L’Europe, pour les grecs, était la Thrace actuelle (turquie+bulgarie).
L’Asie était le région entourant Smyrne (Izmir), Ephèse, Pergame.
Il y a eu extension de ces désignations au cours des siècles. Les géographes ne reconnaissent plus désormais que le continent eurasiatique, traversé par la même barrière montagneuse, de la Sicile au Viet Nam en passant par les Alpes, les Carpathes, le Balkan, le Taurus, le Caucase, l’Indou Kouch, l’Himalaya.
Donc, pas de différence géographique.
Les peuples Indoeuropéens (Hindous, grecs, Celtes, Italiotes, Germains, Slaves,... viennent de Dzoungarie, située actuellement entre le Sing Kiang chinois (Urumqi) et l’Uzbekistan (Tashkent, Samarkand).
Les peuples mongoloïdes viennent du nord de la chine et on colonisé l’Asie Centrale, l’Amérique,..., et ce que nous appelons l’Europe. Il y a de beaux restes de ces peuples parmi les hongrois (magyars et huns), et les finlandais et estoniens. Les turcs sont bien plus proche de ces peuples que nous. Les russes viennent du mélange de Vikings, de Slaves et de Mongols (la Horde d’Or).
Donc pas de différence ethnique majeure qui justifierait une telle attitude de la part de ces députés. Il en est de même pour les langues, car les langues turcomanes sont assez proches des finno-ougriennes (magyars).
Historiquement, l’empire ottoman s’est développé d’abord en Thrace, donc dans le lieu mythique qui s’appelait Europe. Il s’y est développé 150 à 100 ans avant de prendre Constantinople, qui, je le rappelle, doit surtout sa décadence à la croisade de 1204 où les francs ont pillé la ville.
Rappelons aussi l’alliance de Suleyman avec Louis XIV contre l’Autriche.
Donc l’histoire ne nous permet pas de rejeter la Turquie.
Il reste donc les us et coutumes et la religion. Et en particulier la place de la femme. Est-elle soumise à plus de violence en pays musulman qu’en pays laïc comme la France ou qu’en pays catholique comme la Pologne. Je ne sais. Mais c’est évidemment ce genre de considérations qui devrait nous aider à porter un jugement sur les turcs et surtout sur nous.