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Commentaire de bigglop

sur Bras de fer entre Juges d'instruction et Parquet...


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bigglop bigglop 17 janvier 2013 18:18

Même aujourd’hui la séparation réelle de la Justice du pouvoir politique (Ministère de la Justice) n’est toujours pas une mesure urgente.

Il faut bien comprendre que l’abrogation des textes sur les « lieux relevant du secret défense » serait un grand pas dans la résolution de l’affaire Karachi, mais aussi de l’affaire AMESYS / Lybie sur la vente de hardware et software pour la surveillance des communications téléphoniques et de l’internet

Et voilà ce qui nous pend au nez avec notre gouvernement défenseur des libertés démocratiques

Extrait de la loi sur « lieux secret défense »
Après l’article 56-3 du code de procédure pénale, il est inséré un article 56-4 ainsi rédigé :

"La perquisition ne peut être effectuée qu’en vertu d’une décision écrite du magistrat qui indique au président de la Commission consultative du secret de la défense nationale les informations utiles à l’accomplissement de sa mission. Le président de la commission ou son représentant se transporte sur les lieux sans délai. Au commencement de la perquisition, le magistrat porte à la connaissance du président de la commission ou de son représentant, ainsi qu’à celle du chef d’établissement ou de son délégué, ou du responsable du lieu, la nature de l’infraction ou des infractions sur lesquelles portent les investigations, les raisons justifiant la perquisition, son objet et les lieux visés par cette perquisition.
« Seul le président de la Commission consultative du secret de la défense nationale, son représentant et, s’il y a lieu, les personnes qui l’assistent peuvent prendre connaissance d’éléments classifiés découverts sur les lieux. Le magistrat ne peut saisir, parmi les éléments classifiés, que ceux relatifs aux infractions sur lesquelles portent les investigations. Si les nécessités de l’enquête justifient que les éléments classifiés soient saisis en original, des copies sont laissées à leur détenteur.
« Chaque élément classifié saisi est, après inventaire par le président de la commission consultative, placé sous scellé. Les scellés sont remis au président de la Commission consultative du secret de la défense nationale qui en devient gardien. Les opérations relatives aux éléments classifiés saisis ainsi que l’inventaire de ces éléments font l’objet d’un procès-verbal qui n’est pas joint au dossier de la procédure et qui est conservé par le président de la commission consultative.
« La déclassification et la communication des éléments mentionnés dans l’inventaire relèvent de la procédure prévue par les articles L. 2312-4 et suivants du code de la défense."



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