Cela dit ce phénomène est aussi très commun depuis quelques temps. La science est souvent emprunte de présomptions, ce qui tend à donner des idées préconçues. C’est lié à l’orgueil du savant qui veut tout expliquer. Ces idées à priori sont un paradigme d’interprétation, c’est-à-dire qu’elles vont servir de cadre pour interpréter les faits.
Autrement dit, la synthèse existe à priori, et les faits y sont rangés à postériori, éventuellement en forçant un peu.
Dans le paradigme commun, ranger cette découverte faite au mont Beuvrais dans la case « échange commercial de Bibracte avec la Bohème », est finalement assez logique - sauf que les documents ne rapporte pas de tels échanges.
Mais il faut en effet remarquer que c’est aussi en accord avec votre théorie, Mr Mourey, de considérer le Mont Beuvrais comme le site d’installation des Boïens (Gorgobina), tel que rapporté par César. Autrement dit, vos hypothèses ont « prédit » cette découverte.
L’Archéologie « par la pioche » est intéressante, non pas en soi car c’est alors un simple empirisme, mais pour tester une hypothèse. C’est d’ailleurs ce qu’ils font au Beuvrais, ils tentent de découvrir la preuve qu’il s’agit de Bibracte. Sauf, évidemment, qu’étant trop pressés à mettre en valeur commercialement le site, ils l’ont assumé être Bibracte sans avoir la preuve.
L’Archéologie « par la pioche » vous aiderait bien pour tester vos hypothèses. Las, le service de l’archéologie Française n’est pas au service des Français archéologues amateurs, mais il est utilisé exclusivement pour le propre compte des idéologues à sa tête pour tester uniquement leurs hypothèses. Ces gens détournent en fait le service public pour en faire leur petite tyrannie personnelle dans leur domaine...