@Courtois Laurent
Effectivement, le rapport officiel ne conduit pas à la culpabilité de la Russie pas plus qu’à celle de l’Ukraine et il est est expliqué que c’est le rôle de l’enquête criminelle dont ce rapport est une des entrées.
Pour le terme bowtie, il faut le chercher dans le document « investigation of the impact damage due to high energy objects on the wreckage of flight MH17 » (annexe NLR) où ce terme est utilisé plus de 25 fois.
Les fragment de types bowtie sont toujours au pluriels et vous faites une erreur de traduction. Le terme ’unique’ utilisé indique seulement que la forme est unique. Nous pouvons lire dans le rapport (annexe NLR p.44) « It is assessed that only the 9M38 family of missiles from the BUK family of surface-to-air missile systems are equipped with a fragmentation warhead that uses the unique bowtie shape fragments » (fragments au pluriel) puis « This information is confirmed by weapon experts of the Russian Federation Investigation Team as well as a représentative of Almaz-Antey ». Donc même si les experts Russes le disent, ça doit être vrai. Plus loin p.49 : « A number of these fragments found in the cockpit area have a distinctive butterfly or bowtie shape ». Vous n’aurez pas le nombre exact, certains fragments étant très déformés. Ce qui est intéressant avec le terme ’unique’, c’est que les pipotages russes dans le questionnaire sur la forme exacte de ces fragments sont réfutées. Les Russes ont donc fait évoluer leur position devant les preuves avancées.
Le scénario complet est examiné et les impacts permettent de déterminer la nature de la charge et la direction et la position du missile au moment de l’impact. Les enquêteurs arrivent à la conclusion d’un missile de type 9M38(M1) (la différence avec le 9M38 est la fusée de proximité). La charge est de type 9N314M sans aucun doute possible (poids de la charge, type de shrapnels, répartition des impacts...). La direction du missile obtenu dans les simulations ne permet pas de conclure à un missile parti des zones contrôlées par l’Ukraine et je doute que l’Ukraine dispose de ce couple lanceur + charge, son équipement est plutôt très ancien et elle n’avait aucune raison de déployer un système anti-aérien. L’enquête criminelle, si elle est possible, fera cette recherche. Il est évident que le contexte politique rend les désignations de responsables très sensibles et il est probable que la crise se dénouera dans le secret des chancelleries. En attendant, les conclusions sautent aux yeux, mais je laisserai les juges l’annoncer.