"Concernant le Rwanda, je n’ai pas lu le détail de vos explications mais
je connais cette thèse par ailleurs ... Moi ici, ce n’est pas tout à fait ce qui
m’intéresse. Je suis dans la reflexion sur les attentats contre CH en
regard au livre d’Esther. Les commentaires sur le net sont un moyen de
penser tout haut et de proposer cette pensée à la contradiction des
autres intervenants.«
J’apprécie votre franchise car, je pense, vous me pardonnerez plus facilement la franchise de ma propre réaction.
Vous n’avez pas laissé votre marteau, vous l’avez toujours en main. Tout ce que vous avez évoqué tourne constamment autour de la problématique disons de la »castration de la toute puissance« pour le dire vite.
C’est un sujet fondamental, aucune doute, mais votre tentative pour y réduire tant la dynamique sacrificielle girardienne que ce que je tente de proposer comme schéma auto-victimaire me paraît vaine car basée sur un écrasement des significations et des formes.
Tout devient pour vous le clou que vous voulez enfoncer.
C’est comme ça que je perçois les choses actuellement.
Cela n’empêche pas un certain nombre d’accord fondamentaux comme, par exemple, sur l’importance du double aspect du bouc émissaire. Mais pour investiguer cette matière j’ai peur qu’il vous faille lâcher votre marteau et adopter des instruments permettant la prise en compte d’autres formes que toujours le même clou 
En même temps, notez-bien, j’ai moi-même la même attitude,
mais je n’ai pas le même clou...
Mon clou est le cycle qui, pour reprendre un vocabulaire girardien (suggéré par Dupuy je pense) est formidablement morphogénétique et permet de penser l’infinie variété des formes psycho-socio-anthropologiques sans lui faire violence.
La question qui vous »obsède" est juste un moment de la dynamique d’interaction des cycles. Je compte bien un jour formuler cela clairement dans de futures considérations éducatives.