@PIPO
Mais vous pouvez vous immiscer dans la conversation !
J’ai surtout voulu montrer deux choses
la première, que l’identification d’un comportement pathogène dépend des conditions environnementales. Des circonstances. Par exemple, en temps de guerre, le même comportement sera jugé « normal », mais considéré comme criminel en temps de paix.
Pour les cas qui nous intéressent ici, c’est l’évolution de la société qui fait apparaître ceux qui autrefois étaient considérés comme des grands hommes, pour des psychopathes, parce que les réponses à apporter aux problèmes de la société passent par la fin du rapport de domination qui jusqu’alors s’imposait à l’humanité en raison de la lutte pour les ressources et leur exploitation.
La deuxième chose, c’est que la genèse du mal est toute entière contenu dans la volonté d’exploitation du temps de vie d’autrui à son profit, car contrairement à l’espace, on ne peut pas capitaliser son propre temps de vie, l’unique moyen passe par l’appropriation du temps de vie d’autrui. Que le but de tout psychopathe consiste à se rendre maître du temps de vie d’autrui, que ce soit pour le détruire ou l’utiliser et les techniques sont les mêmes, indépendamment de la culture et des personnes. Ces techniques découlent d’elles même de la relation de causalité première, l’exploitation d’autrui. Qu’ainsi, le diagnostic ne peut s’arrêter à définir ce qu’est un psychopathe, mais définir ce qui constitue sa raison d’être, l’exploitation et son moyen d’y arriver, la propriété (sur l’espace commun ) et la monnaie (comptabilité du temps de vie des êtres).
L’intérêt relationnel de ne pas parler de psychopathes avant l’époque contemporaine est de permettre une transition consensuelle. Une forme de non rétroactivité d’un jugement, celui-ci s’appliquant à partir du moment où il est émis. Donc, permettant à toute personne née et baignant dans cet état d’esprit, jugé déviant et pathogène, de s’en séparer sans condamnation dès lors que la prise de conscience s’accompagne d’un changement de comportement.