Merci à l’auteur pour ce travail de recherche, dont ma pauvre culture sur le sujet ne saurait valider ou invalider la pertinence, en conséquence de quoi il me serait bien impossible d’émettre aucune critique.
Néanmoins le sujet m’intéresse et je suis toujours avide de nouvelles informations.
J’ajouterais néanmoins au passage mon petit fil au tissage, à l’intention des relics-addicts : fût-il authentique, ce suaire, et saint soit-il ou pas, qu’est-ce que ça change au message de Celui qu’il est supposé représenter, à part avoir sur sa commode ou sa télé une photo des disparus qu’on a aimés ?
Chercher une preuve physique, voire scientifique, de son passage sur Terre, n’est-ce pas la démonstration d’une faille de la foi ? Qu’y a-t-il à démontrer, en dehors de l’universalité de son message, celui pour lequel justement, il est censé avoir été mis à mort... comme tant d’autres d’ailleurs ?
S’il est authentique, fort bien ! Oh, super, alléluia, on a vu le visage de Jésus ! Et alors , ça change quoi à la misère du monde qui était son principal souci ? Ça doit lui faire une belle jambe, au Jésus, qu’on l’ait reconnu sur la photo de promo ! A la lecture des témoignages que sont les évangiles, personnellement je n’ai pas eu l’impression qu’il ait cherché à concourir pour Super-Star.
Alors où est l’intérêt ? Se mettre à genoux devant l’image en récitant des prières et en allumant force cierges ? Hmmmff... tout ça sent un peu l’idolâtrie...
Pour me résumer : si le Suaire de Turin est une supercherie, pas de quoi fouetter un chat, les supercheries courent le monde. S’il représente authentiquement le visage de Jésus, ouais, bon, et alors, ça ajoute ou enlève quelque chose à ce qu’il a dit et fait ?
Alors où est le sujet de controverse ?
Je retiens de l’article (et d’autres que j’ai lus sur le sujet) les opportunistes revirements du Vatican, toujours à l’affût d’un vecteur susceptible de canaliser vers la banque du même nom les deniers des généreux donateurs... jusqu’au denier centime d’euro du denier du culte.
Beuuuurk.
Souvenons-nous que ce même Jésus dont l’image est ici en question, a mis à mal un jour de ras-le bol et de divine colère les étals des marchands du temple.