@ Laurent Simon,
je partage votre commentaire sur le fond, il est en effet contre productif de vouloir éliminer la concurrence. Aujourd’hui, je le traite sous le processus itératif, très simple dans son principe, mais évoluant en système hyper complexe que même Edgar Morin aurait du mal à étudier. D’ailleurs, je n’y arrive pas entièrement, je ne maitrise que l’idée et avec peine.
Sur cette base itérative, le rapport entre coopération et concurrence n’est pas monolithique, il dépend du rapport entre intériorité et extériorité. Autrement dit, l’intériorité fait appel à la coopération, tandis que l’extériorité fait appel à la concurrence. Or, tout système évolue en fonction de ce rapport intérieur/extérieur. L’histoire de l’humanité ne fait pas exception, en effet, par principe, pour que la cohésion sociale d’un pays fonctionne, il doit mettre en avant le principe coopératif qu’il caractérise par l’impôt et repousse la concurrence avec les autres pays. Ici donc, la concurrence intérieure est maitrisé par l’impôt et on parle surtout de mérite et de responsabilité, donc, c’est le principe de la coopération qui domine. Ce qui faisait mettre en place des barrières douanières notamment pour la concurrence avec l’extérieur.
Mais que se passe t’il quand la concurrence est mise devant la coopération à l’intérieur de la nation et la coopération réduite à la portion congrue, voir inexistante ? Le lien social est rompu et les troubles commencent. C’est ce que nous observons en Europe où la concurrence domine la coopération et menace tout l’édifice. C’est ce qui à donné lieu aux luttes sociales de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle.
Le problème se trouve aggravé lorsque de par le fait de la mondialisation de l’économie, entrainant l’interdépendance de tous les pays, l’intériorité se trouve décalé au niveau planétaire et non plus au niveau des nations. Dans ce cas là, la concurrence se retourne contre tous les pays formant l’intériorité de la planète, dont nous savons aujourd’hui que les problèmes liés à la pollution, la démographie, la destruction des écosystèmes, la pauvreté, ne sont plus contingentés aux pays, mais au niveau planétaire.
Dans cette nouvelle réalité, la coopération mondiale devient alors prédominante à l’intérieur de la planète, repoussant la concurrence en dehors de ses frontières spatiales.
en d’autres termes, la concurrence n’est plus entre les humains eux mêmes, mais entre eux et son environnement extérieur, ce qu’on appelle la conquête spatiale. Or, ce champs là paraît inépuisable.
Vous prenez en exemple la nature, dites moi que ce passe t-il lorsque à l’intérieur d’un corps, les cellules ou les organes entrent en concurrence l’un contre l’autre ? L’organisme meurt. Pour que la concurrence soit saine, il faut que celle ci n’oppose pas l’organisme en lui même, mais contre un autre organisme extérieur. C’est ici et seulement ici que la concurrence est efficace. Mais lorsque nous parlons de civilisation humaine dans un contexte de mondialisation économique et sociale, la guerre conduit à sa destruction et à sa mort. Ce qu’on appelle communément, un cancer. La réalité est que les corps nations sont devenu le corps planète.
le problème, c’est que nous sommes bien face à un système qui ni ce que vous écrivez. Elle met en avant uniquement la concurrence entre les travailleurs et non la coopération. Elle met en concurrence les possesseurs des moyens de production et de son financement avec les autres acteurs de la vie sociale et non la coopération. Le résultat est celui que nous connaissons, la dégradation accéléré de tous les indicateurs économiques, sociaux, écologiques etc. Par contre, la chose intangible, c’est le principe du mérite individuelle et collectif ayant pour fonction d’accroitre les performances de l’organisme et de la responsabilité individuelle et collective, ayant pour fonction de maintenir la santé de l’organisme.
11/04 10:10 - CASSAGNE
Bonjour Alain, Je réagis un peu tardivement car je ne vous connaissez pas avant avant-hier. (...)
11/01 16:37 - Alain SOULOUMIAC
@Hervé Hum NOUVELLE JURISPRUDENCE DE LA COUR SUPREME Au sujet du droit d’auteur, nous (...)
12/09 12:09 - Alain SOULOUMIAC
Du crédit, de la création et de la croissance Suite à l’ouverture des frontières (...)
10/09 19:28 - Laurent Simon
"Sur la question du risque... la notion de création permet de réconcilier, en partie du moins, (...)
09/09 15:33 - Alain SOULOUMIAC
5. Capitalisme, marxisme et création Un peu d’ordre tout d’abord. Cette réponse (...)
09/09 11:58 - Alain SOULOUMIAC
Tout fait quelconque de l’homme qui cause à autrui un dommage oblige celui par la faute (...)
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération