@Mohammed MADJOUR
Le christianisme n’avait pas attendu l’islam pour sombrer dans l’accablant dolorisme et la christologie, vertueusement rédemptrice (paraît-il) selon le Credo chrétien), des péchés du monde (rien que ça !) avec l’Évangile de Jean (dont il est probable qu’il est de seconde main au mieux, voire de plusieurs mains (?) tant il diffère des Synoptiques) qui n’a d’égal que le mythe de Sisyphe.
Dommage que l’Islam fut tant ostracisé par ce catholicisme dès ses premiers Souffles, dont la vigueur spirituelle auraient dû interpeler les âmes éduquées, au moins aurait-il pu en tirer en contraste quelques enseignements plus existentialistes et pragmatiques qui furent je crois la source et le vecteur de l’effervescence culturelle et civilisationnelle et de la créativité intellectuelle et cosmopolite des premiers siècles de l’Islam.
Toutefois si les chrétiens « n’ânonnent » pas cette phrase (ne tombons pas dans les généralités) , au moins ceux bien instruits, pendant des siècles ils ânonnèrent le latin dans le rite* que la plupart ne comprenaient pas le traitre mot il faut dire, l’instruction n’étant distribuée qu’avec parcimonie, bien loin de l’utopie évangélique qui attendra Jules Ferry pour se concrétiser au moins à grande échelle.
( * j’ai même connu ça enfant avant que l’antique langue romaine au service du culte fût remisée au placard avec Vatican II).