Bonjour, j’aime l’honnêteté de votre réflexion qui a en plus du coeur.
Aussi je vous propose une approche complémentaire de la notion de mémoire. C’est le souvenir de soi-même.
Ce souvenir de soi-même, avec humilité et simplicité, au lieu de croire à toutes nos idées ou de s’accrocher à nos croyances, est un acte de présence et d’ouverture, et l’attachement au passé ne fait que l’empêcher de se manifester. Cet acte libère notre espace intérieur et laisse la place pour le dévelopement de la conscience, et la reconnaisance de l’autre comme un autre soi-même. Pour écrire avec cette qualité, c’est que vous lavez connu.
Cet acte ne s’impose pas à qui que ce soit ; et tenter de le faire réduit considérablement les chances qu(il puisse survenir.
Le passé est une grande tentation en temps de crise, que ce soit pour vouloir le retrouver ou le brandir comme repoussoir. Les grandes avancées historiques fondatrices sont des déclinaisaons réadaptées aux conditions du moment de la prise de conscience du caractère universel de notre condition humaine, Ce caractère universel, tout un chacun peut le refaire émérger à sa conscience quand il se reconnecte à lui-même dans le présent, sans complaisance et sans superflu, avec tranquillité et simplicité. C’est une sorte de « jeunesse éternelle » de l’esprit.
Alors on réécrit les lois pour ne pas oublier, et la nouveauté fait force de rappel pour plusieurs générations. Mais les livres et les lois ne sont plus rien quand ils n’ont plus le pouvoir de ramener à cette conscience de soi. Ce qui empêche l’évoluion de l’homme c’est sa fascination pour la maîtrise du monde extérieur qu’il développe, les idées qui la résument, et qui lui fait oublier toute la dimension intérieure.
Du coup si ça ne va pas, c’est toujours de la faute de quelqu’un ou de quelque chose !
Bonne soirée 