Les grandes Femmes antique dans l’ancienne Perse :
DIANA SURNOM D’ARYANE
Les Parsis remplacent souvent le mot A-Vesta par le mot Dîn qui signifie Loi en zend (Dîn fait Dîna et Diana), et l’expression Daena A-Vesta serait synonyme de Diana.
Diana a donc signifié la Loi avant d’être le surnom d’une Déesse. (Comme la loi d’Israël, Ha-Thora, est devenue le surnom de la Déesse Hathor qui en fut l’auteur).
La loi d’Ahoura, « l’esprit Lumière de Diana », paraît constituer le fond du Vendidad.
Diodore de Sicile assure que Diane était singulièrement honorée chez les Perses et que ces barbares célébraient encore de son temps, en son honneur, les mêmes mystères dont elle était l’objet chez les autres nations.
Déjà le nom d’Aryana signifiait jour, lumière ; si on le décompose, on trouve que la terminaison ana signifie ancien et que c’est pour cela qu’elle représente la « lumière ancienne », la science primitive.
Souvent le mot Aryane est remplacé par le mot Ariadné.
Pourquoi ?
J’ai dit que cette histoire allait nous réserver des surprises et que nous allions voir la lumière descendre du Nord. En effet, Ariadné est une corruption du nom de la Déesse celtique Arduina qui donna son nom aux Ardennes.
Sa statue retrouvée nous la représente avec sa biche et son chien, comme la Diane des bords du Tibre. Arduina était la patronne des chasseurs chez les Eburons (pays de Liège). Elle avait dans le voisinage du Hélion (la Meuse) une chapelle où chacun des affiliés apportait le tribut marqué pour chaque pièce de venaison (Cailleux, Origine celtique, p. 152).
Quand on a mis les Déesses dans le Ciel, Ariadné a été représentée par la Couronne boréale, appelée aussi couronne d’Ariadné.
On sait que Diane était adorée à Bubaste dont elle était la grande Déesse.
Et ceci prouverait que ce ne furent pas les Hindous d’abord qui furent Aryens, ce furent les Septentrionaux.
La grande Déesse Nehal-Ennia, qui joue un si grand rôle en Occident, est aussi appelée Diana.
La terre Occidentale était appelée le royaume de Nili, c’est-à-dire de Nehal.
D’autres noms ont été rapprochés de celui d’Aryane, notamment celui d’Arthémise.
M. Cailleux fait venir l’Arthémise persique de Herta-Misse, qui serait devenue Artaei. Et il ajoute : « Arthémis serait le nom de la Sibylle de Delphes, appelée aussi Daphné, nom donné aussi à Diane. Arthémis serait une variante du nom de la reine Arètès ».
On nous parle aussi de La fontaine d’Aréthuse où coulait la source sacrée, dans une île de la mer de Sicile (Ogygie). Ce serait encore le souvenir de la même Déesse.
LES AMAZONES
La mythologie nous dit qu’Euristée imposa pour neuvième travail à Hercule de lui apporter le baudrier de L’Amazone Hippolyte. Le héros traversa le Pont Euxin et alla chercher les Amazones dans un lieu nommé Témiscite (Thémis-Cité) sur les bords du Thermodon ou de la mer Caspienne ; c’est là, dans les pays qui séparaient la Perse du Caucase, qu’habitaient les Amazones.
Diodore nous renseigne sur ces femmes guerrières, habitantes des rives du Thermodon, et nous parle de leur souveraine, la Reine Orythrie (Orythie ou Orythya), célèbre par sa valeur et sa vertu.
« Sa gloire était grande, dit-il, elle soumettait les peuples les uns après les autres, faisait des hommes captifs des esclaves et les employait aux travaux les plus bas ».
Ceci semble une appréciation partiale.
Elle voulut venger ses sœurs qui avaient été insultées par Hercule et par Thésée.
Les Amazones de Scythie n’étaient pas moins célèbres. Diodore de Sicile nous parle aussi des Amazones d’Afrique et nous dit qu’elles étaient plus anciennes que celles d’Asie qui subsistaient encore au temps du Siège de Troie.
Ces anciennes Amazones régnaient dans une île appelée Hespérie, parce qu’elle est située au couchant du lac Tritonide. Ce lac était voisin de la montagne d’Atlas.