Bonjour,
« comme disait Kant ce qui est important ce n’est pas ce que la nature fait de nous, mais ce que nous faisons d’elle »
Cette citation de Kant pose clairement votre point de vue : mais ce qui est important c’est ce que l’on est, et la base biologique le détermine. N’en déplaise à tous les Kurtzweil en herbe et transhumanistes dangereux, notre conscience a autant à voir avec toutes nos cellules vivantes qu’avec notre cerveau. La capacité de modifier notre environnement nous aveugle orgueilleusement sur notre véritable nature : notre pouvoir est bien ailleurs, dans une relation simple et apaisée avec notre corps, avec nous même, avec les autres.
Quand à l’exemple de la contraception il est à double face : si la contraception est défendable, c’est parecqu’elle ouvre le chemin à un apaisement. La sexualité au delà de sa raison d’être reproductrice est chez l’homme imbriquée à des mécanismes psychologiques liés à la recherche du plaisir qui compensent la souffrance liée à la nature violente de la personnalité. Celle-ci en objectivant le monde coupe l’homme de lui-même. L’enfant non désiré est un point culminant de cette violence lié à la vision Kantienne du monde dans laquelle nous sommes conditionnés !
Cdt.