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Commentaire de bigglop

sur Faisons comme l'Islande et l'Equateur ne payons plus !


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bigglop bigglop 21 avril 2012 23:40
 Le tour de passe-passe sur la dette équatorienne devrait rester un cas isolé Le pays vient de racheter la majeure partie de sa dette décotée suite au défaut qu’il avait décidé il y a quelques mois

Par Violaine Le Gall le 15/06/2009 pour L’AGEFI Quotidien - Edition de 7H

En décembre dernier, l’Equateur a annoncé un défaut hors normes. Alors qu’il avait les moyens de payer le service de sa dette, le pays a décidé qu’il ne verserait plus les intérêts sur certaines obligations. Ces titres émis par le précédent gouvernement avaient été jugées illégitimes par le nouveau. Deux émissions obligataires, de maturité 2012 et 2030 et représentant 3,2 milliards de dollars, sont concernées. Une fois ces titres décotés, l’Equateur a lancé une offre de rachat, avec une légère prime. L’opération vient de prendre fin. Elle a permis au gouvernement de Rafael Correa d’acquérir 91 % des obligations décotées au prix de 35 centimes pour un dollar. Après avoir proposé 30 centimes, le gouvernement a accepté de relever son offre. 

L’Equateur entend à présent renégocier le solde de sa dette. Contractée principalement auprès d’institutions internationales telles que la Banque mondiale, elle représentait 10 milliards de dollars fin décembre. Cette fois-ci, Quito devrait privilégier l’arbitrage à l’option plus radicale du défaut. « La République souhaite toujours avoir des relations positives et équilibrées avec la communauté financière internationale », a voulu rassurer Maria Elsa Viteri, la ministre des Finances, jeudi dernier.

« Nous sommes un exemple pour les autres pays endettés », a déclaré le président Rafael Correa. Les dettes doivent être remboursées mais pas celles qui sont illégitimes, a-t-il poursuivi. Les autres nations émergentes ne devraient cependant pas imiter l’Equateur. Le défaut de ce dernier, qui est considéré par certains gestionnaires comme une manipulation de marché, peut en effet être lourd de conséquences. « Une telle décision peut provoquer un gel des actifs à l’étranger, voire un procès, estime un gérant sur la dette émergente. Surtout, un tel défaut endommage la réputation et la signature du pays, rendant les financements auprès d’institutions internationales délicats ». Afin d’éviter que le cas de l’Equateur ne se reproduise, les investisseurs pourraient exiger une meilleure protection lorsqu’ils souscrivent à des émissions d’obligations souveraines. Ils pourraient par exemple demander l’intégration d’une clause interdisant aux pays de se déclarer en défaut et de racheter ensuite leur dette décotée.

Reste à savoir si une telle clause est inscrite lors des émissions d’obligations souveraines.

Il existe au niveau européen une clause d’action collective, mais je n’ai pas trouvé l’info et si elle était similaire à celle la Grèce, actionnée lors de sa restructuration de sa dette (PSI)


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