Tout comme avec LINKY.
On nous parle de « compteur communicant » mais quelle
est sa différence avec un objet connecté ?
La différence est légale. Un objet connecté nécessite
l’autorisation du client. Y a-t-il une différence technique ? On peut en
douter.
L’opérateur peut donc récupérer des données personnelles au-delà
du compteur en interrogeant les objets connectés du logement : ordinateurs,
assistants (... home), volets roulants, chargeur de la voiture électrique,
chaudière, smart TV...
et on peut supposer que dans un avenir proche, tous les
appareils électriques comporteront une puce permettant de les identifier
(machine à laver, réfrigérateur, lave-vaisselle, four...).
Les articles que nous achetons sont déjà dotés de puces
RFID. Ainsi, les articles dans le réfrigérateur pourront être comptabilisés par
le réfrigérateur, les vêtements lavés seront comptabilisés ainsi que leur
fréquence de lavage... Il y a déjà l’exemple d’une chaîne de magasins d’articles de sport avec des bacs au niveau des caisses dans lesquels il suffit de déposer en vrac les articles achetés. Le même principe avec les supermarchés sans caissières qui « scannent » automatiquement les articles du caddy.
Les données récupérées par le compteur peuvent paraître insignifiantes pour le
particulier. Leur revente par l’opérateur est évaluée à 600 € par compteur.
Notre vie privée est déjà un commerce juteux et loin d’être
privée : cartes bancaires, cartes de fidélité, position géographique du mobile,
contenu des conversations, mails, navigation internet, possibilité de prise en
main à distance des micros et webcams...
La position de la CNIL est symbolique et elle est très loin
de protéger réellement les particuliers. Elle n’interdit pas, elle préconise...