Concernant le procès Colonna :
Je suis d’accord avec la plupart des commentaires : c’était un procès piteux, mené par des magistrats dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils se sont montré partiaux, fort peu intelligents, peu intéressés par la manifestation de la vérité et trop enclins à satisfaire ce prince (notez la minuscule) qui pense encore nous gouverner.
Pour ce qui est du crime lui-même (car c’est un crime, n’est-ce pas ?), je ne suis pas de ceux qui voient des complots partout et, que je sache, les militants nationalistes qui l’ont commis ne sont ni des barbouzes ni des types qu’une officine quelconque aurait pu manipuler.
Ils ont commis cet acte en leur "âme et conscience" en croyant dur comme fer à leurs raisonnements fumeux et sans fondement… Pensant ressouder le mouvement par un acte d’éclat, ils ont tout foiré. Le crime n’a nullement profité, comme ils l’espéraient, à la "famille" nationaliste, mais il a mis en évidence une seule chose : en 40 ans d’existence, le FLNC et ses avatars successifs n’ont pas été fichus d’émettre le début du commencement d’une idée et sont retombés dans tous les travers du clanisme qu’ils s’étaient donné pour mission de combattre.
Je repose donc la question différemment : si Colonna est inncocent, qui est le coupable ?
Ni la justice, ni les flics, ni les membres du commando, ni la famille Colonna, ni les avocats d’Yvan, ni les journalistes n’ont été capables d’en désigner un autre.
Pourquoi ?
Concernant la Corse et les Juifs :
Je réécris ce que j’ai déjà écrit.
La Corse, pas très différente en cela du reste de la France, fut longtemps favorable au Maréchal. Et ce n’est qu’assez tardivement que la Résitance s’y est organisée, essentiellement autour des communistes (et de quelques gaullistes).
Quant aux troupes nazies, elles n’ont été présentes en Corse que 5 mois, de l’été à septembre 1943 (date le la Libération). Elles ne faisaient que passer.
Et c’est durant ce passage qu’ont été déportés les 70 juifs dont je parlais dans l’un de mes commentaires précédents.