icare, je ne vous suis ni sur l’innocuité de la confusion entre soupçon et présomption en matière judiciaire, ni sur celle de la confusion entre désaccord et polémique sous le clavier d’un journaliste.
Présumer comme vous le faites qu’il serait ’anecdotique’ de confondre la présomption, qui est un a priori, avec le soupçon, qui est une hypothèse, ce serait dire qu’on pourrait remplacer notre « présomption d’innocence » par le « soupçon d’innocence », et que vous ne verriez pas d’inconvénient notable à être accueilli au tribunal par un juge qui vous dirait pour entrer en matière : « asseyez-vous, je présume que vous êtes coupable », et qui poursuivrait en vous disant « je vous soupçonne de vouloir rejeter le crime commis sur d’autres ».
trouveriez-vous cela « anecdotique » ? je ne le crois pas, et j’ajoute que vous auriez raison.
Quant à la confusion entre désaccord et polémique, je la soupçonne de faire peu de cas de l’étymologie qui veut que polémique signifie guerre ; or, je présume que vous savez bien qu’ « on peut ne pas être d’accord sans être fâché », et que l’application de cette maxime rend des services inestimables dans la vie de tous les jours.
Ne me dites pas que vous n’en avez jamais soupçonné l’utilité !