L’auteur nous fait une sorte de théorie malthusianno-marxo-poujadiste... Il cumule au moins deux erreurs.
L’erreur malthusienne : croire que les ressources sont limitées. Cela est évidemment faux, puisque l’univers est doublement infini (infiniment grand, infiniment petit). Il est vrai que l’hypothèse actuelle est que le pétrole est d’origine biotique, mais c’est fort peu probable. Titan recèle une grande quantité d’hydrocarbures. Les hydrocarbures ne sont donc pas nécessairement limités à court terme, ni à moyen terme (voir théorie abiotique du pétrole).
L’erreur marxiste : croire que le capitalisme est un système. C’est faux, et pour le démontrer, je dois en revenir à l’étymologie. Capital vient de caput, capitis qui signifie tête en latin, et en particulier de capitalis, adjectif qui signifie « qui concerne la tête » qui a pris le sens, par métaphore, de « ce qui est le principal », « ce qui vient en premier », « ce qui est le plus important » d’où la ville capitale, première ville d’un pays. D’un point de vue économique, ce qui est « capital » est ce qui permet de produire d’autres biens (les infrastructures de production). D’un point de vue économique, pour parvenir à une prospérité, il est essentiel de développer ce qui est « capital » en économie. Pour exprimer ce courant idéologique visant à développer de ce qui est « capital » en économie, il suffit d’adjoindre le suffixe -isme, d’où le terme de capitalisme.
Maintenant, pour ce qui est de l’appropriation par certains de ce capital économique, il s’agit d’un problème face à la gloire : certains ont la mégalomanie de vouloir tout contrôler, tout posséder, c’est un fait, ce sont des comportements humains relativement classiques. Il s’agit donc d’un problème de mœurs, un problème religieux, problème que le christianisme avait pour fonction de réguler (renoncement bien compris à une partie de la gloire, par la promesse d’une vie après la mort). Les excès du capitalisme s’accélèrent ainsi dès le reflux du christianisme (au XIXème siècle). Le communisme, athée, n’a pu l’endiguer, puisque, une fois le capital approprié, les prolo-dictateurs se sont comportés aussi mal, voire pire que les bourgeois libertins. Le marxisme veut ainsi voir l’effet d’un système (et recherche le système magique) tout en niant le problème de mœurs (l’opium du peuple), ce qui prive ses partisans de toute solution appropriée.
J’ajouterais aussi une troisième erreur, historique, c’est de considérer que le progrès commence au XIXème siècle. C’est évidemment totalement faux. La science occidentale a décollée dès le XVIIème (Fermat - diffraction -, Pascal - hydraulique -, Leibniz - mécanique, calcul différentiel -, les Bernouilli - thermique, cinétique des gaz, élasticité -, Lavoisier - chimie -, Franklin, Coulomb - électricité ...). Pourquoi ? Les mœurs pacifiées de la société ont permis la recherche en toute bonne foi...