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Commentaire de jesuisunhommelibre

sur Non à la règle de plomb


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jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 1er septembre 2011 18:07

Les veaux, sont ceux qui acceptent de se faire tondre ! 

Ce n’est surement pas en augmentant les impôts, que l’on va sortir de l’ornière. Un peu moins d’idéologie, et un peu plus d’observation, montre que, paradoxalement, quand un pays diminue ses taux d’impositions, les rentrées fiscales augmentent !

Et oui ! l’argent qui n’est pas gaspillé par l’état, est investi dans les entreprises et génère de la richesse et donc des impôts.

La seule est unique solution, que ne propose ni la droite au pouvoir ni la gauche, c’est de recentrer l’activité de l’état sur ses fonctions régaliennes, et de déléguer les autres services publics à des entreprises privées (ou des associations ou fondations).

Actuellement, nous avons 30% de fonctionnaires en plus de l’Allemagne, avec une population moindre. Y aurait pas un hic ? L’administration allemande serait-elle moins efficace ?

Le cout par élève au collège ou au lycée coute environ 2000 euros de plus par an dans le public que dans le privé, même en y intégrant les frais pris en charge par les familles (pour le privé), et cela avec strictement le même cahier des charges, et pour des résultats de moins bonne qualité.

Aucun argument ne peut justifier le quasi monopole de l’éducation nationale et le status de fonctionnaires des enseignants. Quoi ! vous seriez capable de choisir votre boulanger, votre voiture et même votre médecin, et vous seriez incapable de choisir un professeur ?
La gratuité de l’enseignement n’a rien à voir avec ce status. Un chèque éducation par enfant rend cette objection caduque.

Pourquoi une infirmière de l’hôpital a aussi le status de fonctionnaire, alors qu’une infirmière libérale ne l’a pas ? En quoi sa fonction, sa responsabilité, ses compétences sont-ils différents. Si, il y a bien une différence, sur les mêmes missions, avec les même contraintes, l’hôpital publique est 40% plus cher qu’une clinique privée. Comment s’en étonner, quand l’organisme gestionnaire est le même que l’organisme payeur et le seul juge : La Sécurité Sociale !

Ce n’est pas 3% de déficit, qu’il faut accepter, mais au contraire, il faut imposer des exercices positifs afin de ne pas reporter cette dette colossale sur nos enfants.

De trop nombreux organismes, dilapident l’argent des contribuables, pour un piètre service rendu : Pole emploi, Oseo...

L’exemple d’Oseo (ex- Anvar) est aussi particulièrement parlant : Organisme charger d’aider la création de start-up grâce à du capital-risque. Comme il s’agit d’investir des sommes qui n’appartiennent à personne (spoliation des contribuables), les experts chargés de la distribution de cette manne ne se sentent aucune responsabilité dans la réussite ou l’échec des « jeunes pousses » subventionnées.

Résultat, cet organisme, s’il est capable de dire combien il a dépensé, et à combien de projets il a participé (c’est bien le moins), est incapable d’annoncer des résultats concrets : Nombre d’entreprises s’étant fortement développées 5 ou 10 ans après !

Combien de start-up financées par Oseo ont atteint une taille honorable ? Où sont les Facebook, Google, Apple français créés grâce à l’argent d’Oséo ? Personne ne sait !

En terme d’emplois créés, le rapport capital/emploi est piteux.

Les seuls qui sont satisfaits sont ceux qui sont appointés par ces organismes (plus de 53% des députés, sont soit directement fonctionnaires, soit sont payés par des organismes financés directement ou indirectement par l’état).

En voilà des vrais niches !

Et leur suppression serait tout de même plus juste que de multiplier par deux le taux d’impôt sur les mutuelles !

Plus de 50% de ce que chacun gagne est capté par l’état. Et n’allez pas croire que si vous n’êtes pas imposable, vous n’êtes pas concerné : Quand les banques sont taxées, auprès de qui répercutent-elles ce surcout ?
Quand les charges des entreprises augmentent, au final, où croyez-vous que le différentiel va apparaitre si ce n’est sur la feuille de paye (l’autre alternative étant la délocalisation) et sur l’augmentation du prix final des produits et services ?

Donc, soit en tant que salariés, soit en tant que consommateur, nous payons l’intégralité du poids faramineux de ce méga-état.

Où sont les veaux ? Ce qui en redemandent, ou ceux, plus modestes (moins d’idéologie et plus de pragmatisme et d’observations des expériences des autres pays) et plus lucides qui dénoncent ces dérives ?


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