Bonjour,
Il faut comprendre que les employeurs risquent de devoir gérer à court terme maintenant le DIF dans les pires conditions qui soient...Faute d’avoir su gérer le DIF de manière rationnelle lorsqu’il en était encore temps, en 2004.
Maintenant le risque est maximal .
Il faut savoir qu’il n’est pas possible de cumuler plus de 120 heures de DIF ce qui signifie qu’un nombre important de salariés verront leur crédit d’heures gelé dans quelque mois faute de l’avoir utilisé en tout ou partie.
Par ailleurs, il faut également savoir qu’en cas de licenciement, il est quasiment pas possible d’obtenir une formation à hauteur du crédit d’heures acquis et la portabilité que l’on nous annonce ne changera rien à cette réalité.
Jusqu’à présent, les employeurs ont spéculé sur l’ignorance (voire sur une certaine inappétence pour la formation) et on utilisé toutes les manœuvres dilatoires possibles et imaginables (et de manière le plus souvent illégale).
Maintenant, ce n’est plus vraiment possible...
Beaucoup de salariés ignorent ces petits « détails »...Et combien savent que non seulement leur employeur leur « offre » une formation tous frais payés (du moins les frais de transport et d’hébergement éventuels) mais que de surcroît, ils sont aussi payés pour se former (y compris en cas de formation hors temps de travail - situation où ils touchent une sorte de « prime » (allocation de formation égale au nombre d’heures utilisées hors temps de travail X 50% du taux horaire net moyen)
On sait très bien que les budgets ne sont pas inépuisables...Mais tout de même, le DIF existe depuis 2004 et les crédits d’heures ont été acquis de manière progressive. Un gestionnaire avisé, face au problème organisationnel et financier induit devait faire en sorte d’étaler au maximum dans le temps les dépenses inhérentes au DIF...
Un forum de discussion sur le DIF : http://www.le-dif-en-questions.fr