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Commentaire de Roland

sur Calomniez, il en restera toujours quelque chose...


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Roland 13 avril 2009 20:34

Cher herbe 

Pardon, mais herbe est pour moi féminin.

Bref, Je parle d’affligeant pour l’article et pas forcément pour le personnage. Mais on ne peut pas dire que les propos rapportés dans cet article soient géniaux !

Que vous trouviez l’homme génial, pourquoi pas.

Encore une fois chacun est libre de penser ce qu’il veut. Sauf que comme Catholique, il ne l’est pas ou plus !

Que vous soyez agnostique, Chrétien, Bouddhiste, peu m’importe, c’est votre droit et je ne me permets pas de juger, pas plus que le feraient les autres Catholiques.

Comprenez seulement  que quand vous êtes en communion avec d’autres coreligionnaires, vous croyez en des choses communes, une même foi : le dogme.

Je suis obligé de me répéter : hors d’un dogme ou sans dogme, vous ne pouvez pas être en communion avec vos frères. Vous êtes seul.

La religion se distingue de la philosophie parce qu’elle ne procède pas d’un choix qui se ferait à la carte selon des affinités ou des choix intellectuels ou personnels. Une religion est un tout. Ou bien vous y entrez en acceptant la totalité de ces principes, ou bien vous restez en dehors.

Tous ceux qui critiquent l’église Catholique oublient ce principe fondamental. Si vous vous dites catholiques, c’est que vous croyez au dogme. Si vous n’y croyez pas, vous croyez peut-être en autre chose, mais vous ne pouvez pas vous réclamer du catholicisme. Il en est de même pour toutes les religions et même des partis politiques. Imaginez-vous qu’il suffit d’avoir une carte à l’UMP pour être UMP ?  Si, au sein de ce parti, vous commencez à tenir un discours communiste, croyez-vous que les autres UMP vous garderont longtemps dans leur camp ? C’est la même chose pour une religion !

 En attaquant le dogme et son gardien direct le pape, on cherche simplement à casser l’unité de l’Église. Une des hérésies commence avec le prêche que la croyance Catholique serait une question de liberté ou de convenance personnelle, ce qui est faux. Ceux qui s’attaquent à l’église le font pour justement faire autant de religion que de croyants. On voit très bien les finalités qui existent derrière cette prétendue libéralité religieuse, c’est l’hérésie généralisée, puis sans dogme, c’est l’apostasie.

Chez les Chrétiens et les Catholiques en particulier, cette libéralité est facile à mettre en œuvre puisque la foi est un principe qui est séparé de l’état, non pas depuis la Révolution, mais depuis son origine. Intrinsèquement le spirituel Chrétien à toujours été séparé du temporel, et ce n’est pas parce qu’il y a eu des périodes où ces deux principes se sont confondus dans les faits pour des raisons historiques que cela remet en cause cette dichotomie. 

Imaginez-vous la complexité, voire l’impossibilité, de ce principe dans l’Islam ou dans le judaïsme ? Cela reviendrait à ne plus respecter les lois. Ce serait alors l’anarchie. Aucun musulman, aucun juif n’acceptera jamais cette libéralité. Il faut en effet garder à l’esprit que des trois grandes religions monothéistes, seule la religion Chrétienne est une religion incarnée alors que les deux autres sont des religions du livre.

Ceci pour tenter de vous expliquer que si les attaques se font sur l’église Catholique, c’est parce que c’est déjà la religion la plus libérale - contrairement aux affirmations martelées - et donc la plus facilement attaquable. Jamais les Juifs et l’Islam n’accepteraient un centième des critiques faites contre l’église Catholique. Chacun peut le vérifier quotidiennement grâce à la dénonciation systématique des actes qualifiés d’antisémites ou en se souvenant de l’affaire des caricatures. Qu’un cimetière Catholique soit profané ou qu’une église brûle, cela ne soulève aucune indignation, sauf des Catholiques il va de soi.

C’est aussi le vieux principe de diviser pour mieux régner, car ne nous leurrons pas, si l’on cherche à combattre l’Église c’est par ce qu’elle est un pouvoir ou un contre-pouvoir, c’est selon.

Et pour en revenir à Hans Küng, au final, il pêche cette libéralité et pour une multiplicité de croyances, puisqu’il ne voit en la croyance en Dieu qu’un confort personnel : un Dieu simplement assujetti à l’homme.

Pour un vrai Catholique, cette affirmation est une hérésie.


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