Divisez-le par 200 minimum plutôt... sinon je pourrais bien dénoncer à la modération d’AV que vous colportez des « fake news » 
« Il est difficile d’évaluer le nombre de lettres de délation reçues au total par le CGQJ. Grâce à l’exploitation des registres du service du courrier [51], on sait cependant que chaque jour une poignée de lettres « anonymes » (en moyenne 2 ou 3, avec des pointes à 7-8 après les rafles des 16 et 17 juillet 1942) arrivait au 1, place des Petits-Pères, à Paris. On peut estimer le nombre de lettres de délation de ce type envoyées au Commissariat général aux Questions juives, entre le printemps 1941 et l’été 1944, à environ 5 000 – en tenant compte qu’une trentaine de dénonciations anonymes environ sont parvenues chaque semaine à l’ensemble des services du CGQJ (services centraux, directions régionales). En considérant, sur la base de notre échantillon de 106 lettres, que près des trois quarts des délations étaient signées, on peut estimer qu’au minimum 20 000 lettres de dénonciation sont parvenues au CGQJ sous l’Occupation. Cette estimation est minimale. Bien des délations figurent de manière subsidiaire dans les correspondances envoyées aux dirigeants du Commissariat. Les lettres reçues par Darquier de Pellepoix à sa nomination se découpent souvent en trois temps : félicitations ; propos généraux contre les juifs ; petite dénonciation… »
« Le Commissariat général aux Questions juives fut la principale instance d’accueil des lettres de dénonciations antisémites sous l’Occupation. Selon nos estimations, ses services auraient reçu, entre 1941 et 1944, un minimum de vingt mille délations, dont un quart d’anonymes. La plupart d’entre elles n’ont eu aucune suite, mais il est clair qu’une grande partie des crimes de la SEC a été la conséquence de dénonciations et que la politique de spoliation y a également eu massivement recours. »
La délation antisémite sous l’Occupation
Laurent Joly
Dans Vingtième Siècle. Revue d’histoire 2007/4 (n° 96), pages 137 à 149