J’ai discuté de ce sujet et aussi de la crise Syrienne avec un voisin, apparemment proche des idées d’extrême-droite.
Il me dit :
1) Sur la Syrie : on ne va pas intervenir surtout qu’on risque de produire l’exact contraire d’une action humanitaire à cause des bombardement pas si chirurgicaux que cela et qu’on risque au final que ce soit les islamistes radicaux terroristes qui prennent le pouvoir.
Je suis assez d’accord avec son diagnostique même si je ne partage pas ses opinions politiques.
2) Sur les faits divers récents : c’est normal de se faire justice soit-même. Même si ce n’était pas une légitime défense directe on peut considérer le ras-le-bol du bijoutier et que cela produira ses effets en intimidant la « racaille » qui risquerait sa peau si tout le monde s’arme.
Autant je peux comprendre le ras-le-bol du bijoutier, et qu’en définitive personnellement je ne souhaite pas une peine de prison ferme, je ne souhaite pas non plus l’abandon total de poursuites judiciaires car on ne peut pas mettre dans la même balance le fait de défendre directement sa vie, et défendre son portefeuille.
D’autant plus, on remarquera le grand écart idéologique.
La réfutation de l’intervention militaire potentielle de l’occident en Syrie, est intimement liée à la prudence qu’en fait l’opinion publique sur le prétexte humanitaire qui est plutôt vu comme une défense du PORTEFEUILLE DE L’OCCIDENT.
Ces gens comprennent donc bien, la nuance entre défendre sa VIE et défendre le BUSINESS.
Pire, pour la Syrie, ces gens ont l’intelligence de se refréner à l’attitude de va-t-en-guerre car contre-productive par rapport aux « retours-de-feu », mais ne perçoivent pas qu’en voulant convaincre la « racaille » que les commerçants puissent être armés et prêts à tirer pour les intimider, qu’en définitive cette « racaille » tue d’office le commerçant « par précaution ».
Je rappellerai que les Etats-Unis qui sont un des pays les plus répressif du monde avec une tolérance zéro bien marquée dans les esprits et encore la peine de mort dans certains états et la construction nouvelle de beaucoup de prison,
est aussi un des états où la violence est la plus omniprésente quotidiennement.
Il y a une chose qu’il faut bien se mettre dans le crâne : quand on est condamné lourdement pour un petit délit, on n’a plus rien à perdre à commettre de plus grand délit.