@Elliot
Ce qui est en cause ce n’est pas l’organisation du travail. Ce qui est en cause c’est la valeur de l’euro, entre autre, puisque des articles des traités interdisent toute relance Keynésienne.
L’euro est trop bas pour l’Allemagne, trop haut pour les pays du sud dont la France. Si chaque pays de l’UE avait eu sa monnaie, des équilibres se seraient établis entre celles ci. Le Franc aurait été minoré par rapport au deutsche mark, comme la Lire ou l’escudo.Le Mark aurait été attractif et les opérateurs l’auraient acheté. Le coût des produits allemands aurait été relevé. La compétitivité des pays du Sud se serait améliorée, nécessairement.
Mais avec l’euro c’est impossible. L’Allemagne engrange des excédents, les pays du sud des déficits de leur balance commerciale. Et cela ne peut qu’empirer puisque toutes les industries quittent progressivement les pays du sud.
Il faut quitter cet enfer pour les Françaises et les Français. C’est le Frexit ou l’agonie.
Robert Mundell, le créateur de l’euro l’explique très bien :
Mundell m’expliqua qu’en fait l’euro et la Reaganomics procèdent de la même « philosophie » :
« La discipline monétaire impose également aux politiciens une discipline fiscale ».
À partir de là, lorsqu’une crise éclate, les nations désarmées sur le plan économique n’ont guère d’autre choix que l’effacement en bloc des réglementations gouvernementales, la privatisation en masse (1) des services publics, la réduction drastique des impôts, et enfin la mise aux oubliettes de l’État-providence à l’européenne.