Que de haine, c’est fou. Après la lecture de l’article et des commentaires, je pense qu’il est temps qu’un petit témoignage perso vienne agrémenter ces échanges théoriques débridés.
Je suis enseignant en collège (prof d’anglais) depuis sept ans, je me suis spécialisé dans le handicap il y a quatre ans en passant la formation complémentaire 2CA-SH option D puis en me spécialisant plus avant dans les troubles spécifiques du langage (vous savez, les trucs en “dys-”).
Je suis également une analyse depuis un peu plus de sept ans, analyse qui commence à toucher à son terme... indice qui ne trompe pas : je souhaite désormais devenir psychanalyste. J’ai demandé et obtenu une mise en disposition afin de procéder à mon analyse didactique, me former, acquérir un bagage théorique supplémentaire (Freud ça va mais Jung ou Lacan j’y connais rien) et au final ouvrir un cabinet. Ça prendra le temps que ça prendra, et s’il me faut vendre des smartphones ou des hamburgers pour survivre dans l’intervalle je le ferai.
J’ai enseigné avec un grand sens du devoir depuis sept ans. J’ai eu à coeur d’effectuer ma mission républicaine le mieux possible et de faire progresser mes élèves. Je quitte un emploi réputé pour sa sécurité pour me lancer dans le vide. Bref, je suis tout sauf un charlatan. Je me lance dans la psychanalyse pour aider mon prochain. Sincèrement.
Le truc, voyez-vous, c’est que je sais que ça marche. Et pas seulement parce que ça a marché sur moi. Je pourrais vous décrire à quel point je suis mieux dans ma peau et moins pénible pour mon entourage par rapport à il y a sept ans, et surtout comment la psychanalyse m’a apporté une compréhension interne qui m’a permis d’accéder enfin à ma véritable personnalité, dégagée de tous les héritages poisseux que nous nous trimballons tous. Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg... ce qui est le plus impressionnant une fois qu’on a compris la démarche, c’est à quel point les comportements des autres font sens. A quel point tout ça TIENT DEBOUT, à quel point la présence de l’inconscient agissant est évidente dès qu’on sait le détecter. Contester son évidence a à peu près autant de sens que contester l’existence du langage : c’est là, point barre. Faut faire avec.
Par contre là où je comprends le ras-le-bol général, c’est face à l’inaptitude de beaucoup de psychanalystes à admettre les limites de leur approche. L’avantage d’être enseignant spécialisé est de pouvoir assister à pas mal de réunions pluridisciplinaires comportant un éduc spé, un psychomotricien, un pédo-psy, un orthophoniste, etc... tous ces gens mettant leur résultats en commun pour une vision globale. Autant de grilles de lectures du psychisme de l’individu, chacune avec ses avantages et ses limites. Autant d’approches thérapeutiques qui peuvent donner des résultats ou pas selon la nature du trouble... et là où le bât blesse, c’est quand les psychanalystes se posent en thérapeutes universels qui possèderaient LA grille de lecture du psychisme et pas UNE grille de lecture du psychisme. Là, forcément, ça énerve... forcément, c’est faux.
25/08 12:23 - gaijin
@JL L’ironie était pourtant évidente, non ? pas pour tout le monde visiblement :-)) mais (...)
25/08 12:16 - JL
@gaijin ’’d’autres références ? Pas sûr d ’être compris (...)
25/08 12:10 - gaijin
@JL je pourrais trouver d’autres références mais serais je certain d’être compris ? (...)
25/08 09:29 - JL
@fred44360 ’’tous cela cautionné par les pouvoirs public voila une escroquerie (...)
25/08 09:20 - JL
@gaijin ’’ la psychanalyse est aussi proche de comprendre le psychisme que le (...)
25/08 09:13 - JL
’’Comment nommer les extraordinaires constructions intellectuelles que sont les (...)
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