclosure a permis de multiplier la production agricole de ces enclosures.
La pauvreté en Afrique provient largement d’un droit de propriété collectif villageois et traditionel. peu a peu les Etats africain en prennent conscience et imposent le passage d’un droit de propriété coutumier à un droit de propriété moderne sur le mode accidental.
Un ami malgache m’expliquait que les droits de propriété dans son village étaient tous contestables et contestés. Les litiges, et parfois des assassinats, se produisaient sans cesse pour résoudre ces problemes de droits de propriété. Les occupants avaient des droits peu précis. Depuis 2000, l’Etat malgache a transformé le droit de propriété coutumier des terres en droit moderne.