Même aujourd’hui la séparation réelle de la Justice du pouvoir politique (Ministère de la Justice) n’est toujours pas une mesure urgente.
Il faut bien comprendre que l’abrogation des textes sur les « lieux relevant du secret défense » serait un grand pas dans la résolution de l’affaire Karachi, mais aussi de l’affaire AMESYS / Lybie sur la vente de hardware et software pour la surveillance des communications téléphoniques et de l’internet
Et voilà ce qui nous pend au nez avec notre gouvernement défenseur des libertés démocratiques
Extrait de la loi sur « lieux secret défense »
Après l’article 56-3 du
code de procédure pénale, il est
inséré un article 56-4 ainsi
rédigé :
"La perquisition ne peut être
effectuée qu’en vertu d’une
décision écrite du magistrat qui
indique au président de la
Commission consultative du
secret de la défense nationale
les informations utiles à
l’accomplissement de sa mission.
Le président de la commission ou
son représentant se transporte
sur les lieux sans délai. Au
commencement de la perquisition,
le magistrat porte à la
connaissance du président de la
commission ou de son
représentant, ainsi qu’à celle
du chef d’établissement ou de
son délégué, ou du responsable
du lieu, la nature de
l’infraction ou des infractions
sur lesquelles portent les
investigations, les raisons
justifiant la perquisition, son
objet et les lieux visés par
cette perquisition.
« Seul le président de la
Commission consultative du
secret de la défense nationale,
son représentant et, s’il y a
lieu, les personnes qui
l’assistent peuvent prendre
connaissance d’éléments
classifiés découverts sur les
lieux. Le magistrat ne peut
saisir, parmi les éléments
classifiés, que ceux relatifs
aux infractions sur lesquelles
portent les investigations. Si
les nécessités de l’enquête
justifient que les éléments
classifiés soient saisis en
original, des copies sont
laissées à leur détenteur.
« Chaque élément classifié saisi
est, après inventaire par le
président de la commission
consultative, placé sous scellé.
Les scellés sont remis au
président de la Commission
consultative du secret de la
défense nationale qui en devient
gardien. Les opérations
relatives aux éléments
classifiés saisis ainsi que
l’inventaire de ces éléments
font l’objet d’un procès-verbal
qui n’est pas joint au dossier
de la procédure et qui est
conservé par le président de la
commission consultative.
« La déclassification et la
communication des éléments
mentionnés dans l’inventaire
relèvent de la procédure prévue
par les articles L. 2312-4 et
suivants du code de la défense."
18/01 13:55 - colza
La magistrature « debout » ne serait-elle pas plutôt une magistrature « couchée » (...)
18/01 09:00 - sirocco
Si les juges du siège sont « inamovibles », on peut les dessaisir de certains dossiers (chose (...)
17/01 23:39 - rené descendre
content que vous parliez de ce sujet car le moins qu’on puisse dire c’est que les (...)
17/01 18:18 - bigglop
Même aujourd’hui la séparation réelle de la Justice du pouvoir politique (Ministère de la (...)
17/01 18:01 - Luc-Laurent Salvador
Oui, plus ça change, plus c’est la même chose, comme on disait déjà du temps de (...)
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