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Commentaire de njama

sur En confirmant une attaque chimique : L'OMS fait-elle du zèle en Syrie ?


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njama njama 13 avril 2018 10:11

PARLEMENT €UROPÉEN
Questions parlementaires
18 décembre 2002 E-3662/02
QUESTION ÉCRITE posée par Marie Isler Béguin (Verts/ALE) au Conseil

 Objet : Amendement de l’accord WHA 12-40 liant l’OMS et l’AIEA

Le 28 mai 1959, la 12e Assemblée de l’Organisation mondiale de la santé, par sa résolution WHA 12-40, se lia à l’Agence internationale de l’énergie atomique par un accord. Celui-ci subordonne les travaux ou les programmes de l’OMS, considérés comme en intersection avec le champ d’activité de l’AIEA, au contrôle et au verdict de cette dernière, et conditionne la procédure et la poursuite de ces travaux et programmes à la négociation d’un consensus (article 1er, paragraphe 3).

Ce même article premier expose la revendication explicite et partisane de l’AIEA à laquelle il "appartient principalement d’encourager, d’aider et de coordonner dans le monde entier les recherches ainsi que le développement et l’utilisation pratique de l’énergie atomique à des fins pacifiques (…)". Dans la Constitution de l’OMS ratifiée en juillet 1946 et entrée en vigueur le 7 avril 1948, les États Parties, en accord avec la Charte des Nations unies, adoptaient, comme principe de leur sécurité, qu’"une opinion publique éclairée et une coopération active de la part du public sont d’une importance capitale pour l’amélioration de la santé des populations et que les gouvernements ont la responsabilité de la santé de leurs peuples", tandis que le "Groupe d’étude des questions de santé mentale que pose l’utilisation de l’énergie atomique", dans son rapport remis à l’OMS en 1958, recommandait que "la solution la plus satisfaisante pour l’avenir des utilisations pacifiques de l’énergie atomique serait de voir monter une nouvelle génération qui aurait appris à s’accommoder de l’ignorance et de l’incertitude (…)".

Cette collusion flagrante entre deux institutions internationales, qui place les rapports de l’OMS sous la censure de l’AIEA et de son parti pris pro-nucléaire, n’interpelle-t-elle pas le Conseil ?

Les préjudices et entraves portés par ces compromissions avérées de l’OMS quant à la sérénité et à la véracité des études de l’UE dans la préparation de ses programmes et actions dans ce champ du nucléaire et de ses pathologies (induites par l’utilisation d’uranium appauvri en Irak, en RFY ou par les conséquences de Tchernobyl en Europe orientale) n’alarment-ils pas le Conseil ?

Cet affront à la transparence et à l’indépendance de l’OMS, confirmé par le délai de dix années qui s’est écoulé avant qu’elle n’organise en propre une conférence sur le drame de Tchernobyl, puis par la non-publication des Actes, n’impose-t-il pas une dénonciation par le Conseil de la collusion introduite par certaines clauses de cet accord ?

Le Conseil s’engage-t-il, dans le cadre de son dialogue bilatéral avec ces deux institutions internationales, à exiger l’amendement de l’accord WHA 12-40 (article 1er, paragraphe 3 : « s’informeront mutuellement »), comme le prévoit son article 13 ?

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+WQ200w-3662+0+DOC+XML+V0//FR


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