Par Violaine Le Gall le 15/06/2009 pour L’AGEFI Quotidien - Edition de 7H
En décembre dernier, l’Equateur a annoncé un défaut hors normes. Alors
qu’il avait les moyens de payer le service de sa dette, le pays a décidé
qu’il ne verserait plus les intérêts sur certaines obligations. Ces
titres émis par le précédent gouvernement avaient été jugées illégitimes
par le nouveau. Deux émissions obligataires, de maturité 2012 et 2030
et représentant 3,2 milliards de dollars, sont concernées. Une fois ces
titres décotés, l’Equateur a lancé une offre de rachat, avec une légère
prime. L’opération vient de prendre fin. Elle a permis au gouvernement
de Rafael Correa d’acquérir 91 % des obligations décotées au prix de 35
centimes pour un dollar. Après avoir proposé 30 centimes, le
gouvernement a accepté de relever son offre.
L’Equateur entend à présent renégocier le solde de sa dette.
Contractée principalement auprès d’institutions internationales telles
que la Banque mondiale, elle représentait 10 milliards de dollars fin
décembre. Cette fois-ci, Quito devrait privilégier l’arbitrage à
l’option plus radicale du défaut. « La République souhaite toujours avoir des relations positives et équilibrées avec la communauté financière internationale », a voulu rassurer Maria Elsa Viteri, la ministre des Finances, jeudi dernier.
« Nous sommes un exemple pour les autres pays endettés », a
déclaré le président Rafael Correa. Les dettes doivent être remboursées
mais pas celles qui sont illégitimes, a-t-il poursuivi. Les autres
nations émergentes ne devraient cependant pas imiter l’Equateur. Le
défaut de ce dernier, qui est considéré par certains gestionnaires comme
une manipulation de marché, peut en effet être lourd de conséquences. « Une telle décision peut provoquer un gel des actifs à l’étranger, voire un procès, estime un gérant sur la dette émergente. Surtout,
un tel défaut endommage la réputation et la signature du pays, rendant
les financements auprès d’institutions internationales délicats ».
Afin d’éviter que le cas de l’Equateur ne se reproduise, les
investisseurs pourraient exiger une meilleure protection lorsqu’ils
souscrivent à des émissions d’obligations souveraines. Ils pourraient
par exemple demander l’intégration d’une clause interdisant aux pays de
se déclarer en défaut et de racheter ensuite leur dette décotée.
Reste à savoir si une telle clause est inscrite lors des émissions d’obligations souveraines.
Il existe au niveau européen une clause d’action collective, mais je n’ai pas trouvé l’info et si elle était similaire à celle la Grèce, actionnée lors de sa restructuration de sa dette (PSI)
26/04 01:13 - jojoduchato
En vérité, en creusant un peu le sujet, on s’aperçoit que la finance et ses outils (...)
23/04 14:07 - drlapiano
« Il est possible de s’affranchir du paiement de l’essentiel de la dette » Ben (...)
23/04 14:05 - Hermes
23/04 14:05 - Hermes
Certes la France est un plus gros morceau et les moyens sont déjà bien en place pour (...)
22/04 22:00 - Pierre-Joseph Proudhon
@moussars Excusez-moi du retard, je ne suis pas allé porter mon crédit à l’oligarchie (...)
22/04 15:52 - chapoutier
j’avais fait un article sur le sujet il est toujours d’actualité Onze millions (...)
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