Je n’ai fait qu’exposer la démonstration de Leibniz qui se trouve dans la monadologie.
Faudrait-il évacuer Leibniz du paysage scientifique ?
Mais c’est impossible ! C’est donc une bien drôle d’aversion que vous avez là.
Maintenant, pour être précis, je n’ai pas mis Dieu dans la science, car la science ne peut que déduire postérieurement à des prémisses, mais j’ai mis Dieu au-dessus de la science, à la conclusion d’une récurrence infinie d’induction, l’induction étant ce que l’on imagine qui explique les faits.
La déduction descend du général au particulier, elle est catégorique, l’induction ascend du particulier au général, elle est anagorique. Eureka, disait Archimède !
La déduction est autoritaire : sa logique est sans contredit, le tiers est exclu.
L’induction est libérale : sa logique est ambigüe, le tiers est inclus.
Dieu est ce tiers inclus.
En science, on ne peut faire appel à Dieu que dans une réflexion synthétique, pour raccorder les éléments épars d’une analyse en un Tout qui les rend logiquement possible. Voyez ces vieilles représentations des saints avec un éclair (de génie) qui s’échappe de leur tête.
Considérez aussi le terme « inspiration » et son rapport avec l’esprit-Saint.
Kepler n’oublia pas de remercier Dieu pour cette grâce qu’il lui fit de lui accorder ses découvertes.
Une science sans Dieu, c’est une science sans synthèse.
Pour ma part, je vous salue.