yvesduc : « Dans la même page, perlesdu911 écrit que « les incendies ont fait monter la température jusqu’à environ 1000°C », ce qui est une confusion entre la température de l’air et celle de l’acier. Selon le NIST, aucune observation de l’acier issu des décombres n’a montré qu’un poteau du noyau avait dépassé 250 °C, et seulement trois poteaux périphériques ont dépassé cette valeur. On est donc très loin du chiffre de 1000 °C, qui correspond à la température de l’air et semble surtout destiné à effrayer le lecteur. »
Résumé de l’article de Bazant (extrait du site Bastison) : Il nous montre en effet, suite aux essais réalisés sur les matériaux, qu’une température même faible de l’acier a pu conduire à l’effondrement. En raison de la rupture de certaines colonnes, la redistribution des charges a amené d’autres éléments à être surchargés. Cette augmentation de la contrainte couplée à une hausse même faible de la température (150 à 250 °C) a pu causer le flambement de ces éléments (p2). [Note : un autre un élément a pu augmenter le déséquilibre des charges (j’avais souhaité l’illustrer avec le rail SNCF qui entrait en flambement sous le seul effet du soleil lors de la canicule de 2003), c’est la dilatation thermique. Si elle est empêchée elle peut créer de très fortes contraintes dans le matériau. Or, cette dilatation peut être contrariée si la température n’est pas uniforme à l’étage avec certaines zones en feu et d’autres pas, elle aggrave alors encore le déséquilibre statique]