Maintenant, puisque vous essayez de dériver le mot réel à partir du latin res, il vous faudra prendre son synonyme causa, ce qui fait que, par dérivation, réel est équivalent à causal.
Enfin sachant que le mot rien est généralement un raccourci pour ne...rien, sa dérivation analogue et correcte est le mot irréel.
Bref, vous dites que le réel est comme l’irréel...
Avec ce genre de principe posé en amont, tout devient possible. La pensée prend déjà un tour paradoxal. Big brother n’y est pour rien, c’est vous, sur ce coup qui vous êtes pris les pieds dans le tapis, par sophisme.
Et c’est bien sur ce genre de sophisme que repose l’idée de démocratie.
En effet, nous pouvons, de manière virtuelle, dériver nos mots les uns des autres, par composition. Mais cela ne signifie pas que ce mot va désigner une chose fonctionnelle en politique.
Je pourrais, par exemple, inventer un concept de gouvernement par simple composition de mots : simius + Kratos = le gouvernement par des singes = simiocratie.
Mais cela ne signifie pas que ce modèle de gouvernement soit bon...
En fait, démocratie est, de manière intrinsèque, un faux mot, certes bien dérivé, mais inefficient à désigner quelque chose de réel...
En effet, le peuple (démos) peut se définir comme tous les gens qui ne gouvernent pas.
A peine une personne du peuple entre au gouvernement, déjà il sort de la catégorie « peuple », pour entrer celle de « gouvernant »...
Donc démocratie ne veut rien dire de réel, c’est un mot qui aboutit à quelque chose de parfaitement impossible, c’est un pur sophisme.
Il y a eu le même genre de problème avec le communisme. Les prolétaires étaient sensés prendre le pouvoir. Mais, évidemment, à peine un prolétaire a-t-il pris le pouvoir que déjà il n’était plus contraint d’obéir, mais voué à commander, ce qui l’a fait sortir de la catégorie objective des prolétaires. Donc la dictature du prolétariat, c’est du sophisme, le prolétaire qui s’est mis à dicter n’était rien d’autre qu’un dictateur pour ceux qui sont restés prolétaires...