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Commentaire de Hervé Hum

sur La ponérologie politique : étude de la genèse du mal, appliqué à des fins politiques – une psychologie du complot (1/3)


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Hervé Hum Hervé Hum 15 décembre 2015 14:00

@JC_Lavau

Il m’as fallut longtemps pour prendre conscience qu’un esprit scientifique dans un domaine, pouvait perdre toutes ses facultés de raisonnement logique dans un autre.

ton propos en est l’illustration parfaite ! Tu produit un pur sophisme tout en étant persuadé de faire appel à la raison pure, donc, honnête.

Bon, je dois admettre que tu es la norme et non l’exception.

Comme écrit à Philippe, je vais écrire un article pour essayer de schématiser le mécanisme. L’étude détaillée (du principe de la relation de causalité) nécessite des ressources qui ne sont ni de ma volonté, ni à ma disposition.

Ce que je peux dire, c’est que s’il y a relation de causalité entre la croissance démographique et le système d’organisation des populations, la propriété n’est pas la conséquence de cette relation, mais de la capacité du cerveau humain à spéculer sur sa capacité à exploiter les ressources présentes dans son environnement. Sachant que l’humain en est la ressource la plus profitable (Philippe à raison).

en attendant ma démonstration dans un article prochain, sache qu’il n’y a de propriété véritable que si celle ci te permet d’en extraire un profit, dans le cas contraire, ce n’est pas une propriété, c’est soit un territoire de vie (peu importe le mode de récolte), soit une aliénation, où on est donc soi même prisonnier de cette propriété. Ceci car le but de la propriété sur l’espace commun (sans compter le temps de vie d’autrui) est de permettre son exploitation, non par soi même, mais par autrui pour soi même.

Il n’y a de propriété que s’il y a profit tiré de celle ci.

Alors, partant des chasseurs cueilleurs, la notion de propriété a évoluée, passant du profit (démographique) tiré de l’exploitation des animaux et végétaux avec l’agriculture, pour passer à celle de l’exploitation des humains exploitant la terre (profit du profit démographique). Ceci, en respect de la dynamique des fractales.

La différence étant que dans le premier cas, nous sommes face à des sociétés communautaires, alors que dans le second cas on passe à une société capitaliste. Dans le premier cas, la propriété est d’usage, dans le second cas elle est d’esclavage. Le sens relationnel est donc inversé. Dans le premier cas, la propriété définit l’espace économique de la communauté, dans le second cas, c’est la communauté qui est définit par la propriété de l’espace économique et la différence porte alors sur le fait que l’individualité ne sert plus la communauté, mais c’est la communauté qui sert l’individu. 

 Ainsi, écrire que la communauté sert l’individu, implique obligatoirement que tous les individus composant la communauté servent un seul individu ou un groupe restreint d’individus devenus propriétaires de l’espace économique, car si on dépasse un seuil critique (disons la moitié de la population) alors, on retombe dans la logique communautaire et on détruit la logique individualiste. Pour préserver la logique individualiste alors que les principes affichés sont collectifs (charte des droits de l’humain), il faut faire appel aux techniques de dissonances cognitives. Ce que les acteurs du système actuel font très bien ! et la première d’entre elle, consiste à poser des droits sans faire appel aux devoirs, alors même qu’il ne peut y avoir de droits sans devoirs pour les appliquer. La seconde, plus perverse que la première, consiste à faire de la propriété particulière sur l’espace commun, la clé de voute de cette charte sensé édicter les principes collectifs, alors même qu’elle en est l’antithèse. Consistant à placer en relation causale directrice une relation contraire à toutes les autres.

Bref, c’est mettre le loup dans la bergerie !


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