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Accueil du site > Actualités > Europe > Les Grecs vident les comptes courants

Les Grecs vident les comptes courants

Les premiers à croire que la Grèce sortira de la zone euro sont les Grecs eux-mêmes qui, en proie à la panique, se sont présentés aux guichets bancaires pour retirer, en quelques jours, quelque 700 millions d’euros des comptes courants. La banque centrale a sonné l’alarme pour éviter la fuite des capitaux, sachant que le phénomène ne pourra que s’accentuer eu égard au contexte économique et social du pays. Même si rien ne sera comparable aux années 2010 et 2011, quand l’importance de la dette publique grecque éclata à la face du monde. 

L’échec des tractations en vue de former un nouveau gouvernement et la perspective de nouvelles élections, fixées au 17 juin 2012, ont aggravé les préoccupations des citoyens qui disposent encore d’un peu d’argent. La dissolution des partis historiques, socialistes et conservateurs, liés tous les deux aux technocrates européens, et la prise de conscience que de lointains usuriers ont imposé à la Grèce un programme « de sang et de larmes », ont accru à tel point le mécontentement que nombreux sont en droit de penser que la débâcle est proche et que le pays s’achemine tout droit vers la banqueroute et la sortie de l’euro.

Le Pasok et Nouvelle démocratie sont considérés comme étant les seuls en mesure de traiter avec l’Union européenne et le Fonds monétaire international pour négocier des prêts (conditionnés à une politique d’austérité que l’extrême-gauche comme l’extrême-droite rejettent en bloc). La Grèce a donc vu affluer aux guichets bancaires un grande nombre de ses citoyens venus retirer des espèces sonnantes et trébuchantes pour les garder par-devers eux, à la maison, au cas où… D’autres les ont déjà probablement confiés à des compatriotes à l’étranger.

Pour conjurer le mauvais sort, la banque centrale a pensé un moment introduire un plafond maximum de 50 euros sur les prélèvements de comptes courants, mais c’est une mesure qui aurait été d’autant plus impopulaire qu’il a été porté à la connaissance publique que le Trésor grec a récemment remboursé 450 millions d’euros en titres à un fonds d’investissement étatsunien. Une dette qui ne rentrait pas du tout dans l’accord fixé avec les principales banques internationales. Accord qui comportait un taux de 70 % sur le capital et qui a été à l’origine de la réaction, fort légitime, du leader de la Gauche démocrate, Fotis Kouvelis, qui s’est dit indigné que les spéculateurs qui ont mis la Grèce à genoux aient pu être ainsi remboursés.

Mario Draghi et José Manuel Barroso, au nom respectivement de la banque centrale européenne et de la commission européenne, ont assuré urbi et orbi que la nomenklatura communautaire voulait que la Grèce reste tant dans l’Union que dans la zone euro. Le technocrate portugais a même usé du terme de « famille européenne ». « La décision finale revient à la Grèce », a concédé Barroso, « mais je l’exhorte à tenir ses engagements vis-à-vis de la politique de rigueur ». « Il est donc important que les citoyens grecs se prononcent prochainement en toute connaissance de cause », finit-il par conclure.

Le pouvoir politique n’ayant pu constituer un gouvernement légitime, soutenu par le Pasok et Nouvelle démocratie et dirigé par l’ancien de Goldman Sachs, Lucas Papademos, il reviendra au gouverneur de la banque de Grèce, George Provopoulos, de colmater les brèches et d’éviter qu’on n’assiste, comme en février 2011, à une prise d’assaut en bonne et due forme, des ministères et des sièges des banques, considérés par les Grecs comme responsables des spéculations et de la situation actuelle de leur pays. 

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-les-grecs-vident-les-comptes-courants-105352436.html


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68 réactions à cet article    


  • Cigogne67 18 mai 2012 09:31

    Pas fous, les Grecs savent que les banques vont bientôt geler leurs avoirs et que leurs économies vont fondre comme neige au soleil. Sauve qui peut 


    • appoline appoline 18 mai 2012 12:56

      Les grecs en ont peut-être marre que les banquiers fassent joujou avec leur argent. Il est sûr qu’ils doivent baliser un maximum (les banquiers) en voyant que leur fond de commerce met les voile. Comme quoi, les petits ont leur mot à dire.


    • wardou wardou 18 mai 2012 09:51

      Ce qui se passe en Grèce me fait penser au documentaire « La Stratégie du Choc » ..


      • John_John John_John 18 mai 2012 10:59

        ... qui est un tissu de mensonge et de désinformation, cf  http://www.cato.org/pubs/bp/bp102.pdf


      • mrdawson 18 mai 2012 13:08

        En même temps citer un lien du Cato Institute, think tank plus que pro-capitaliste qui décerne tous les ans un prix « Milton Friedman », n’aide pas à prendre au sérieux votre commentaire.

        J’ai lu le résumé au début de votre lien pour voir de quoi il retournait. En l’espace de quelques lignes j’apprends donc que Friedman a condamné le régime Pinochet (http://fr.wikipedia.org/wiki/Milton_Friedman#Chili_et_Am.C3.A9rique_latine), que les politiques économiques de Thatcher étaient populaire et que la liberté politique va main dans la main avec la liberté économiques... Bref un tissu d’idéologie semées d’approximations, exactement ce qu’ils reprochent à Klein.


      • al.terre.natif 18 mai 2012 13:34

        @John :

        votre lien est aussi un tissu de mensonges et de désinformation ...

        Ca c’est de l’argument hein ;)


      • John_John John_John 18 mai 2012 17:40

        « En même temps citer un lien du Cato Institute, think tank plus que pro-capitaliste qui décerne tous les ans un prix »Milton Friedman« , n’aide pas à prendre au sérieux votre commentaire. » >> Parce que le capitalisme ce n’est pas sérieux ? L’ordinateur qui vous sert à raconter des âneries, c’est pas le capitalisme qui l’a produit peut-être ? C’est sur que les 100 millions de morts issus des expériences socialistes du XXème siècle, ça c’est du sérieux, aucun doute possible !

        « Friedman a condamné le régime Pinochet » >> Oui, et c’est sourcé, note 19 en bas de page. De plus Friedman n’a pas conseillé Pinochet il lui a envoyé une lettre-type contenant les grandes lignes de sa vision de l’économie, et a eu un entretien avec lui de 45 minutes en tout et pour tout. Il a critiqué l’absence de liberté politique tout en espérant que la liberté économique engendrerait logiquement la démocratie, ce qui s’est effectivement produit, et les gouvernements suivants ne sont pas revenus sur les réformes majeures opérées sous pinochet.

        « les politiques économiques de Thatcher étaient populaire » >> C’est vrai, elle a remis le Royaume Uni sur les rails et a même été réélue. En outre, le rôle d’un chef d’Etat ce n’est pas de faire ce qui est « populaire », mais de faire ce qui est juste. Et en l’occurrence, le socialisme ce n’est jamais juste.

        « la liberté politique va main dans la main avec la liberté économiques » >> C’est le cas. Si vous êtes libre, vous êtes libre de penser tout comme d’utiliser votre propriété à votre guise, la liberté n’est pas « divisible ». 

        « Bref un tissu d’idéologie semées d’approximations, exactement ce qu’ils reprochent à Klein. » >> Le libéralisme n’est pas une idéologie, dommage pour vous.


      • Feste Feste 19 mai 2012 00:37

        John John, l’es pas fut’ fut’ smiley


      • Annie 19 mai 2012 01:14

        Je dois dire que j’irai me coucher réconfortée après avoir lu la critique du livre de Noami Klein, enfin juste les premières lignes. Je me suis arrêtée à la période Thatcher, qui était soit-disant tellement populaire avant la guerre des Falklands. Non, elle n’était pas populaire et n’importe qui peut vérifier cela sur internet. Elle a été réélue sur l’élan nationaliste crée par la guerre contre l’Argentine, et a exploité ce sentiment nationaliste à chaque élection. Sans la guerre des Falklands, le parti conservateur était out. Elle a rétabli l’économie, j’en conviens, en détruisant des communautés entières qui ne se sont toujours pas remises aujourd’hui. Il suffit pour cela de visiter d’anciennes villes minières du Pays de Galles ou du Nord de l’Angleterre pour s’en rendre compte. Villes qui sont aujourd’hui les premières à souffrir encore une fois de la récession, victimes encore une fois d’un gouvernement conservateur pour qui l’économie est un but et non pas un moyen. Je n’irai quand même pas la mettre dans la même catégorie que Pinochet, qu’elle admirait énormément.


      • Louise M 19 mai 2012 11:22

        http://www.okeanews.fr/strategie-choc-grece-interview-naomi-klein/


        c’est exactement ça... il faut que les grecs tiennent bon 

      • Mycroft 22 mai 2012 18:46

        John-john, le libéralisme est une idéologie, comme tout ce qui concerne le domaine du politique. Il n’y a pas de vérité décidable en politique, il suffit que les peuples décident d’une vérité (en dépendance les uns des autres, la vision nationaliste n’a plus d’avenir, du fait de la technologie qui fait que les pays influent les un sur les autres de manière irrémédiable) pour que cette vérité devienne concrète (contrairement au domaine scientifique, où le peuple peut décider ce qu’il veut, les fait restent têtus). La politique, l’économie, la sociologie ne sont pas des sciences, mais des élucubrations ou des magouilles organisé par des « madame irma » avec une cravate.

        Au passage, ceux qui produisent les ordinateurs, se sont dans l’ordre : des chercheurs qui mettent en place les théories sous-jacente, des ingénieurs qui le conçoivent, des ouvrier et des machines qui le produisent. Le capitalisme n’a strictement rien à voir avec ça. Il ne s’agit que d’un système économique, une convention, qui n’est en rien responsable de notre technologie. Cette dernière est uniquement due à la caste des scientifiques qui a autrefois eu suffisamment d’influence pour pouvoir faire son job et considérablement améliorer notre pouvoir sur le monde (souvent grâces aux état, notamment grâce à la conquête spatiale, qui est, avec les guerres, la principale origine de l’évolution technologique que nous avons connue durant la deuxième moité du XX siècle.


      • Robert GIL ROBERT GIL 18 mai 2012 10:06

        il est urgent dans un premier temps de mutualiser nos dettes publiques, de faire un audit pour savoir quelles parties sont légitimes et quelles parties sont le fait des gangsters que nous avons croisés plus haut. Ensuite la BCE rachèterait les dettes publiques et c’est elle qui prêterait directement aux états européens, sans passer par les banques privées, qui ne sont là que pour servir d’intermédiaires et se sucrer au passage. Il est temps de revoir la gestion de l’euro, qui est une catastrophe pour les nations, car il n’y a aucune cohérence politique de la monnaie unique...........
        http://2ccr.unblog.fr/2012/05/16/l%E2%80%99europe-doit-mutualiser-nos-dettes/


        • Cigogne67 18 mai 2012 10:20

          vous rêvez. Il est temps de revenir au Franc, de frapper monnaie en toute indépendance.

          l’euro est l’outil de la mondialisation.


        • appoline appoline 18 mai 2012 12:59

          Ils savent très bien où en sont nos comptes depuis le temps qu’ils font semblant de se pencher dessus.


        • DG. DG. 18 mai 2012 16:58

          "Il est temps de revoir la gestion de l’euro, qui est une catastrophe pour les nations, car il n’y a aucune cohérence politique de la monnaie unique..........."
          vous ne pouvez pas a la fois dire ça et promouvoir la mutualisation des dettes. pour que la politique monétaire soit cohérente, du point de vue de chaque nation, il faudrait autant de taux directeur différent que d’Etat mais aussi une parité non fixe ; c’est dire la disparition de l’euro.


        • reprendrelamain reprendrelamain 18 mai 2012 10:52

          Cantona doit passer ses vacances en Grèce, la voilà l’explication...


          • appoline appoline 18 mai 2012 13:00

            En attendant, on se foutait de lui mais nous pourrions très bien en arriver à cette extrême


          • reprendrelamain reprendrelamain 18 mai 2012 15:26

            je ne pense pas que le mot « extrême » soit le bon ?


          • colza 20 mai 2012 19:18

            @ appoline
            En ce qui me concerne, pas de problème... en cas de pépin, j’irai à la banque retirer mon solde débiteur smiley
            Je crois aussi que les grecs sont majoritairement dans mon cas, fauchés comme les blés et que les retraits sont le fait de quelques milliers de privilégiés.


          • Yvance77 18 mai 2012 11:11

            Salut,

            Cette UE a quelque chose de très malsain en ses institutions. En effet, elle ne respecte jamais la décision des peuples qui s’autodéterminent.

            Divers votes, référendums, décisions ont tout simplement été piétinés : Irlande, Hollande, France, Grèce (et dans une moindre mesure) Portugal, Hongrie, etc...

            Toutes ces nations ayant demandé à leurs peuples de se décider ont vu ensuite les résultats de leurs choix invalidés, car ils ne correspondaient pas à la doxa libérale des institutions du parlement européen.

            C’est tout simplement une trahison qui aurait mérité des jugements devant des hautes cours de justice.

            Que les Grecs restent aussi dignes et vaillants qu’en ce moment, ils sont nos exemples à suivre !


            • appoline appoline 18 mai 2012 13:02

              Oui, nous avons été trahi pour satisfaire des pseudo têtes pensantes, 


            • ploutopia ploutopia 18 mai 2012 16:06

              En effet, l’Europe ne mérite plus qu’on lui fasse confiance. En tout cas dans les termes proposés. Le fond du problème réside dans nos lois et nos règles, seuls garde-fous contre la bêtise humaine et la « loi de la jungle ». Malheureusement les garde-fous actuels font partie du système et de ceux qui le gouvernent. Toutes les directives et traités Européens sont de purs produits d’un néolibéralisme qui ose dire son nom et dont les peuples ne veulent pas quand on leur explique les conséquences. Il n’est même plus nécessaire d’expliquer puisque les conséquences touchent aujourd’hui le berceau de nos civilisations.

              Il est temps pour le société de revoir ses fondamentaux pour l’avènement d’une vraie démocratie : remplacement du suffrage universel par le tirage au sort, rotation et séparation des pouvoirs, réhabilitation d’une monnaie publique gérée par et pour le peuple, rédaction et modification de la constitution par une assemblée constituante sous contrôle citoyen et sans pouvoir exécutif... Cfr. Etienne CHOUARD


            • LE CHAT LE CHAT 18 mai 2012 11:14

              on peut pas leur donner tort , on fera peut être la m^me chose dans quelques mois quand le jeu de dominos tombera sur la France .............


              • Abou Antoun Abou Antoun 18 mai 2012 11:38

                C’est exactement ce que je m’apprêtais à écrire, vous l’avez fait, je n’ai qu’à plusser.
                J’ajoute que les gens auraient raison de le faire. L’Euro est une devise forte et le restera d’autant plus que les pays à problèmes quitteront la zone de gré ou de force.
                Les petits épargnants ayant 10000 euros sur un livret A (sont-ils des riches ?) s’ils ne prennent pas les devants seront spoliés de 25% le jour même du passage à la monnaie nationale et de 40 à 50% dans les mois qui suivront, avec 10000 euros en liquide chez eux ils éviteront la catastrophe totale ne perdant qu’une commission de change quelques mois plus tard.

                 


              • Blé 18 mai 2012 11:53

                Faut-il attendre que cela tombe sur la France pour agir ?
                 Il me semble que la corruption à la tête de l’ état grec était particulièrement importante, les « zélites politiques grecques » tiennent un discours à la commission et ne font pas ce qu’ils disent. Les + riches en Grèce n’ont pas de soucis en ce moment malgré la misère qui s’étend autour d’eux.

                Depuis 5 ans la corruption en France a aussi beaucoup augmenté du fait que le monde des affaires s’est affranchi des lois et des règles.


              • Croa Croa 18 mai 2012 16:03

                à Abou :

                Les petites épargnes (genre livret A) sont garanties. Toutefois si tu veux dire par là « à cause de l’inflation locale d’après sortie » tu as raison, la perte pouvant être plus importante encore.


              • Croa Croa 18 mai 2012 16:08

                J’ajoute que, sur ces considérations, les billets sous les matelas perdront au moins autant !

                Seule solution pour limiter les pertes :
                 smiley dépenser tout immédiatement ! smiley 


              • Abou Antoun Abou Antoun 18 mai 2012 17:11

                Seule solution pour limiter les pertes :
                  dépenser tout immédiatement ! 
                Oui Croa, c’est la solution et même dépenser ce qu’on a pas. En cas de grave crise ce sont toujours les cigales qui s’en sortent le mieux.


              • njama njama 18 mai 2012 11:41

                info ou intox ?

                Il y a déjà pas mal de temps qu’il n’y a plus beaucoup de cash dans les banques ?
                L’argent est en très grande partie démonétisé.

                Ils ont juste vidé les distributeurs de billets !


                • Alison 18 mai 2012 11:43

                  Mensonges ! Habitant en Grèce je peux vous affirmer que ceci est faux !!!!!!!!!!

                  Il n`y a jamais eu la bousculade pour les retraits soient disant massif, je n`ai vue aucune queue nul part pas plus au distributeur que dans les guichets. Information fausse car les 700 millions annoncés sont la somme des retraits depuis le lendemain de l`election c`est a dire depuis le 07 mai 2012 !
                  Tout ceci n`est que mascarade médiatique pour se servir une nouvelle fois de la Grèce afin de déstabiliser l`Europe, on passe toujours par la Grèce et la rumeur. 
                  La BCE suspend ces versements tout comme les relations avec le FMI car il y a un gouvernement provisoire et non pour cause de faillite...

                  Ah la belle manipulation relayée par les medias, internet afin que Fitch etc... abaisse une nouvelle fois la note.

                  Vous êtes les acteurs de la vérole financiere a relayer des infos telles que celle la.


                  • credohumanisme credohumanisme 18 mai 2012 12:13

                    J’ai tendance à vous croire sur ce point. Un reportage télé illustrant le thème montrait une queue de .... deux personnes devant un distributeur.


                  • Alison 18 mai 2012 12:42

                     Exactement credohumanisme ! Vidéo truquée comme toute celle que l`on va chercher dans les années passées notamment sur les manifestations de 2008 que l`on ressort en 2011/2012 en affirmant que c`est ce qui se passe en temps réel. Seul soucis... Le même chien toujours présent ! Les gens sont prêt a croire n`importe quoi pourvu que cela fasse vendre, spéculer, draine la peur etc..


                  • Alison 18 mai 2012 15:42

                    Lorsque les Grecs iront reconvertir leur euro ?

                    Faut il que cela arrive a moins que toutes ces rumeurs ne servent qu`a déstabiliser l`Europe un peu plus, l`affaiblir, baisser les notes etc...
                    Les Grecs ont toujours eu beaucoup de cash sur eux ou chez eux, allez a la banque retirer 5.000 euro pas de problème on vous les donne.Le français a peur d`avoir 50 euro sur lui car il pourrait risquer sa vie rencontrant quelques Sarrasins... Bref la conversion se fera avec dévaluation y compris sur l`Euro, étant la lettre imprimée sur le billet euro grec. L`épargne il y a longtemps que le peuple l`a faite. Ce que veut appliquer la dictature financière c`est simplement contrôler le cash en Grèce voir le faire disparaitre, aujourd`hui lorsque vous remettez une somme d`argent en liquide dans une banque on vous demande la provenance, justifier, auaparavant on ne vous demandait rien. 


                  • Emmanuel Aguéra LeManu 19 mai 2012 14:18

                    Probablement un soubressaut du fisc grec qui espère obtenir de l’administration bancaire les informations qu’inertie et corruptions diverses l’ont empêchée d’obtenir par voie déclarative ou maîtrise des flux monétaires laissés à vau l’eau.
                    L’administration fiscale dépendante du guichet bancaire, le top-symbole, nec plus ultra de l’asservissement du public au privé... Réjouissant dans le concept ! Heureusement qu’il nous reste la folie. Vive la folie !


                  • Marc Bruxman 18 mai 2012 12:03

                    On les comprends, il est maintenant quasi certain que le pays va quitter l’euro et que leur nouvelle monnaie va être fortement dévaluée. Je le regrette fortement mais si les élections confirment les précedentes, il y a fort à craindre que les autres pays d’europe tirent sur la prise ce qui est dans leur intérêt quoi qu’ils en disent :

                    • Beaucoup de CDS un peu trop toxiques ont maintenant expirés et il en expire plus chaque jour qui passe.
                    • Cette nouvelle fera fortement chuter l’euro : L’espagne, le portugal et l’italie vont redevenir comptétitifs à l’exportation. Cela va créer un peu de croissance qui aidera fortement à faire les ajustements budgétaires nécéssaires. (C’est valable aussi pour la France).
                    • Le fric réservé pour le plan d’aide à la grêce pourra être redéployé afin de soutenir un plan croissance à l’échelle européenne. 
                    • En clair, 6 à 8 mois après la sortie de la grêce, la crise de la dette européenne sera terminée. Mais les USA vont voir leur tour venir. à la surprise générale. 
                    • Les populistes vont avoir l’herbe coupée sous le pied. La seule vision des conséquences en grêce suffiront à convaincre les gens qu’il faut faire des efforts maintenant pour éviter cela.
                    Donc en plaçant votre fric à l’étranger et en attendant la dévaluation vous avez au choix :
                    • Le meilleur placement financier qui soit : A 50% de rendement en quelques mois voir plus (vour rapatrierez au besoin).
                    • Une assurance anti-ruine : Si c’est trop la merde vous utilisez les accords de Shengen et allez vivre ailleurs.

                    Après ce sont probablement les gens aisés qui font cela plus que les pauvres et la classe moyenne. Et il faut rappeler les conséquences atroces que risquent d’avoir cette faillite sur la population grecque (à leur place je voterai bien) qui seront inverse des conséquences positives pour le reste de l’UE :

                    • L’impossibilité de payer fonctionnaires, retraites et services régaliens.
                    • Une crise économique terrible pour le secteur privé.
                    • Une sortie quasi immédiate de l’espace Schengen : Vu le nombre de grecs qui vont vouloir se barrer à l’étranger, le gouvernement grec suspendra probablement de lui même ces accords sans attendre que d’autres pays le fassent. Déja lors de la chute du bloc de l’est, l’immigration avait été massive, malgrè des plans d’aide très couteux. Si vous visitez Dresde aujourd’hui vous verrez que les jeunes en sont partis à une époque et ne sont pas revenus. (Ville super au point de vue touristique cela dit).

                    Tout ceci n’est pas à souhaiter. Mais le peuple grec joue un peu au con : d’un coté on comprend qu’ils en aient raz le cul (mais leur colére devrait se focaliser sur les coupables parmi leurs politiques qui ont crées ces dettes) de l’autre, croire qu’ils peuvent refuser l’austérité et rester dans l’euro est un peu présomptueux. Non seulement l’UE ne peut pas payer, mais elle n’a aucun intérêt à le faire. Ils veulent juste ne pas passer pour des méchants.


                    • Alison 18 mai 2012 12:34

                      le peuple grec joue un peu au con ? Qui êtes vous pour juger un peuple, une nation, une culture.
                      Quelles références a part celles des médias interprétés au grès des pensées individuelles ? 

                      La Grèce n`est que le tout petit maillon qui permet au requin de la finance qui ont endettés tous les pays de faire la pluie et le beau temps mais les Grecs sont victimes a la fois de ces derniers et des infos web un jour des martyrs a défendent, un jour voleur...

                      Vous vous rappelez le volcan islandais qui a fait paniquer ces messieurs de la finance, ces voyageurs râleurs ne pouvant prendre leur avion... peu de choses suffisent pour semer la panique. Alors j`ai une bonne nouvelle pour vous ce n`est pas finit !

                      Les stations GPS installées sur l’île de Santorin, en Grèce, montrent que le volcan subit d’importantes déformations. Depuis environ un an, l’activité est plus intense sur ce supervolcan. On vous en parle ? Non !
                      Santorin est un point chaud du tourisme en Méditerranée mais c’est aussi un point chaud volcanique dont l’activité est en recrudescence. Depuis janvier 2011, une série de séismes a été enregistrée sur ce site, l’île de Santorin étant en fait les bords de la caldeira d’un supervolcan qui s’est effondré il y a 3.600 ans au cours d’une éruption majeure. D’après le géophysicien américain Andrew Newman (Georgia Tech, Etats-Unis) la chambre magmatique du volcan, son réservoir situé à 4 km de profondeur, est en train de se remplir. Cette chambre a enflé de 14 millions de mètres cubes depuis janvier 2011, selon Newman et ses collègues grecs, qui publient un article dans les Geophysical Research Letters.

                      Le Santorin, qui était calme depuis sa dernière éruption en 1950, se déforme à des taux jamais observés auparavant, souligne Newman sur le site de son université. 20 stations GPS ont été installées depuis 2006 pour surveiller cette déformation. Depuis janvier 2011, les instruments situés au nord de l’île ont bougé de 5 à 9 cm, rapporte le chercheur.

                      En l’état actuel des connaissances il n’est pas possible de dire si une éruption aussi violente que celle de l’époque Minoenne peut se produire et à quelle échelle de temps. D’après une étude réalisée par des géologues français sur le supervolcan du Santorin, d’énormes quantités de magma ont rempli la chambre magmatique au cours des 100 années qui ont précédé l’éruption il y a plus de 3.500 ans. Une durée relativement courte par rapport à la période de calme du volcan. Mais qui demeure très longue à l’échelle d’une vie humaine.

                      Alors va t`on spéculer aussi la dessus ? Combien d`article encore a venir ou l`hypothèse de chacun va encore diviser un peu plus les citoyens.

                      L`homme est malade psychologiquement et la peur exercée en permanence pour tout le rend plus vulnerable chaque jour. 


                    • JUILLARD MICHEL 18 mai 2012 13:25

                      tous les grecs ne sont pas des anges,il ne faut rien exagérer bcp de salaires avaient augmenté de plus de 30% lors du passage à l’euro(ici peu de personnes peuvent en dire autan), peut-être qu’une rectification s’impose, mais il est vrai qu’il faut de la mesure, c’est un peu comme partout 

                      il faut plus de justice et d’équité !!! et pas l’inverse....

                    • Marc Bruxman 18 mai 2012 13:50

                      « le peuple grec joue un peu au con ? Qui êtes vous pour juger un peuple, une nation, une culture.
                      Quelles références a part celles des médias interprétés au grès des pensées individuelles ? »

                      Il me semble que le risque pour eux est pourtant très clair. Quand vous savez ce qui va arriver au pays si l’aide internationale devait être coupée vous vous dites qu’ils faut vraiment être fou pour prendre ce risque. Cela revient à conduire à 250 Kmh dans paris intra-muros. Que la situation pour eux ne soit pas confortable c’est vrai. Mais elle est le résultat des conneries de leurs politiques au cours des 10 derniéres années. S’ils veulent se venger de cela, il sera temps de le faire une fois la situation normalisée. Parce que le risque c’est que les retraites et les salaires des fonctionnaires ne soient plus payées : je ne le souhaite à personne.


                    • Alison 18 mai 2012 15:54

                       JUILLARD MICHEL@ Il n`y a jamais eu de grille de salaire en Grèce même pour les fonctionnaires.
                      Vous pouvez avoir une personne a 1.200 euros et une autre a 4.000 euros dans le meme bureau qui font le même travail, alors 30% sur quelle base ?

                      Des Grecs souvent cadres voir cadres sup` ont été embauchés dans des filiales de sociétés françaises ici, ils ont mutés en France en conservant leur salaire grec et pas des moindres. Ainsi un cadre a 5.000 euro/mois en terre gauloise percevait ici 7.000/8.000 euros en Grèce. Désormais en France avec ce même salaire, vos frais de fonctionnement de compte vont surement augmenter prochainement....


                    • Croa Croa 18 mai 2012 16:20

                      Les jeunes grecs s’expatrient déjà (d’après certaines infos TV) et certains, partis en Turquie, disent s’y trouver bien mieux qu’en Grèce ! (Même pas besoin d’aller en Allemagne !)


                    • Alison 18 mai 2012 16:45

                      Les grecs ont vécu toute leur histoire moderne fait d exil tout le 20 eme siècle, expulsé de Bulgarie ou de Turquie pendant les guerre balkanique et la grande catastrophe de 1923, des millions de réfugié, exil vers le Canada,Australie ou les USA.

                      Après la seconde guerre il y a eu les exiles politiques qui quittèrent le territoire grec avec les communistes envoyés dans tous les pays du bloc de l est , ils sont revenus en Grèce après les années 80.
                      Les vagues d immigrées économique des années 50 vers l Allemagne et la Belgique

                      2/5 des grecs de Grèce sont issus de famille grecque expulsée de leur berceau natal millenaire
                      3/5 était ou on de la famille qui durent partir en exil pour des raisons économique.

                      Le grec même si la Grèce lui fait la vie difficile, il l aime son pays et son peuple, tres difficile a comprendre pour un français qui critique sans cesse sa nation, son président, son gouvernement (qu`il a élu...) et pourtant, combien de français on quitté le pays pour raison économique au cours de ces 100 dernières années ? Qui est apte a juger l`autre ?


                    • wesson wesson 18 mai 2012 23:45

                      bonsoir bruxman,


                      « En clair, 6 à 8 mois après la sortie de la grêce, la crise de la dette européenne sera terminée. »

                      Ben voyons ! 

                      la situation du Portugal est actuellement pire que celle de la Grèce - même si elle est largement moins médiatisée. Pour l’Espagne, tout son système bancaire est un zombie, avec un inventaire d’immobilier vacant supérieur à celui des états unis, et au bas mot 10% des emprunts qui ne sont plus payés. Ils vont probablement être amené à nationaliser d’un coup sec toutes leurs banques, sans même avoir la capacité d’en reprendre les pertes, car l’état Espagnol déjà très lourdement endetté n’a plus rien du tout à vendre. L’Italie même super Mario a dit que sans croissance les carottes seraient cuites, et même au pays bas, pourtant estampillé libéral de compétition, ils vont devoir bouffer de l’austérité.

                      Et petite parenthèse pour la France : Sarkozy laisse une situation sociale proprement explosive. Si Hollande s’amuse à toucher au statut du travail comme l’Europe va lui demander de faire, il ne terminera pas son mandat, en tout cas pas depuis qu’il y a un FdG pour indiquer aux Français qui est réellement l’ennemi.

                    • bakerstreet bakerstreet 18 mai 2012 13:01

                      Est-ce par hasard ou un message des dieux ( Grecs)
                      Que les euros éparpillés sur leur drapeau
                      Nous dessine une carte de France ?

                      Funeste message !
                      On voudrait pouvoir lire au moins dans le marc de café
                      Grec, ou Turc, faut pas se tromper
                      A ce sujet les deux pays sont très susceptibles
                      Car au niveau du langage
                      L’étau de change reste invariable

                      L’économie ressemble en ce moment
                      Au dilemme du conducteur
                      Faut-il abandonner l’épave
                      Refaire le moteur
                      Ou bien carrément
                      Reprendre un crédit
                      Pour changer de bagnole

                      Bien sur il y a deux autres options
                      Mais il semble bien que l’idée de prendre le bus
                      Ou même de repartir à pied
                      Ne soit pas dans les cartons !


                      • herve33 18 mai 2012 13:05

                        Ce qui se passe en Grèce et en Europe ressemble beaucoup à la stratégie du choc écrit Noami Klein . On asphyxie les pays avec des dettes qui seront pratiquement incapables de rembourser , puis le FMI et la banque mondiale vient au secours en prêtant quelques milliards à condition de tailler dans tous les services sociaux et les investisseurs rachètent les principaux services publiques et biens publiques rentables . Cela s’est passé au Chili , ainsi après la chute de l’Empire soviétiques et maintenant cette mesure est appliquée à l’Europe , d’abord la Grèce , mais sans doute le reste de l’Europe par la suite . 


                        • JUILLARD MICHEL 18 mai 2012 13:14

                          tu as tout compris mon gars, en plus le but est de rendre cela« irreversible » d’ailleurs c’est le même mot en anglais !!!


                        • Bilou32 Bibi32 19 mai 2012 08:17

                          Tu as raison Actias, et en plus il tient bon Poutine... On peut même dire qu’il devient vraiment gênant pour les financiers.


                        • Alison 18 mai 2012 13:25

                          Blog de Morningbull (Thomas Veillet) : http://morningbull.blog.tdg.ch/

                          Tous les matins, je me lève et je me dis que cette fois, ça sera différent. En fait non, c’est pas différent, c’est de pire en pire chaque matin et je reste halluciné de voir combien la même nouvelle, le même état de fait où rien n’a changé peut continuer à peser, peser et peser encore sur tout ce qui se traite en bourse entre ici, Sydney et ici. C’est la triste vérité, la Grèce est en train de descendre les marchés financiers et rien, ni personne ne semble être capable de faire quoi que ce soit.

                          Le nouveau couple Merkollande se sont bien rencontré, mais mis à part le fait qu’ils se sont filés des grandes claques dans le dos, il n’y a pas grand-chose de concret qui est ressorti de la faillite de la Grèce qui est en train de couler le bateau Europe, lentement, mais sûrement. Il est clair que François Hollande était bien plus occupé à nommer son propre Gouvernement (avec cet imbécile de Montebourg qui est « Ministre du Redressement Productif », je crois qu’avec un titre pareil, ça mériterait un blog juste pour ça). Donc pendant que Hollande nomme son Gouvernement, le cancer grec continue de s’étendre et de faire sombrer les marchés périphériques, tellement périphériques que les USA sont également en train de s’en prendre plein les dents.

                          En terme de nouvelles, il n’y avait rien de nouveau hier, si ce n’est que Fitch a baissé le rating de la Grèce... je n’ai même plus la force de commenter ce genre d’aberration, que Moody’s downgrade 16 banques espagnoles ? même commentaires ? que Roubini pense qu’il est temps que la Grèce sorte de l’Europe :

                          http://www.project-syndicate.org/commentary/greece-must-exit

                          et que la moitié des sites internet nous publient « leur » scénario pour la « GREXIT », et que franchement, ça ne donne pas envie de se lever pour mettre l’ouvrage sur le métier. C’est la troisième ou quatrième fois que nous sommes au bord du gouffre, la dernière fois Sarko nous avait dit que « c’était bon » et que la crise était derrière nous. Il semblerait que ce n’est pas le cas et que le pire est encore devant nous. En tous les cas si l’on devait résumer ce qui se passe ; l’ambiance est pourrie et demain ça sera pire.

                          http://www.businessinsider.com/this-is-what-happens-if-greece-exits-the-euro-2012-5

                          Ce matin j’ai passé une heure à lire des sites financiers, des sites moins financiers et j’ai fini par lire le site de l’Equipe.fr, parce qu’au moins sur celui-là on parle des fois de victoires. Et ça change un peu de se remonter le moral. Surtout que Federer gagne de nouveau. Mais pour le reste, franchement c’est glauque. Le marché se fait démonter jour après jour, il n’y a même pas un jour de répit et l’histoire est toujours la même. Je peux vous trouver des informations diverses et variées, mais à la fin on revient toujours à la même thématique :

                          la Grèce, la Grèce et encore la Grèce
                          L’IPO de Facebook
                          La perte de JP Morgan

                          Et en conclusion, il semblerait que nous allions tous mourir, reste juste à déterminer la date.

                          Je ne vais par revenir sur la Grèce plus longtemps, si ce n’est le fait que, comme il n’ont plus de Gouvernement et que celui qu’ils ont est « transitoire », le FMI a décidé de ne plus leur parler en attendant les élections du 17 juin. Il semble clair que le reste du monde n’y croit plus vraiment et que personne n’a envie de verser de l’argent à fonds perdu pour soutenir un Gouvernement fantôme. L’avantage c’est que ce genre de comportement rassure vraiment le monde de l’investissement. Toujours est-il que l’on peut comprendre. Une chose est sûre, c’est que je viens d’aller voir le calendrier de la boucherie Sanzot qui est collé sur la porte du frigo, eh ben le 17 juin c’est super loin.. A coup de 1.5% de baisse par jour, je n’ose même pas imaginer où seront les indices d’ici-là. L’avantage, c’est qu’à force de baisser 1.5%, ça fait de moins en moins de points chaque jour.

                          Et tout cela sans compter que nous ne savons même pas ce que les grecs vont voter lors des « Elections Tome II ». Si ça se trouve, ça sera pire...

                          Bref, au sujet de la Grèce, comme vous le voyez, on a un peu de peine à faire l’autruche et ignorer ce qui se passe, même en appliquant la méthode Coué, en se disant que « tout va bien » et en le répétant 1’000 fois avant d’allumer ses écrans de trading, rien n’y fait. Dès que ça ouvre on reprend nos vieux travers et on hurles « OH MY GOD !!!!!!!! LA GRECE !!!!! »..Et paf, les banques... Ce fut le cas hier pendant l’Ascension et ça sera le cas ce matin, alors que la moitié d’entre vous sont lâchement partis en week-end prolongé alors que la Grèce est en train de couler. C’est petit.

                          Ceci dit, je met sur la table une dernières pensée et j’arrête de parler de la Grèce. On sait que la Grèce a besoin de 350 milliards à la louche pour se sortir de la gonfle et recommencer à exporter du tourisme et des souvlakis. Si on fait le calcul, depuis que l’on a recommencé à en parler, les marchés on perdu pas loin de 10%, sans parler de l’or, du pétrole, de la panse de brebis farcie et du quart-de-porc, si l’on met toutes ces « pertes » bout à bout, n’aurait-il pas été plus simple de se cotiser et de leur verser directement le cash ? On aurait gagné du temps et évité une baisse inutile, et puis à la place d’un Gouvernement on aurait pu installer un « management », avec un CEO et tout et tout.. Déjà si à la place de filer 104 milliards à Facebook, on avait donné ces 104 milliards à la Grèce, ça serait quand même plus simple, et puis comme CEO, il semblerait que Jamie Dimon sera bientôt libre...

                          Alors oui, je sais mon économie est plutôt simpliste, mais quand je vois ce que les 350 milliards de dette, plus leur incapacité à s’auto-gouverner nous coûte en capitalisation boursière, je me dis qu’il y a peut-être un truc à jouer, non ? Bon, je le reconnais je suis un peu aigri ce matin..

                          Sujet numéro deux : Facebook.

                          Le prix d’émission a été fixé : 38$. Le haut du range. Quelle surprise. Facebook est donc dorénavant la plus grosse IPO « techno » de tous le temps. 104 milliards de capitalisation boursière le premier jour. C’est du délire. D’un côté le marché se fait défoncer la tronche jour après jour, on est au plus bas depuis 4 mois, tout va mal, personne ne peut nous sauver et on met 104 milliards dans un réseau social. J’espère vraiment que cette histoire va bien se terminer, mais au cas où le titre vaut 30$ dans 3 semaines, 15$ dans six mois, vous ne direz pas que je ne vous l’ai pas dit. Par contre si ça explose, j’assumerais totalement fait de ne pas en avoir étant donné que je n’ai pas encore terminé ma thérapie entamée en mars 2000. Je suis navré mais j’ai trop entendu de théorie abracadabrantesques sur les soi-disant revenus de dans dix ans et sur les boîtes qui devraient révolutionner le monde. M’en fou, je préfère acheter des boîtes qui produisent des choses et pas des amis.

                          Nous allons donc tous attendre patiemment l’ouverture de Facebook cette après-midi. Avec tout ce qui s’est passé ces derniers jours (augmentation du prix, augmentation du nombre de titres à la vente) personnellement j’ai l’impression que les rats quittent le navire et je ne suis pas convaincu du tout de la suite des évènements. Peu importe on verra bien. Au mieux ce sera une nouvelle « success story de l’american dream » et au pire une nouvelle catastrophe technologique, mais ça c’est pas grave en général on met six mois pour oublier. Ça permettra a un type qui inventera le réseau social pour animaux de compagnie de venir en IPO dans 18 mois et de devenir milliardaire.

                          Et puis le dernier sujet « important » du moment, c’est la perte de JP Morgan. Alors il faut tout de même leur rendre hommage. En effet depuis quelques années, les traders et autres super-génies de l’investissement avaient rivaliser de techniques différentes pour réussir à accrocher une place dans le top 10 des pires tôles de l’histoire, il faut ici profiter de ces lignes pour saluer un bref instant des icônes comme Nick Leeson, Jérôme Kerviel, l’équipe entière du LTCM, Kweku Adoboli, sans oublier le one man show du fonds Amaranth. Mais JP Morgan a inventé un nouveau degré dans la perte boursière : « la perte évolutive ».

                          En effet, on a commencé à deux milliards la semaine passée et nous sommes déjà à 3 ce matin. Bon, c’est vrai que la Grèce qui part en vrille et l’Espagne, le Portugal et l’Italie qui piaffent d’impatience de faire de même dans les vestiaires, les CDS doivent être moyennement en forme. Donc, tous les jours c’est pire. Ce qui serait bien c’est que le marché se calme et remonte un peu, histoire que JP puisse se défaire de cette épine dans le pied qui est en train de remonter un peu trop haut. Mais pour l’instant, après 11 séance de baisse sur 12, on ne serait pas étonné que ça empire encore. En même temps, 3 milliards c’est quoi ??? par rapport à 350 milliards de dettes et 104 milliards de capitalisation boursière ??? Allons, prenons-nous tous la main et relativisons. Et puis en Dimon a accepté de témoigné devant le « Senate Banking Committee » pour leur expliquer ce qui s’est passé. Comment il va faire pour réussir a expliquer le concept de « Greed is good », on espère que Michael Douglas sera libre pour faire une démonstration.

                          En ce qui concerne le reste, il faut tout de même noter que les chiffres économiques du Philly Fed n’étaient pas terribles et ils n’ont pas aidé des masses. A côté de cela, HP va licencier 25’000 personnes, on se réjouis des prochains chiffres de l’emploi. Du coup, Merck-Serono ils ont été plutôt sympa avec Genève. Wal-Mart a sorti des bons chiffres et ça fait au moins un titre qui montait et puis Apple continue de se faire démonter jour après jour, il semble claire dans l’esprit de tous que cette fois la belle histoire est terminée, il y a d’ailleurs plein de gens qui l’écrive, le disent et font des conférences à ce propos. C’est fou tout ces gens qui savent. Après. Mais qu’on n’entend pas, avant..

                          Il est également à retenir que l’Euro se fait défoncer tous les jours un peu plus. Il est clair qu’avec la Grèce qui se rapproche de la porte de sortie, il devient impossible d’imaginer qu’il n’y ait pas de conséquence sur la monnaie européenne. A ce propos, on se réjouit déjà de voir combien de temps la BNS sera capable d’endiguer la vague qui va leur tomber sur la figure à 1.20 contre Franc Suisse. Enfin, moi je dis ça, je dis rien...

                          Mais même si l’Euro se fait exploser que du coup le dollar monte et que c’est censé faire baisser l’or, depuis 48 heures il s’est passé un truc. Oui, soudainement la qualité de l’or en tant que « valeur refuge » a recommencé a prédominer contre le fait qu’un dollar qui monte n’est pas bon pour les commodities. En résumé, on s’est soudainement dit que quand le monde entier aura fini de collapser que les économies mondiales seront réduites à l’état de cendres, que les bourses ne seront feront plus qu’au marché noir et que tout le monde roulera dans des « Ford Falcon » modifiées pour chercher du pétrole en Australie, et bien ça sera quand même vachement plus partique de posséder des tonnes d’or pour pouvoir aller faire ses courses. Donc, du coup l’or remonte. Il y a d’ailleurs un gourou quelque part qui a dit hier que l’or allait aller au plus haut de tous les temps (sans préciser l’altitude) et que les actions allaient continuer à baisser. Pour faire simple, achetez de l’or et au pire, vous pourrez toujours aller vous marier en Inde. Ce matin l’or est à 1574$.

                          En revanche, côté pétrole c’est toujours la même théorie qui s’applique : dollar haut, pétrole bas et en plus que le pétrole est un peu l’indicateur de santé économique, je ne vous dis même pas ce que ça veut dire.. Ce matin le baril est à 92.54$. le potentiel de gain jusqu’à 150$ devient de plus en plus important..

                          Dow 12,442 -156 -1.24%
                          Nasdaq 2,814 -60
                          - 2.10%
                          S&P 500 1,305 -20 -1.51%

                          FTSE 100 5,338 -67 -1.24%
                          CAC 40 3,012 -37 -1.20%
                          DAX 6,309 -75 -1.18%
                          FTSE MIB 13,089 -194
                          - 1.46%
                          IBEX 35 IDX 6,538 -74 -1.11%

                          Nikkei 225 8,660 -217
                          - 2.44%
                          Hang Seng 18,768 -433 -2.25%
                          Shanghai 2,465 -26 -1.06%
                          S&P ASX 4,133 -76 -1.80%

                          Ce matin, en regardant ce que fait l’Asie, on a tout de suite envie de se rendre au bureau. Plein d’espoir de voir enfin un rebond. Il faut reconnaître que ça ne va pas être simple, car là où le soleil est déjà levé, on a l’air toujours hyper-préoccupés par le cas de la Grèce. Rien d’autre à ajouter, si ce n’est que les conséquences sont de 2% un peu partout. La seule bonne nouvelle, c’est que les futures américains ne baissent plus. Pourtant Facebook n’est pas encore rentré dans l’indice S&P ou bien ?

                          Pour le reste des nouvelles, franchement ? Rien de spécial à dire. Je parie que l’on va parler de la Grèce, de l’Euro, de la sortie de la Grèce, de la non-sortie de la Grèce, de la peut-être éventuelle sortie de la Grèce. Et puis à partir de 15h30, on va parler de l’IPO de Facebook. D’ailleurs ils ont même décidé de ne pas publier des chiffres économiques ce vendredi pour ne pas voler la vedette à Facebook.

                          La journée promet d’être assez simple, d’ailleurs pour devenir trader ça commence à devenir de plus en plus facile, puisque le champs de connaissance se restreint de plus en plus. Si vous êtes déjà allé en Grèce une fois dans votre vie et si vous avez un compte Facebook, vous pouvez devenir le chef du risk management chez JP Morgan.

                          Vu que plein de monde sont partis en week-end pour aller se changer les idées et qu’ils ont bien fait, je crois que l’on peut s’arrêter ici et faire un break jusqu’à lundi. En tous les cas je vous remercie d’avoir lu jusqu’ici, car de mon côté je vous jure que ce n’est pas facile d’écrire tous les matins en reprenant la même rengaine, les mêmes histoires et les mêmes déprimes sans solution. En ce qui me concerne, ce matin je vais tester l’infusion de Prozac et ensuite je me fait l’intégrale de Coluche avant de partir au bureau...

                          Pour la suite, on se retrouve lundi matin. Normalement on devrait parler de la Grèce, mais si ça continue, je crois qu’un de ces jours je vous ferais plutôt passer les photos de mes dernières vacances à Santorin ça sera quand même plus sympa que les tergiversations des grands de ce monde. Je vous souhaite un EXCELLENT week-end, vu qu’il ne nous reste plus que ça avant que nous soyons réduit réduit à chasser le castor dans la Versoix pour se nourrir, et puis on se retrouve lundi en pleine forme pour de nouvelles aventures que j’imagine pleines de surprises et de Souvlakis.

                          Morningbull


                          • JUILLARD MICHEL 18 mai 2012 13:40

                            ton analyse est bien étayée mais totalement fausse !!!!! parceque l’or ne sera plus une valeur refuge, pourquoi et bien parcequ’il n’y aura pas assez d’or pour tout lemonde !!!!! bcp d’analystes et même bcp de soit-disant grands oublient seulement une chose c’est que l’économie quelle qu’elle soit(capitaliste, communiste etc...) repose sur une chose, et c’est la chose la plus importante( le reste c’est de la litérature) eh bien cette chose c’est« la confiance » et la confiance ce n’est pas un mot qu’il faut galvauder la confiance c’est la croyance que demain sera mieux qu’ hier et là pour le coup çà ne marche plus !!!!! pourquoi ??????



                          • Alison 18 mai 2012 14:20

                            La confiance ne se réclame pas, elle se gagne.


                          • Alison 18 mai 2012 13:33

                            voici une analyse intéressante du comportement politique en gréce..

                            Psychiatre et psychanalyste, Stélios Stylianidis s’est penché sur les symptômes de la classe politique grecque.

                            Le diagnostic : paranoïa et narcissisme.

                            Tout commence avec le clientélisme.
                            « La voix apportée au candidat réclame son dû : »J’ai voté pour toi, tu m’es redevable.« Ce que donne l’élu en échange, c’est généralement un emploi public, qui garantit une bonne paye et une faible charge de travail, explique ce professeur de psychiatrie sociale à l’université d’Athènes. Une fois élus, ils placent leurs hommes dans l’administration pour servir leurs propres intérêts. Le destin des autres n’est pas en jeu ; ce qui compte, c’est la protection des intérêts de l’individu, de la famille, du clan. Les partis fonctionnent selon la loi du chef : »Qui n’est pas avec moi est contre moi.« On obéit au chef de la tribu, plus qu’au chef du parti
                            Suivant l’évolution des prises de position du président du parti de droite ND, des parlementaires ont été exclus pour avoir voté le plan de sauvetage européen du pays en 2010, et d’autres, deux ans plus tard... pour avoir voté contre.
                             » La horde doit alimenter le narcissisme du chef en faisant place au fils. Cela ne se limite pas aux seuls chefs ni à la politique. « On le retrouve dans la plupart des professions.

                            L’autre pilier du populisme grec est le nationalisme. » Le discours nationaliste repose sur l’existence d’un ennemi extérieur, sur le fait que les autres pays sont censés envier la spécificité grecque et sa grandeur et qu’il y a en permanence un complot contre notre pays. « La Turquie joue régulièrement ce rôle, ou la Macédoine,
                             » Depuis quarante ans, le système politique, mais aussi une bonne partie de la société, fonctionnent dans le registre de la paranoïa.
                            Les idées des autres sont interprétées comme des complots « , régulièrement dénoncés dans les médias, comme dans les cafés. » Cela permet d’éviter tout phénomène d’autoconscience, d’autoréflexion et d’autocritique.
                            Cela empêche aussi toute forme de dialogue. On le voit avec ces élections : Antonis Samaras a reçu un mandat de trois jours pour négocier avec les autres partis ; il l’a rendu le soir même !
                            En arrivant au pouvoir en 2009, Georges Papandréou a rejeté toute la faute sur la gestion, certes désastreuse, de son prédécesseur de droite, sans faire la moindre autocritique. « 

                            Ces symptômes paranoïaques se retrouvent au niveau collectif.
                            Deux exemples : la référence aux Allemands - une obsession - et aux étrangers en général, souvent perçus comme responsables des malheurs de la Grèce. » C’est un schéma classique : je projette sur l’autre ce qui est négatif en moi. C’est sur cette base que le parti néonazi a obtenu 7 %. "


                            • JUILLARD MICHEL 18 mai 2012 13:43

                              et tu ne crois pas qu’ici et dans bcp de domaines celà fonctionne comme çà ????????


                            • Alison 18 mai 2012 16:04

                               JUILLARD MICHEL@ Pas tout a fait car vous oubliez le poids de l`Église. Discrète, on ne parle jamais d`elle dans les nombreux articles concernant la Grèce a part « L`eglise devrait participer ».

                              L`État grec est ruiné mais pas le peuple, l`Église est propriétaire de la plus grande partie du foncier, l`armée est comme vous le savez « très équipée ».

                              En France l`État est ruinée aussi ne rêvons pas, le peuple vit a découvert, a crédit avec son épargne qui sert de garantie a la dette nationale, le foncier vendu, Qatar, Angleterre, Arabie Saoudite et j`en passe quand a l`armée.... est ce necessaire de faire le bilan.


                            • mortelune mortelune 18 mai 2012 14:18

                              J’ai le sentiment que l’Allemagne et la France sont les seules à vouloir que la Grèce reste. Quand la France partira l’Allemagne sera célibataire.

                              Au final les deux derniers à quitter le navire seront :
                              - La France : Napoléon 1er ne verra pas son rêve se réaliser
                              - L’Allemagne : Hitler ne verra pas son rêve se réaliser
                              Une coincidence ? non je crois pas...
                              Pour l’instant une majorité d’européens restent sages par peur de ne pas pouvoir s’acheter le dernier ipod ou ipad à la mode. Finalement les Grecs vont s’en sortir au moment où nous serons dans la crotte jusqu’au coup. Ce sera à notre tour de prendre des coups de batons sur la g... Le FN aura quelques sièges à l’assemblée et la Goldman Sachs nous parachutera un nouveau président de la république pour que l’élite puissent mettre vite fait leur fric dans les paradis fiscaux. 
                              Ainsi va le monde en ce mois de mai 2012





                              • credohumanisme credohumanisme 18 mai 2012 15:21

                                Il y a d’autres hypothèses, l’une d’elle est la sortie de l’Allemagne de la zone euro. L’autre une séparation en zone euro du nord et zone euro du sud.


                              • DG. DG. 18 mai 2012 17:06

                                la séparation en 2 de la zone euro reposera le même problème qu’un euro unique.


                              • credohumanisme credohumanisme 18 mai 2012 18:37

                                Tout à fait, toutes les options posent des problèmes (je ne faisais pas le promotion de l’une d’elles). La solution miracle semble bien lointaine.


                              • credohumanisme credohumanisme 18 mai 2012 15:19

                                L’intérêt individuel de chaque grec (ou entreprise grecque) est de posséder des euros en liquide ou des « euros-non grecs », concrètement via un compte ou un produit financier dans un autre pays, afin de se prémunir du risque de retour à la drachme. En cas de dévaluation de 50%, chaque euro ainsi mis de côté doublera de valeur par rapport à la nouvelle monnaie.

                                L’intérêt collectif du peuple grec est à l’opposé : conserver dans le pays les ressources financières nécessaire à son fonctionnement quotidien. (Consommation, investissement ...) pour tenter justement d’empêcher ce scénario.


                                • Le péripate Le péripate 18 mai 2012 17:22

                                  Un peu tôt pour parler de panique. Mais ça viendra. Maintenant dire que la dette grecque est détenue par de « lointains usuriers » est largement infondé, et participe des mythes répandus par les politiques, à leur propre usage bien intéressé.


                                  • captain beefheart 18 mai 2012 19:28

                                    Vivement l’effondrement de toutes les bourses et marchés financiers ! La fin de la réligion de l’argent ,si nous en serons conscients.


                                    • BA 19 mai 2012 00:23

                                      Vendredi 18 mai 2012 :

                                       

                                      Royaume-Uni : l’imprimeur de billets De La Rue prêt à la sortie de la Grèce.

                                       

                                      Le groupe britannique De La Rue, dont l’impression de billets de banque est l’une des principales activités, dispose de plans d’urgence pour imprimer des drachmes au cas où la Grèce sortait de la zone euro, a-t-on appris vendredi d’une source du secteur.

                                       

                                      Le commissaire européen Karel De Gucht a déclaré dans un entretien publié vendredi que la Commission et la Banque centrale européenne (BCE) planchaient sur un tel scénario, reconnaissant pour la première fois ce qu’aucun responsable de l’UE n’avait confirmé jusqu’à présent.

                                       

                                      La source, qui a requis l’anonymat, a déclaré qu’en tant qu’imprimeur privé, De La Rue se devait d’envisager que la Grèce abandonne la monnaie unique.

                                       

                                      La nécessité, dans ce cas, de fournir en un temps réduit une masse considérable de drachmes pourrait contraindre les autorités grecques à faire appel à des sociétés privées pour venir en aide aux imprimeries nationales.

                                       

                                      Cette éventualité a déjà profité à De La Rue : à la Bourse de Londres, l’action du groupe a gagné 11% depuis un mois. Vendredi, le titre gagnait 0,35% à la mi-journée alors que l’indice FTSE 100 cédait 0,72%.

                                       

                                      Le groupe britannique, numéro un mondial de l’impression de billets de banque, imprime plus de 150 monnaies nationales.

                                       

                                      http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00444419-l-imprimeur-de-billets-de-la-rue-pret-a-la-sortie-de-la-grece-324810.php


                                      • Vipère Vipère 19 mai 2012 09:07

                                        Bonjour à tous

                                        Tout ou presque a été dit sur la Grèce et les Grecs ! Néanmoins, dans la schyzophrénie ambiante, un constat s’impose :

                                        L’adhésion de la Grèce a l’Europe et à l’Euro a davantage élevé le niveau de vie de la majorité de ses habitants et profité à l’ensemble de sa population, comparativement au niveau de vie des Français de la classe moyenne et populaire, dont elle a abaissée le pouvoir d’achat et qu"elle a appauvrit, en tirant les salaire vers le bas et en faisant flamber et les prix de l’immobilier et les loyers !

                                        Ce qui a empêché l’accès à la propriété de 50 % de Français, dans un contexte de pénurie de logement à loyers abordables, alors que 80 % de Grecs sont propriétaire de leur logement.

                                        Un couple Grec possédant deux résidences, deux voitures , un voilier de 10 mètres et déclarant un revenu de 19500 ne paie que 9 euros d’impôt, c’est une aberration parmi d’autre déclare Louka Katselli Ministre de l’économie.

                                        Loin de moi, l’idée de jeter la pierre aux Grecs, bien au contraire, tant mieux si les classes populaires en ont profité, ce qui est à loin d’ être le cas des Français, contrairement à ce qui est prétendu par la doxa, reprise, par d’éminents économistes. 

                                        Les trentes dernières foireuses en opposition aux glorieuses, n’ont pas profité à la classe populaire malgré les promesses et les réformes de Nicolas SARKOZY sur le logement.




                                        • njama njama 19 mai 2012 10:08

                                          L’hypothèse d’une fuite de capitaux en « liquide » vers l’étranger ne tient pas la route, car c’est très facile de faire un virement international (encore faut-il avoir un compte correspondant à l’étranger), ou de se rendre à l’étranger et faire des retraits GAB, ou d’utiliser un opérateur genre Western Union.

                                          Si la Grèce fait face à un manque de liquidités, dont il ne faut pas oublier que celui-ci ne représente qu’une toute petite partie de la masse monétaire en circulation, il suffit aux banques grecques d’accroître temporairement la masse de ces liquidités en convertissant une partie de sa monnaie scripturale.

                                          Voilà ce que dit l’article publié le 17 mai par Reuters.

                                          Ce n’est pas spécifique à la Grèce. D’autre part je comprends que cet argent n’a pas disparu, il s’est déplacé mais reste dans la zone €uro.
                                          La réinterprétation par la Presse de cette info, semble exploiter un fil émotionnel pour dramatiser la situation de la dette grecque.

                                           
                                          Les retraits des banques ne touchent pas que la Grèce

                                          UN MOUVEMENT À L’OEUVRE DEPUIS DEUX ANS

                                          Ces retraits ont commencé il y a au moins deux ans, alors que la crise de la dette s’approfondissait.

                                          Les banques helléniques ont perdu 72 milliards d’euros de dépôts depuis le début 2010, soit environ 30% du total de cette époque, selon des données compilées par Thomson Reuters.

                                          Les cinq plus grandes banques grecques ont enregistré pour 37 milliards d’euros de sortie de dépôts l’an dernier, dont 12 milliards pour EFG Eurobank et entre 8 et 9 milliards pour chacun des établissements National Bank of Greece, Piraeus et Alpha Bank.

                                          En février, le ministre des Finances de l’époque, Evangelos Venizelos, avait dit que seulement 16 milliards d’euros avaient été transférés à l’étranger, dont un tiers au Royaume-Uni.

                                          Les épargnants ont transféré le reste dans l’immobilier, l’or et dans d’autres établissements, ou bien ont caché leur argent chez eux.

                                          TRANSFERTS D’ARGENT

                                          Les mouvements de dépôts en Europe ont été très importants l’année dernière, montrent l’analyse des données de plus de 120 banques cotées européennes.

                                          Plus de 120 milliards d’euros ont été sortis de deux banques en Belgique, surtout au sein de la banque Dexia qui a dû être renflouée et restructurée. KBC a aussi fait face à des retraits importants.

                                          Les banques françaises, très exposées à la Grèce, ont enregistré des retraits de dépôts de 90 millions d’euros, dont 30 millions pour chacune des banques BNP Paribas et Crédit Agricole.

                                          Les craintes d’un éclatement de la zone euro ont également provoqué des retraits de 30 milliards d’euros des banques italiennes.

                                          Ces retraits d’argent en Europe se sont faits au profit des banques britanniques. Plus de 140 milliards d’euros ont été déposés dans seulement quatre grands établissements financiers au Royaume-Uni. Le pays bénéficie de sa position hors de la zone euro et de l’exposition importante de ses banques en Asie, à l’image de HSBC et de Standard Chartered.

                                          D’autres banques ont aussi connu d’importantes entrées d’argent. C’est le cas de Barclays, de Deutsche Bank, de Credit Suisse, d’UBS et des banques russes Sberbank et VTB.


                                          • BA 19 mai 2012 11:42
                                            Vendredi 18 mai 2012 :

                                            Vent de panique et fuite des capitaux en Grèce et en Espagne.

                                            Le scénario du pire pour la zone euro serait en train de devenir réalité : le bank run, la panique bancaire, touche désormais de plein fouet la Grèce et semble s’étendre à l’Espagne.

                                            Les Grecs auraient retiré entre 2,5 et 3 milliards d’euros de leurs comptes en banque depuis les élections du 6 mai, avec un pic à 800 millions d’euros pour la seule journée du lundi 14 mai. Depuis 2009, ce sont en moyenne 2,5 milliards d’euros qui ont quitté le pays chaque mois. 

                                            Pragmatiques, les investisseurs se préparent eux aussi à une sortie de la Grèce de la zone euro. Les grands acteurs financiers de la City, comme Barclays ou HSBC, ont déjà adapté leurs systèmes informatiques à un retour de la drachme.

                                            En Espagne, la principale inquiétude porte sur la fragilité du système bancaire. L’agence américaine de notation financière Moody’s a dégradé, jeudi 17 mai, la note de seize banques. Certains établissements sont désormais rangés dans la catégorie des obligations pourries. Au-delà, c’est toute la péninsule qui fait face à la défiance des investisseurs. Les taux d’emprunt de la dette souveraine ont dépassé 6 %. Un niveau insoutenable pour l’Espagne.


                                            • chantecler chantecler 19 mai 2012 17:32

                                              S’il n’y avait que la Grèce .
                                              L’ Espagne aussi est entrainée dans la même tourmente :
                                              http://www.huffingtonpost.fr/yanis-varoufakis/crise-grece-economie-espagne_b_1524405.html?ref=france


                                              • Cigogne67 19 mai 2012 17:38

                                                en attendant le Portugal, l’Italie...et la France.

                                                bien sur nous avons encore des valeurs (retraites, sécu, services publics...) à vendre aux marchés mais bon...à force de tirer sur la ficelle, hein ? 


                                              • CARAMELOS CARAMELOS 19 mai 2012 18:15

                                                Bonsoir à tous
                                                J’ai vidé mon compte (521,25 €) je n’avais plus confiance dans les traders et mes investissement chez JP MORGAN. Et vous savez ce que j’ai fait avec mes 521,25 euros ? Non ? C’est tout simple j’ai acheté du riz, de la semoule et des pâtes TORTONZOLA. J’ai plus de pognon mais quel bonheur, j’ai du riz je vais pouvoir spéculer avec ! Allez bonne soirée et pensez surtout aux pâtes TORTONZOLA !!!


                                                • bonnes idées 19 mai 2012 19:13

                                                  Les français sont convaincus que leur argent est assuré. Nous verrons bien un jour qui dit vrai.


                                                  • neurone 19 mai 2012 21:55

                                                    ../..

                                                    Et les Francais ? Un indicateur qui ne trompe pas, « la vente de coffre fort », c’est ici , par exemple : http://www.lefigaro.fr/conso/2012/05/19/05007-20120519ARTFIG00316-avec-la-crise-les-francais-s-offrent-des-coffres-forts.php

                                                    Alors bientot la fin de l’Euro, des banques ?!

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