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Commentaire de l ecolo

sur Les « anti réchauffistes » en naufrageurs de l'humanité


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l ecolo 6 novembre 2009 18:12

à jcm pour son article du 6 novembre dans lequel il écrit : « Il n’est aucunement question dans mon propos de songer à priver ces pseronnes de tribune ou de parole : je suis profondément favorable à toutes les libertés d’expression. Mais face à toute expression libre que l’on juge erronée il faut savoir opposer une réponse susceptible de relever les erreurs et les corriger autant que possible. »

Ce propos vous honore.

Vous avez pourtant commencé votre article en critiquant la qualité de ceux qui présentent des thèses opposées à celle du « réchauffement climatique », les traitant de « non climatologue et pire des non scientifiques » pour les exclure du débat, comme si un diplôme conférait le droit imprescriptible d’imposer sa volonté dans un domaine ou dans un autre.

Vous continuez en critiquant leur équipement supposé, vous indignant de : « leur matériel restreint », et vous insistez sur « la faiblesse de leur matériel scientifique » mais en vous gardant bien de préciser en quoi consistent ces prétendues carences.

Vous vous en prenez en suite à leur méthodes de travail, en méprisant ce que vous appelez leur « approches hâtives » et le « ridicule de leur argumentation », mais sans vous risquer à citer et de démolir ces arguments.

Vous en arrivez au persiflage : « à se demander si les mots »preuve« et »élucubration« n’ont pas le même sens à leurs oreilles », mais le persiflage n’est en rien un argument, c’est au contraire l’aveu d’une absence totale d’arguments.

Enfin, vous tombez au plus bas en stigmatisant : « un courageux géologue intoxiqué par un excès de mammouth » qui est une moquerie proche de l’insulte.

Surtout, vous traitez avec dédain les contestataires, ceux qui osent ne pas adhérer à la pensée unique, de « chercheurs d’aiguille dans une botte de foin ».

Mais, jcm, tout individu, scientifique ou non scientifique, spécialiste ou non spécialiste, qui part à la recherche ne serait-ce que d’une toute petite partie de la vérité, est « un chercheur d’aiguille dans une botte de foin ». Et il se considère heureux s’il n’a qu’une seule botte de foin à explorer.

Et vous dictez votre loi comme si vous étiez en mesure de l’imposer au monde entier : «  Nous devons donc nous en tenir à ce qui représente »le meilleur état de la science à ce jour« . »

Mais, non, jcm, nous ne devons pas suivre aveuglément ceux que vous vous donnez comme chefs du troupeau.

Vous voudriez qu’on ne tînt aucun compte des suggestions de ceux que vous appelez les « non climatologues » et les « non scientifiques » alors que vous-même tenez un discours qui, à l’opposé de la démarche scientifique, n’est qu’une longue accumulation de dénigrements et d’accusations non fondées.

Ces « non climatologues » et ces « non scientifiques » que vous vitupérez ont, eux, le mérite d’avoir travaillé pour élaborer les théories qu’ils nous détaillent et pour trouver les failles des raisonnements officiels qu’ils nous exposent.

Ces « non climatologues » et ces « non scientifiques », eux, présentent l’argumentation et les données sur lesquelles ils ont basé leurs conclusions.

En ce qui concerne les données, par exemple, Vincent Courtillot – non climatologue qui ne s’en cache pas, mais membre de l’Académie des Sciences – nous révèle : « Nous avons demandé aux chercheurs de ce centre de nous donner leurs observations pour que nous puissions les vérifier, les retravailler et mieux comprendre comment ils avaient fait. À notre grande surprise, ceci nous a été refusé. »

Vous devriez admettre qu’il est inquiétant que les données qui servaient à forger les décisions non seulement des climatologues mais également de tous les dirigeants de la planète soient inaccessibles et invérifiables.

Et, lorsqu’en cherchant on se rend compte qu’elles ont complètement disparu, les données de base, ça ne vous paraît pas étrange, voire bizarre ?

Et sachant cela, vous pouvez défendre un système qui ne repose sur rien ?

Et vous admettez que des décisions qui engagent l’humanité soient prises à partir de données parfaitement incontrôlables ?

Eh bien, pas moi.


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