L’hypothèse d’une fuite de capitaux en « liquide » vers l’étranger ne tient pas la route, car c’est très facile de faire un virement international (encore faut-il avoir un compte correspondant à l’étranger), ou de se rendre à l’étranger et faire des retraits GAB, ou d’utiliser un opérateur genre Western Union.
Si la Grèce fait face à un manque de liquidités, dont il ne faut pas oublier que celui-ci ne représente qu’une toute petite partie de la masse monétaire en circulation, il suffit aux banques grecques d’accroître temporairement la masse de ces liquidités en convertissant une partie de sa monnaie scripturale.
Voilà ce que dit l’article publié le 17 mai par Reuters.
Ce n’est pas spécifique à la Grèce. D’autre part je comprends que cet argent n’a pas disparu, il s’est déplacé mais reste dans la zone €uro.
La réinterprétation par la Presse de cette info, semble exploiter un fil émotionnel pour dramatiser la situation de la dette grecque.
Les retraits des banques ne touchent pas que la Grèce
UN MOUVEMENT À L’OEUVRE DEPUIS DEUX ANS
Ces retraits ont commencé il y a au moins deux ans, alors que la crise de la dette s’approfondissait.
Les banques helléniques ont perdu 72 milliards d’euros de dépôts depuis le début 2010, soit environ 30% du total de cette époque, selon des données compilées par Thomson Reuters.
Les cinq plus grandes banques grecques ont enregistré pour 37 milliards d’euros de sortie de dépôts l’an dernier, dont 12 milliards pour EFG Eurobank et entre 8 et 9 milliards pour chacun des établissements National Bank of Greece, Piraeus et Alpha Bank.
En février, le ministre des Finances de l’époque, Evangelos Venizelos, avait dit que seulement 16 milliards d’euros avaient été transférés à l’étranger, dont un tiers au Royaume-Uni.
Les épargnants ont transféré le reste dans l’immobilier, l’or et dans d’autres établissements, ou bien ont caché leur argent chez eux.
TRANSFERTS D’ARGENT
Les mouvements de dépôts en Europe ont été très importants l’année dernière, montrent l’analyse des données de plus de 120 banques cotées européennes.
Plus de 120 milliards d’euros ont été sortis de deux banques en Belgique, surtout au sein de la banque Dexia qui a dû être renflouée et restructurée. KBC a aussi fait face à des retraits importants.
Les banques françaises, très exposées à la Grèce, ont enregistré des retraits de dépôts de 90 millions d’euros, dont 30 millions pour chacune des banques BNP Paribas et Crédit Agricole.
Les craintes d’un éclatement de la zone euro ont également provoqué des retraits de 30 milliards d’euros des banques italiennes.
Ces retraits d’argent en Europe se sont faits au profit des banques britanniques. Plus de 140 milliards d’euros ont été déposés dans seulement quatre grands établissements financiers au Royaume-Uni. Le pays bénéficie de sa position hors de la zone euro et de l’exposition importante de ses banques en Asie, à l’image de HSBC et de Standard Chartered.
D’autres banques ont aussi connu d’importantes entrées d’argent. C’est le cas de Barclays, de Deutsche Bank, de Credit Suisse, d’UBS et des banques russes Sberbank et VTB.
22/05 18:46 - Mycroft
John-john, le libéralisme est une idéologie, comme tout ce qui concerne le domaine du (...)
20/05 19:18 - colza
@ appoline En ce qui me concerne, pas de problème... en cas de pépin, j’irai à la banque (...)
19/05 21:55 - neurone
../.. Et les Francais ? Un indicateur qui ne trompe pas, « la vente de coffre fort », (...)
19/05 19:13 - bonnes idées
Les français sont convaincus que leur argent est assuré. Nous verrons bien un jour qui dit (...)
19/05 18:15 - CARAMELOS
Bonsoir à tous J’ai vidé mon compte (521,25 €) je n’avais plus confiance dans (...)
19/05 17:38 - Cigogne67
en attendant le Portugal, l’Italie...et la France. bien sur nous avons encore des (...)
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