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Commentaire de Jean-Pierre Llabrés

sur Réforme des retraites : le grand bluff


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Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 juillet 2010 13:59

La joute intellectuelle à laquelle me convie « si aimablement » JL a déjà eu lieu précédemment, en pure perte car sa pensée économique se résume à cette phrase d’anthologie :
« Ce que vous proposez - je parle de la constitution [ NdR : par l’épargne ] de ce fonds de pension collectif [ NdR : et privé ] - ce n’est rien d’autre qu’un endettement » (sic).
Ainsi, pour lui : Épargne = Endettement ! ! ! ...

N’ayant pas de temps à gaspiller, je ne compte plus y participer.
Les lecteurs particulièrement curieux de la prose et des raisonnements de JL peuvent se reporter au « dialogue » précédent survenu à l’occasion de la publication de l’article :
Moralité et capitalisme ainsi que les commentaires qui suivent...
Bon courage !

P.S. :
Je me suis aperçu que je n’avais pas répondu à de « pertinents » « arguments » antérieurement avancés par JL. Qu’il veuille donc bien me pardonner d’y répondre tardivement.

1)
« Le vieux coup du mec de gauche qui ne l’est pas »

Par JL (xxx.xxx.xxx.240) 9 juin 10:52

De deux choses, l’une : ou bien ce fond de pension national exploiterait les travailleurs du monde entier, ou bien il ne le ferait pas.
Dans le premier cas je me refuse à discuter de la faisabilité d’un tel système, par principe.
Dans le second cas, et puisqu’on serait alors dans un jeu à somme nulle, je ne vois comment ce fond de pension national pourrait être efficace et équitable.

Dans le premier cas, ce fonds de pension national, investi dans l’économie marchande réelle, c’est-à-dire dans tout type d’entreprises, serait géré par les représentants élus de tous nos compatriotes. Ces représentants pourraient donc, tout en préservant la rentabilité des entreprises contrôlées par le fonds de pension national, infléchir leur stratégie de manière à ce qu’elles n’exploitent pas (plus) les travailleurs du monde entier.

2)

« C’est quoi un réchauffiste ? »

Par
Jean-Pierre Llabrés (xxx.xxx.xxx.82) 11 juin 07:59
Qu’entendez-vous par :
dans le second cas, on serait alors dans un jeu à somme nulle ? Somme nulle entre quoi et quoi ?

Par JL (xxx.xxx.xxx.240) 11 juin 08:39
« un jeu à somme nulle désigne une répartition : vous pouvez répartir comme vous voudrez des biens, la somme des avoirs restera constante ».

Désolé de vous contredire mais un « jeu à somme nulle » n’est pas une « répartition ».
Dans un jeu à somme nulle, une valeur X (profit, par exemple) est annulée par une valeur Y (perte, par exemple) de telle sorte que : X + Y = 0. Il y a destruction totale et définitive de la valeur X.

En revanche, si vous procédez à la répartition d’une valeur X entre N personnes, chacune d’elles recevra (X / N) de telle sorte que (X / N) x N = X qui demeure donc pérenne.

En conséquence, dans le second cas, ce fonds de pension national serait, à la fois, efficace et équitable contrairement à votre affirmation.


3)

Dans un commentaire de mi-juillet (que j’ai fait supprimer car JL m’y insultait), JL me faisait remarquer que j’avais retenu une de ses phrases (
« Ce que vous proposez - je parle de la constitution [ NdR : par l’épargne ] de ce fonds de pension collectif [ NdR : et privé ] - ce n’est rien d’autre qu’un endettement » (sic). Et je concluais donc : ainsi, pour lui, Épargne = Endettement ! ! ! ...) sans tenir compte de celle qui précédait (« Et que dire, de cette proposition d’investir dans la finance aujourd’hui, autrement dit de s’endetter alors que le pays croule déjà nous dit-on, sous la dette ? »).
[cf.
C’est quoi un réchauffiste ? Par JL (xxx.xxx.xxx.240) 11 juin 08:39]

Ses commentaires montrent, à l’envi, son intelligence, son objectivité et son honnêteté intellectuelle. Il ne fait aucun doute qu’il a minutieusement étudié mes textes afin de mieux pouvoir les critiquer.
Aussi, il sait donc pertinemment que, dans ma proposition, j’exclus l’État de toute participation à l’effort d’épargne pour la constitution de ce fonds collectif et privé.
Il en résulte que sa remarque sur l’impossibilité de l’État à participer à tout effort d’épargne, en raison de son endettement, est nulle et non avenue.
En conséquence, sa phrase d’anthologie :
« 
Ce que vous proposez - je parle de la constitution [ NdR : par l’épargne ] de ce fonds de pension collectif [ NdR : et privé ] - ce n’est rien d’autre qu’un endettement » (sic).
demeure telle quelle dans sa majestueuse absurdité : Épargne = Endettement ! ! ! ...



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