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Commentaire de Bulgroz

sur Ce n'est pas parce qu'ils n'en ont rien à foutre qu'on va se priver de leur donner notre avis !


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Bulgroz 3 octobre 2009 13:37

Hervé3

Au moment de l’ouverture à la concurrence des services postaux et de sa transformation en EPIC, La Poste a demandé à être soulagée du surcoût des retraites de ses fonctionnaires. Son raisonnement était basé sur « l’équité concurrentielle » 

Le gouvernement a accepté cette demande et a gelé la contribution de La Poste au financement des retraites de ses fonctionnaires au niveau de 1997, soit environ 2 milliards € par an indexés sur l’inflation. Le surplus, en croissance très rapide, est financé par l’État. En 2009, cette charge prise en compte de l’état et ne figurant pas dans les comptes de la Poste est de 1 milliard.

En 2006, La Poste a estimé que la réforme de 1997 était insuffisante pour lui assurer« l’égalisation des conditions de concurrence avec les nouveaux entrants ».

La « contribution libératoire » versée par La Poste à l’État sera progressivement abaissée pour la ramener en 4 ans à un taux identique aux taux appliqués dans le secteur postal et le secteur bancaire privés.

En contrepartie, la charge pour l’État augmentera très fortement, elle aura été multipliée par 2,5 de 2005 à 2010. Grâce à cette mesure, la charge retraite de La Poste a diminué de 522 millions d’euros entre 2006 et 2007, lui permettant de faire apparaître un résultat net progressant de 811 M€ en 2006 à 943 M€ en 2007, en augmentation de 16%. Sans ce rabais, le résultat net aurait baissé de 35%.

Donc, quand vous voyez que la Poste affiche un résultat net positif, n’oubliez pas ce que l’Etat prend en charge au titre des retraites que la Poste ne financer à 100%.


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