Si l’on regarde ces évolutions à l’aune des objectifs réels de l’état, à savoir détruire la santé publique en vue de privatiser tout ce qui peu l’être, alors tout est cohérent et prend son sens.
La pénurie est voulue et organisée. De cette façon, les soins seront de mauvaise qualité dans les hôpitaux publics et il sera alors facile de réorienter la clientèle solvable vers le privé. C’est la tactique habituelle.
Quant aux meilleurs salaires dans le privé que dans le public, il ne faut pas rêver. Une fois que les seuls débouchés des infirmiers seront dans le privés et qu’ils seront en compétition obtenir un poste, nous pouvons être certains que les salaires vont s’effondrer. Et si jamais il venait à ne pas y avoir suffisamment de concurrence parmi les infirmiers pour faire baisser suffisamment les salaires, il suffira alors de déclarer ce métier comme en difficulté de recrutement afin d’attirer tous les infirmiers des pays à bas salaire qui seront heureux d’aller gagner un SMIC ici.
Tant que le combat ne sera mené que par catégorie, cela ne mènera nulle part. Tant que l’ensemble des salariés ne défendra pas ses droits sans se contenter de défendre son propre petit pré carré, la casse sociale continuera.