Ayant bien compris l’ambition de notre rédacteur : développer le PV en France et en faire un secteur de pointe, je me demande dans quelle mesure les incitations actuelles favorisent ce développement.
Certes, le nombre d’installateurs augmente mais les matériels installés sont tous d’origine étrangère.
De plus, les fonds engagés servent aujourd’hui à payer des panneaux solaires au prix fort en raison de la pénurie mondiale, les profits pharamineux des constructeurs et de tous les acteurs du secteur qui vivent dans tous les pays des rentes de l’Etat.
Par le passé, l’Etat, en France, ou des entreprises dans d’autres pays investissaient dans des technologies pour leur lancement, vous produisiez à perte avant l’atteinte du fameux point mort, aujourd’hui, vous n’êtes pas concurrenciels alors vous etes aidés, ce n’est pas du tout une voie pour permettre un développement sain de la filière à mon sens.
De plus, vu la puissance des acteurs allemands et japonais, peut-être la France réagit-elle trop tard et qu’il serait plus judicieux de regarder vers d’autres technologies.
De plus, aucune des aides n’est conditionnée à une performance énergétique, au contraire puisque les solutions intégrées (qui entrainent une baisse de plus de 10% de la production et sont plus couteuses) sont favorisées, et que l’Etat finance également des projets orientés peu favorablement.
Dernier point, selon l’étude de Greenpeace parue en 2002, l’objectif est que la production d’électricité photovoltaïque représente 1% de la production d’électricité en Europe en 2020. La question peut donc être : le jeu en vaut il la chandelle ?