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Commentaire de Ph.Antonetti

sur Yvan Colonna, faux coupable ou vrai innocent ?


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Ph.Antonetti 12 juin 2011 01:06

Il y a dans cette affaire des faits incontestables, des éléments sujets à caution, des soupçons forts sur la sincérité de certains intervenants et des interprétations diverses et variées Nous avons aussi l’expression de préjugés plus ou moins méprisants, plus ou moins haineux. Dans les faits incontestables , nous avons par exemple des témoins directs qui disent depuis 13 ans qu’ils ne reconnaissent pas l’accusé, mieux, qui le mettent totalement et avec constance hors de cause. Nous avons aussi dans les faits, l’absence totale de la moindre preuve matérielle, trace ADN, téléphonie ou autre. Dans les éléments douteux, nous avons les conditions de recueil des aveux, gardes à vue poreuses ; gardes à vue injustifiables en droit des épouses, mensonges de certains enquêteurs, procédures plus que suspectes, actes délictueux voire criminels de certains policiers. Le faux avéré du commissaire Frizon est passible de très longues années de réclusion criminelle.Quant au Capitaine Lebbos, ses turpitudes innombrables suffiraient à disqualifier n’importe quel citoyen ordinaire. Les magistrats instructeurs ont passé leur temps à se tirer dans les pattes au point que la famille Erignac a du les appeler à la raison dans la presse. Le juge Bruguière est d’ailleurs mis en cause par son successeur à l’antiterrorisme sur de nombreux dossiers dont récemment l’attentat de Karachi. La juge LeVert, elle, a reconnu à la barre en 2009 que les agresseurs du préfet étaient deux et non trois, comme elle l’écrit elle-même dans l’acte d’accusation. Alors que la défense d’Yvan Colonna n’est même plus là pour la titiller. Les membres du commando condamnés sont revenus, tous, sur leurs aveux impliquant Colonna. L’ont-ils fait de façon réellement crédibles ? Chacun, en fonction de ses préjugés a son interprétation. Peu se posent la question de savoir si leurs aveux l’étaient, crédibles ! A l’évidence, non, puisque les enquêteurs ont cherché, c’est avéré, à tordre les faits pour que ceux-ci correspondent aux prétendus aveux, preuve s’il en faut, que les enquêteurs eux-même n’y ont jamais cru ! Il ne reste à l’accusation que l’interprétation, souvent de mauvaise foi, de non-dits, de silences, l’évocation de pressions occultes, jamais étayées. Reste aussi la production rocambolesque d’une...photocopie, dont les conditions de son apparition relèvent d’une série Z scénarisée par un adolescent boutonneux. Pièce dont la crédiblité réside uniquement dans la personnalité apparemment irréprochable du messager, appuyée par un plan média semble-t-il organisé.
 Dans ces conditions, et avec la décision prise par la Cour de motiver son verdict, il parait inconcevable qu’Yvan Colonna soit reconnu coupable.


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