Les guerres rendent la vie intense, la proximité de la mort exacerbe les sentiments et les passions, c’est connu depuis longtemps. Vive la guerre qui donne du sel à la vie !?
Vous oubliez qu’à cause de la mondialisation, de la poussée des pays émergents (c’est leur droit) le simple fait d evivre, de garder son boulot, d’élever une famille, de garder un logement, de lutter contre le déclin inéluctable amené par les années, tout cela est un terrible combat qui suffit à pas mal d emonde par chez nous ! Pour les autres, même si les combats de gladiateurs sont interdits, on a le saut à l’élastique, l’engagement dans les commandos, la roulette russe, l’humanitaire (bien que vous en soyez déçu), la vie associative, l’aide bénévole aux autres.
En fait, on pourrait soutenir que la recherche et l’idéalisation de l’adrénaline et du frisson sont des attitudes égoïstes et juvéniles, adolescentes. Vos capacités intellectuelles vous autorisent à trouver des voies d’épanouissement plus ambitieuses que la vie débridée à cent à l’heure, qui n’est qu’une apparence de liberté.
C’est même le thème central du roman de Jack London « Le loup des mers », l’auteur lui-même étant tiraillé entre ces deux tendances, toutes deux brillantes en lui, la force physique et mentale d’une part, et l’idéaliste social de l’autre. Il a toujours regretté qu’on y voie un roman d’aventure alors qu’il s’agit d’un conte philosophique. L’auteur a tranché en faveur de la société et de l’humanisme, mais en laissant paraître un faible pour le personnage fort et libre, Loup Larsen, et son frère encore plus sauvage car non « contaminé » par la société.
Mais lui comme vous oubliez ou faites semblant d’oublier que les sociétés primitives sont très codifiées, pleines de tabous et de rituels à respecter absolument.