C’est toujours le même intégrisme sexiste un peu partout dans le monde.
Nous vivons une époque de régression générale.
Régression des droits, régression économique, régression sociale, régression politique. Bref, finie l’époque des lumières, de la liberté, de l’égalité. Nous assistons à une chronique de l’enferment progressif. Les époques de crise sont ainsi, les idées raccourcissent et les jupes s’allongent.
Sous la férule d’un président néoconservateur et stochastique, toutes les institutions décrètent des interdits de toute part. Contrairement à 68 où il était interdit d’interdire, désormais tout ce qui n’est pas officiellement autorisé est strictement interdit. L’Etat de droit se transforme en Etat de devoir, sans contepartie aucune. On n’est rien, et on peut devenir SDF à tout moment, mais il nous est interdit toute liberté. Pour les pauvres, bien sûr. Car dans la High Society, qui oserait fustiger un décolleté osé ou une jupe laissant appraître la courbure des intimités ?
Modèle sociétal à deux vitesses, comme en Afghanistan, en plus cool, bien sûr. Mais le mécanisme est le même : des décideurs décident de ce que les décidés doivent suivre, y compris dans leur comportement personnel.
Il suffit d’un recteur, ou proviseur, ou autre, ultrapuritain, et toute la France se retrouve en uniforme.