Parce que c’est un faux pragmatisme : un travail commun à 7 milliards, ça n’existe pas.
Un travail commun peut concerner au plus quelques personnes, et cela se fait dans la langue que maîtrise chacune de ses personnes, c’est une question de qualité du travail, pour éviter les malentendus.
Quand des français travaillent ensembles, ils échangent en Français naturellement.
C’est encore un faux pragmatisme, parce que tu prends le cas particulier du développement de quelques logiciels informatiques via internet pour l’étendre à la généralité des productions, ce qui revient à confondre ton Bien particulier avec le Bien commun.
Mais je t’assure, pour l’avoir pratiqué dans un cadre professionnel, que même en informatique on se parle en Français entre français, c’est beaucoup plus simple pour se comprendre... Je peux utiliser l’anglais, certes, mais je préfère réfléchir dans ma langue maternelle. L’algorithmique, c’est une version ultra-simplifiée de la langue : elle est traduisible dans n’importe quel langage. De fait, l’informaticien a l’habitude du processus de traduction d’un langage vers un autre, c’est son travail usuel, donc l’informaticien est rompu au langage, il n’éprouve aucune peine à parler l’anglais.
Pourquoi défendre sa langue ? Parce que c’est la mienne et qu’elle me plaît. Si j’ai la chance de parler l’anglais pour ma part, d’une part j’y prend moins de plaisir, d’autre part, je conçois qu’il n’en est pas ainsi pour d’autres. Je ne suis pas étranger dans mon pays. La langue est un Bien Commun. Elle ne m’appartient pas et j’aime la pratiquer ainsi.
De plus, étant passé par l’informatique, j’ai étudié les mathématiques du langage, ce qui m’a porté naturellement vers les langues et, de là, vers l’étymologie. Or l’étymologie, c’est pour moi ce qui donne vraiment le sens aux mots, c’est ce qui donne une profondeur à la pensée. Le Français, par son lien fort avec le Grec et le Latin, est la langue qui conserve le lien entre les âges, de l’antiquité à nos jours. Le Français est la langue des concepts. La majorité des concepts modernes tirés de l’Anglais sont tous plus ou moins des sophismes.
En particulier l’Anglais confine à des conceptions plutôt nominalistes, le lien entre les mots et les choses est souvent mal fondé et plutôt approximatif, ce qui se paye en ambiguïté dans la pensée.
Enfin, si l’on veut parler une langue étrangère, le meilleur moyen reste d’aller à l’étranger.
Vouloir y parvenir par des cours à la Fac n’est pas du tout efficace, et ce à plusieurs titres :
1° Le prof ne parlera pas forcément bien cette langue étrangère : il faudrait imposer aux profs un double cursus, celui lié à la connaissance qu’il dispense, plus celui lié à la langue en question, ce qui, faute d’augmenter considérablement les heures de cours, correspond à baisser le niveau de compétence du prof pour l’amener à un niveau de langue étrangère somme toute assez médiocre...
2°) L’étudiant aura plus de difficulté à intégrer les connaissances dans une langue étrangère que dans sa langue maternelle, ce qui se traduira par une baisse de niveau des compétences de l’étudiant, pendant qu’il ne profitera pas d’une élévation notable de son niveau dans cette langue étrangère.
Bref, cela abaissera considérablement le niveau de connaissances des élèves et des profs pour des résultats somme toute assez négligeables en anglais par rapport à ce qu’aurait un enseignement de qualité en Français suivi d’une immersion d’une année ou deux en pays Anglophone. Donc, en fait, l’idée est particulièrement absurde.
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